‹ Lettres à Basile [microforme]Chapitre 9 sur 18 · RARE RES PERTE ET RE · texte numérisé non relu

RARE RES PERTE ET RE

avancé gratuit en disant que j'ai représenté Sa Grâce, Mgr. l’Archévêque de Quéhec comme nn .ami.particulier des libéraux; j'ai seulement fait ressortir le.contraste de votre conduite si intolérante avec la sienne qui est toute de conciliation. Mgr. de Québec n’ignore pas, lui, qu’il y a deux æspèces de libéralisme : le libéralisme religieux ‘qui.est condamné par l’encyclique Quantà curà, et le libéralisme purement politique dont les princi- -pes sont laissés à la libre discussion des hommes. Etudiez donc un peu, M. Basile, avant d'aborder les sujets que vous avez la prétention de traiter. ‘Ouvrez les grands auteurs de théologie, le cardimal Bellarmin, par exemple, et vous verrez la différence qu’ils font entre le pouvoir civil et le pouvoir ecclésiastique, dans leur origine et dans leurs

attributions :

“ D'où suit, dit Bellarmin, une double différence, entre la puissance politique et la puissance “ecclésiastique; lo. Différence du côté du sujet, puisque la puissance politique se trouve dans la mullitude, et la puissance ecclésiastique dans un ‘homme immédiatement comme dans son sujet; 20. Différence du côté de la cause, puisque la puissance politique, considérée généralement, est de droit divin, et en ‘particulier, du droit des gens. Tandis que la puissa.:ce ecclésiastique est de’‘toute

… … #4mère de droit divin, et émane ‘‘mmédiatement de

Dieu.” Est-ce assez clair, qu’en dites-vous ? Et puis, vous n'êtes pas plus véridique en disant que je m'abrite derrière l'Université-Laval. Non, M. Basile, vous vous trompez; seulement, j'honore ‘et vénère cette noble institution, tandis que votre école, elle, a déjà plus d’une fois essayé

de la mordre au talon. Ce n'est pas plus malin que cela. | a sit

, Quant à ce.qui est de m'abriter derrière Mgr. l’Archevêque, il n’y a pas de danger qu'on puisse vous reprocher d’en faire aütant, vous qui lui passez devant le nez, pour aller chercher, pour votre Hivre, des approbations épiscopales dans un autre diocèse. | À

Vous direz peut-être que votre pamphlet a été

imprimé à Montréal ; mais personne n'ignore qu'il a d’abord paru dans les journaux de Québec; et comme vous appartenez à ce diocèse, les lois du ‘bon sens comme celles du savoir-vivre, vous faisaient un devoir de vous adresser d’abord à Mgr, de Québec.

Comment n’avez-vous pas senti la grossière inconvenance que vous commettiez là! Ne savez" ‘vous pas que c’est un sanglant soufflet que vous avez donné ainsi à la face de votre Archevéque ! ‘Oh! je sais bien, moi, ce qui vous a empêché de ‘demander son approbation: c’est que vous savièz que vous ne l’obtiendriez pas. Ste ne dis pas vrai, ‘“prouvez-le én en publiant une. Je vous défie, en: ‘tendez-vous, je vous défie de l'obtenir !#

Et puis que signifie cette longue réclame que ‘vous venez de publier en faveur de l’œuvre ‘du père Monnot, quand vous savez que la prédication “de cétte œuvre jusqu'alors simplement tolerée

“dans le diocèse, vient d'être expressément suspen,

due par l'Archevêque? N'est-ce pas une ‘autre “preuve de votre esprit d’insubordination ?

‘Je veux bien croïre que cette œuvre est excel. ‘lente en elle-même, et que la permission de la

* M. Routhier n’a jamais répondu à ce défi,

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