‹ Lettres a David, sur le Salon de 1819Chapitre 21 sur 36 · DIX-NEUVIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

DIX-NEUVIÈME LETTRE

Paris, le i5 octobre 1819,

Mon CHER MAITRE ,

Gustave Wasa , après un règne glorieux de 4o ahs, Hersent, a pris la résolution de remettre son pouvoir et sa couronne à l’aîné de ses fils. ïl s’est transporté, pour la dernière fois , à l’assemblée des Etats,

Là, sous un dais de pourpre , son trône est élevé sur plusieurs degrés couverts de riches tapis. ïl est debout revêtu d’une tunique blanche brodée d’or. Un court manteau de velours doublé d’bermine est posé sur ses épaules ; sa tête vénérable est couverte d’une plume aussi blanche que ses cheveux et sa longue barbe.

Debout à sa droite , sur un degré plus bas , son fils aîné , le regard baissé , tient un globe d’or, symbole du pouvoir que vient de lui confier son père. Il est tête nue, sa barbe , ses cheveux bruns , annoncent l’âge mûr. Le plus jeune des deux fils du monarque est à sa gauche, sur le même degré que son frère.

Il soutient sur son épaule le bras de Gustave, qui porte encore le sceptre d’or ; sa tête , pleine d’expression, se tourne vers lui. C’est sur ces deux soutiens que s’appuie le roi pour descendre du trône ; il vient de prononcer l’adieu touchant qu’il fait à son peuple et lui donne sa bénédiction paternelle.

Près d’une table sur laquelle repose l’acte d’ab-

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