‹ Lettres `a des incroyantsChapitre 73 sur 78 · LETTRE XCVI · texte numérisé non relu

LETTRE XCVI

2 Août 190'.».

Comment te dire noire émoi ion, ma sœui' bien-aiméé, en recevant tout à l'heure ton mot rapide, mais qui renfermait tant de souf-

' Lettre écrite de Jougae. [Note de l'Editeur.)

frances'. Ta chère maman ne nous avait laissé dans sa dernière lettre aucun espoir et je ne t'avais pas écrit ces derniers jours, craignant de le faire en de trop douloureuses circonstances. Quel malheur affreux pour ton beaufrère, la pauvre mère et l'enfant si tôt privé de la tendresse maternelle ! Et loi , ma chérie , que tu as dû souffrir dans le présent et en revivant tant de douleurs passées ; mon cœur était près du tien, il y demeure en ces tristes jours et mes prières suivront la chère disparue et tous ceux qu'elle laisse dans le deuil. Tâche de te reposer dans quelques jours, car lu dois en avoir besoin. Dis à ton beau -frère, à Félix la part que nous prenons tous deux à leur cruelle épreuve. Je t'écrirai bientôt longuement et ne peux aujourd'hui que t'envoyer une pensée et te dire,^ ma bièn-aimée, mon immense tendresse.

Ta sœur,

Elisabeth.

' Madame Félix Le Danlec annonçait parce mol la niorl (le sa belle-sœur à la maladie de la(|uclle l'^lisabolh Leseur fail alliisioi) dans la lettre précédente, LiirruK XCV ,' {Note lie V Editeur ^

LF.TTHES. - TROISIÈME PARTIE 351

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