LETTRE ONZIÈME
LA RBlieiO!^ DU PASSÉ BT LA RBLMION DE L'AVBKiR.
M mars.
Quand je t'ai signalé le mandement de M. larchevèquede Paris, je-t'ai prévenu, mon bon Jacques, que cet avertissement ferme, élevé, véritablement chrétien, n'empêcherait peut-être pas l'entraînement aveugle qui conduit le clergé à sa ruine, et je t'ai dit que le prélat métropolitain serait renié par ses confrères , comme le Christ par saint Pierre, précisément parce que la résignation et le renoncement aux choses d^ici-
bas sont les vertus les plus difficiles^ les plus impraticables pour ceux qui jurent de les observer.
J'avais raison, et en dépit de la fureur des feuilles de sacristie qui me goupillonnaient à tour de bras, comme un damné, parce que je voulais protester au nom de la loi pure de l'Evangile, en dépit des jésuites et de leurs calomnies,^ mes prévisions se sont réalisées; tout ce que j^avais prédit est arrivé. Le pasteur a été maudit par ceux qu'il voulait sauver et ramener aux vrais sentiers du Calvaire.
La politique y cette infernale tentatrice, a mis le fiel et l'amertume sur des lèvres d'où ne devaient tomber que des paroles de paix et d'amour ; la rage des partis, la misérable et vulgaire ambition des affaires a soulevé des cœurs que la sainte rosée du mandement de l'archevêque devait à jamais apaiser et adoucir»
A l'heure périlleuse où le clergé ne peut se sauver que par une immolation sincère de ses rancunes, de ses préjugés, de ses prétentions; à l'heure où le Christ se détache de sa croix, et où il serait besoin d'un exemple de charité chrétienne, de piété évangélique, pour le reçlouer et l'enraciner dans le roc ; à Theure
enfin où le yicaire de Jésus^ hier, roi détrftiié «t chassé, ne doit songer aujourd'hui qu'à se faire par» donner sa restauration due à des mains violentes et étrangères , à cette heure critique et décisive , il se trouve des insensés, des ambitieux assez emportés par la fougue de leurs désirs pour revendiquer baote» ment des droits auxqueb le Christ a renoncé en leur nom , il se trouve des prêtres anarchiques pour soûle* ver Tétendard de la discorde dans un camp qui devrait donner à tous l'exemple de la paix et de la fraternité.
Quand l'esprit moderne, avec la pointe enftomniée du paradoxe, entame la cuirasse ébrècbée du Christianisme, au lieu de songer à retremper dans l'ador des vertus, à revêtir du diamant invincible de la vérité, cette armure qui craque et s'en va en pièces, un prêtre, un prélat, commet le sacrilège de chicaner sur des incompatibilités électorales^ et de réclamer . son droit d'aînesse dans le but visible et uuiqne de réchanger contre le plat de lentillei de la Royauté I
Âh ! ces hommes sont fous, et nous deTOQi ttrtt mon bon Jacques, chrétiens plus qu'eux et malgré eux, pour les sauver. Si le doute eût jamais besoin d'une arme ^ la voici I Si les hommes qu'QU aoeuse toujaw»
de rêver Tanarchie ont besoin de se justifier ; voila leur justification!
Eh bien! non; soyons plus grands que ces misérables vendeurs du temple ! Soyons plus qu'eux, des apôtres du Christ; rejetons le fouet dont nous pourrions les déchirer ; jetons un voile sur cette nudité, ou plutôt, si le scandale arrive, s'il a eu lieu, sachons ne nous en servir que pour fortifier la défense de la justice et de la vérité, et ne l'exploitons pas au profit du trouble, du désordre.
M. l'évoque de Chartres a répondu au généreux mandement de M . l'archevêque de Paris : la religion étroite, mesquine, intrigante, intolérante, a protesté contre la religion véritablement libérale, évangélique; ne profitons de cette attaque insensée que pour consolider celle-ci. La religion du passé n'a pas eu le bon esprit, la pudeur de se taire ; que la religion de Tavenir trouve une occasion de triomphe dans cette attaque inouïe, odieuse, et soyons des ouailles de Parcfaevéque de Paris, conti*e les ouaSles de Tévèque dte Chartres.
L'avenir est gros de réformes religieuses, mais il scMit imprudent de les réclamer sans un pkui par-
foitement convenal et adopté. Contentons-nous donc d'm appeler aux principes chrétiens et de revendiquer les préceptes de l'ETangile contre ces ambitieux qui les oublient et les dénaturent.
On entend dire souvent que la religion est menacée par la révolution. Je le crois très-sincèrement; mais qui donc Ta fait intervenir dans le débat? Qui donc a créé ce danger? Quand les bras nus de Février plantaient des arbres de la liberté^ et les faisaient bénir par des prêtres, est-ce que la religion était mise en péril? Quand, au milieu de la bataille, le Christ allait triomphant des Tuileries à St-Roch, est-ce que l'on songeait à Tinsulter?
Oui, je le crois, la religion telle que la comprend M. Févèque de Chartres, cette religion qui a poussé nos soldats sur le chemin de Rome, qui s'empare de renseignement et vise à la domination, cette religion gothique est menacée; mais celle de Tarchevèque de Paria, la religion sublime qui ne songe qu'au sacrifice, qu'au dévouement , cette religion de préceptes divins n*est pas menacée et ne saurait Tètre par la suite, que si des imprudents comme M. Vévèque de Chartres continuaient leurs réclamations maladroites, impopulaires, impies.
Tu te rappelles le langage apostolique de M. Sibour, de cet homme digue de s'asseoir sur ua siège ensanglanté par un martyr. Tu as applaudi comme moi à cette profession d une foi nouvelle ou plut6t antique; écoute maintenant la parole froide, acerbe, impitoyable de M. Clauzel de Montais.
11 commence par déclarer qu*i7 a iié eambli dê$ marques de confiance et d'amitié qu'il a reçuu d^ la pari de monseigneur Varehevéque de Paris^ et qu'il lui doit un attachement aussi inniolable que vrai. Sa cooduite, il le prévoit» sera considérée comme extraordinaire, mais nous sommes dans un temps où on voit tant de choses extraordinaires, qu'une de plus passera dans le nombre.
Et après ce petit adoucissement aux scrupules de sa conscience, M. Tévèque de Chartres revêt Tarmure et entre en campagne, prêt à pourfendre tous ces pleurnicheurs qui perdent leur temps à bander des plaies, à rêver des adoucissements aux douleurs populaires, pendant qu'il y a des places à conquérir, des honneurs à réclamer, des positions à usurper.
M. larchevôque de Paris posait un principe qui paraissait assez vraisemblable. La religion, se devant à
tous, doit se garer des exclasions de partis, des préfé« rences politiques. Elle desceod, cpiand elle prend an autre drapeau que les linceuls du calvaire, et elle ne doit considérer la terre que comme le fumier du ciel, et non pas comme un paradis, où tous les fruits lui sont bons à cueillir.
Cette maxime pouvait être chétienne , mais elle n'était pas consolante, et M. Tévèque de Chartres la répudie bel et bien. Ce qu'il faut avant tout au clergé, ce sont les positions, les honneurs, c'est la direction des gouvernements. 11 excommunie quiconque n^est pas prêt à prendre la route de Rheims pour le sacre d'un nouveau roi :
(( Pendant quinze cents ans, dit-il, la France a été « tranquille et florissante. Point de ces révolutions « destructives et cruelles qui ravagent nos belles coure trées depuis soixante années. »
Tu le vois, Jacques, il te faut reprendre le collier de vasselage! La révolution de 1789 fut une hérésie; les prôtres qui, dans cette fameuse nuit, immolèrent les premiers leurs privilèges, leurs bénéfices, furent des infidèles. La Liberté? vain mot! VEgalité? tromperie ! la Fraternité? sottise ! Commander et rançonner,
Toilà le drmt des forts^ c*e8t-à-dire dePEglise et des nobles; obéir et payer, voilà l'obligation du pauvre.
Je n^exagère pas, écoute plutôt :
« Mais, dit-on, comment expliquer cette inégalité mystérieuse dont on se scandalise tant aujourd'hui, et qui s'est toujours montrée entre les riches et les pauvres? Pourquoi n« pas laisser du moins tomber sur les indigents quelques rayons de ce soleil qui donne à tous V aisance et le bier^itre? déclamation artificieuse et HYPOCRITE qui, sous des paroles flatteuses, couvre des projets sinistres et détestables, propres à tout confondre, à tout perdre, que dis-je ? à multiplier les maux qui soulèvent l'orgueil contre la Providence. Depuis l'origine du monde, des hommes plus sensibles et plus éclairés que vous, qui vous parez d'une humanité simulée, ont reconnu ce désordre apparent et n'ont pu le réformer. Pourquoi ? Parce que cela est impossible. Oui, cet état de choses est V œuvre de la sagesse éternelle: il faut la justifier. >i
Si jamais paroles impies sortirent d^une bouche de prêtre, ce sont celles-là. Quoi ! la sollicitude paternelle de Tarchevèque de Paris pour les pauvres n'était fii'une déckmation artificieuse et hypocrite. Quoi ! M.
Sibour excitait lu déprédatiam» U$ raptiMf , ainsi que le dit M. Clauzely quand il écrivait ces paroles :
« Ed repoussant certaines calomnies répandues de « nos jours contre TEglise de Dieu, accusée de s'op- « poser à tout ce qui peut améliorer le sort des mal- « heureux, le concile nous reconcilie avec les &mes « grandes et généreuses qui compatissent aux roi- « sères de leurs semblables, et il nous trace en « même temps la ligne que nous devons tenir si nous « voulons, comme le divin Sauveur, pour l'honneur « de notre ministère et pour le salut des peuples, (( nous faire suivre jusque dans le désert de cette « multitude tant de fois et si tendrement bénie par le « fils de Dieu »
Prétendre que la sagesse élernelle a relégué les misérables sous le pied des grands comme leur litière, et qu on perd son temps à essayer leur rédemption de la pauvreté, ce serait là un blasphème contre Thuma* nité, si ce n^était déjà un crime contre la religion !
Poursuivant rexposition de son implacable théorie, M. r inquisiteur de. Chartres déclare qu'on se trompe beaucoup quand on plaint les pauvres. Les malheureux, selon lui, ce sont les riches qui ont des
passions ; le misérable que la souffrance aiguillonne, est beaucoup plus yertueux, par conséquent la conscience doit lui suffire. On ne dit pas si la conscience du pauvre doit donner du pain à sa femme et à ses enfants. La mendicité est toujours là pour les cas difficiles.
(( Quant au pauvre donê rien ne réprime ou n' arrête « lee passioM , ajoute le prélat , c^est , j'en conviens , « le plus malheureux des mortels^ mais il n'a le droit « d'en accuser personne. »
Ainsi, l'ignorance est le crime du malheureux. Ainsi les passions que l'éducation peut et doit corriger doivent lui être imputées à lui seul. Si dans son dénûment il désespère et attente à sa vie par Tabrutissement ou par le suicide, qu'il soit maudit, damné!
Cette charmante et évangélique exposition de doctrine me rappelle une préface que j'ai lue en tête d'un petit livre publié en 1514 par ordre de Léon X, et intitulé Taxes de la Chatkcellerie apostolique. Dans ce délicieux recueil où sont tarifés tous les péchés, où l'on indique le prix qu'il faut donner pour chacun d'eux, où Von trouve par exemple qu^un simple prêtre qui en tue un autre, ne pourra recevoir Tabsolu^
tion qu'après avoir payé 1 3 7 liv. 6 sols, et que le meurtre d'un évèque et d'un abbé, par un laïque, coûte moins cher, c'est-à-dire, pour le premier 1 3 1 livres 14 sols 6 deniers, et, pour le second 24 livres seulement, dans ce fameux recueil, qui fut un des premiers prétextes de la Réforme, on lit ; « Observez que ces faut veurs et dispenses ne s'aecordeni point aux pauvres,
€ PARCE qu'ils ne SONT RIEN, et Qu'iLS NE PEUVENT « ÊTRE CONSOLES, (l)
Les pauvres n€ sont rien! Entends-tu cela, Jacques, et le Christ traînant après lui ces déshérités qu'il consolait, qu'il enseignait, qu'il nourissait, serait chassé maintenant par ces ministres infidèles qui ont tarifé autrefois le pardon du ciel, et qui se cramponnent aujourd'hui aux bénéfices de la terre !
M. Sibour, interdisant absolument la politique à ses prêtres, leur expliquait comment tous les gouvernements qui remplissent leurs devoirs doivent imposer le respectât la soumission. M. Glauzel se rit de cette théorie. Un seul gouvernement, selon lui, est bon, et
(1) Et BoU diligeatcr quod hujttsa<kU graii» et ditpcimtio« Des non conceduntur pauperibus, quia non sunt, idéo non pos- •uni toMDiari... (Taxarom canceUaritt apostollcae, PaHtih, 1545, M. 1300
loin de s'isoler de la politique, le clergé doit au ocmtraire s'y jeter à corps perdu. L'archevêque de Paris blâmait le zèle inconsidéré des soi-disant journaux religieux, Tévèque de Chartres le loue très-fort, et déclare que, lors même que ceux-ci mêleraient à.leors polémiques du erreurs légèren et iom vmin^ on devrait les remercier et les couronner.
O Escobar! ce sont là de tes doctrines! les Jésuites n'en professaient pas d'autres. « Faites ce que « votre conscience vous dictera, écrivait Antoine Coê- <c niai. Si vous croyez, par une erreur invincible,
i< qu'il vous est ordonné de mentir, mentez et,
« probablement pourvu que vous soyez pur d'ail- « leurs, Jésus-Christ pourra vous dire : Venez le béni « de mon père, parce que vous avez menti et blasa phêmé, croyant que je vous ordonnais de blasphê- « mer et de mentir. »
Ainsi, quand à Troyes, le journal du goupillon écrivait qu'on avait volé des manteaux au bal ,du ministre de rinstruction publique, et que ce vol pouvait fort bien avoir été commis par des instituteurs vindicatife, rhonnête et pieuse feuille mêlait, dans l'intérêt de la sainte cause, des erreurs à la vérité. C'est cette toa-
chaote polémique c|ue Pon veut Toir continuer au profit de l'Eglise !
S'expliqoant sur l'aptitude du elergé, pour les etfaires publiques, M. Clanzel dit :
(* Il est imposMble que le clergé, qui compté au*- « jourdliai quarante mille membres, ne renferme pas « quelques prêtres nés avec un esprit ferme et péné- « trant» émimmmmt propre ùmx grondée offaire$.
« Cest la remarque du cardinal de Richelieui dans « son Te$tammi politique^ et le prince de Talleyrand « a prononcé, peu de temps avant sa mort, dans c TAcadémie des sciences morales, un discours où « il prouvait que les études ecclésiastiques condnic< sent ceux qui s'y livrent aux saines notions de la « politique et à TinteUigence des maximes d^Etat. »
Ne trouves4u pas étrange, mon ami Jacques, que ce soit précisément l'exemple des {Nrdtres qui n'ont pu travailler aux affaires pcriitiques qu'en trahissant leur devoir de prêtre, qu'on aille chercher? Ainsi, Richelieu, TEminence rouge, cet homme qui disait : « Je (' renverse tout, je fauche tout et ensuite je couvre « tout de ma robe rouge I » Cet homme cruel et eau*
telittx et M * de TaHeyrand, cet apoetat» ce traître i son pays et à son Dieu^ ce type de la corruirtiQii» de la dissimulation effrontée et implacable, voilà l'autorité da M. réYdcpie de CbartiM ! Voilà tea panrain» avec lesquels il pose sa caadidatw^ au ntfnjurtWQ! Quel ministère? Celui de Tabbé Fleury? Celui de labbé Dubois?
If. IVoheYdque de Pariii recommandait aux prêtres l'amour de la patrie; M. Tévéque de Cbartr^ dit qu'il n^y a pas de patrie, là où il y a diversité d'opinions. La patrie? eUe était autrefois avec les rois à Versailles, aveo lea prinoea émigrés à Coblents ; elle ue saurait être en FraMe quavec M de Cl^imbord. Sans a^expliquer ausei cat^oriquemeat, M. Clauael estau motna aaiM explmfce pour que eette conclusion soit tirée sans effort de ses parolaft.
Que te dirais-je enfin, mon bon Jacques? Tout ce ^landemeat n'est qu'une réfi;itatiao de Vél^ueate et i^oatoliqw hwoiéUe de M. Sibour. C'est Wréelamation aigpe et i(Qp^eu0e du vieux oatbolicisifie oQble et despotique contre la religion démocratique de Ta^ve^ nir. Au risqua d'éveiller le sceAdale, au risque de eempromettre les affairea de la reUgion qui ne ptHvest a'artaogef que pu la douceur^ roaUi» le
renoncement» au râqoe de soseiter rineolteeotitre le seul homioe capable eu France de ifendre an dergé le prertige perdu par aa faute) au risque d'armer leao» pbiame et de Miscîter lee paeaioni, f éTèqne intolécant a ^t cette é|âie tout à b foie deueereuee et bra^ taie, qui est la revendîMtâon de Feipril inquiiitorial, e^TaUsiinty Mdunf, contre Te^Nrlt toUnurt, huma* oîtaire dea tempe modemea»
Ce mandement, qui ose accuser M. Sibour d'woir favorite In des$eini de ceux qui ne rivent que carnage^ exierminatiane et malheure, serait au contraire Parme la plus terrible, donnée aux démolisseurs, si le clergé ne se hâtait de désavouer, de condamner ce langage impie, si Téglise de France ne repoussait la solidarité de ces passions sauvages^ de ces préjugés gothiques, de cette ambition mauvaise.
u La plaie est profoiidÉi » e'éerîe le prto dé Cbiurtrea. Oui elle eet ptfofonde I mak o'eet voue qui L'avez^ fait€^ e eii vom qui reovenime^y et elle ne peut être guérie qoe par dee maîM délicate» et pores, e( ces mains là né sont pas ediee qui se mêlent aux tri« potages humains, au maniement des rouages plus que auq^esta de U vieille polîtkpiei^
« Prémunissez-vous contre les lâches terreurs , » dit en terminant le prélat. Prémunissez-vous contre les orgueilleuses tentations ! dirons-nous au clergé. Votre part reste belle puisque c'est celle de l'avenir des âmes et de l'humanité. Mais hâtez-vous, hâtezvous de quitter la place publique, où le sol se détrempe et rejaillit sur vos robes en taches de boue ! Hâtez-vous de rentrer dans ce milieu paisible où Thomme ira toujours chercher la paix et les consolations divines pour les déceptions terrestres ; mais où il n'aime pas à trouver les frivoles calculs, les mesquines préoccupations, les sottes ambitions, qui tous les jours lui font faire fausse rouie à lui-même.
M. Tarchevèque de Paris a déféré au prochain concile le mandement de M. Tévêque de Chartres son suffragant» comme irrévérencieux» comme calomnieux, comme excitant à la désobéissance. Le concile, je Tespère, donnera raison à la cause de la tolérance, de la liberté, de la justice, contre Tintolérance, le despotisme et la barbarie ! Le pasteur véritablement chrétien verra sa morale évangélique consacrée par ses Pairs! Sans cela, ce serait véritablement alors à désespérer de la religion !
Sur ce point, Jacques, tu penses comme moi, et si
lu n'aimes pas les goupillons, à plus forte raison les délestes-tu, quand ils veuleol s emmancfier daiiâ les poignées des vieux sceptres brisés*