LETTRE QUINZIÈME
L'ANTAGONISIE SOCIAL.
rauutu fa&th.
Je Vai dit, mon bon Jacques, dans ma demiète lettre, qne la sootété actuelle reposait sur la haine, et virait par l'antagonisme. Je Vai dit que ce mautaia {principe n'était autre chose que Tamour de Vargent substitué à l'amour du bien. Je t'ai dit que notre es-* pérance et nos efforts avaient pour but, tout en respec* tant profondément les droits acquis, d'introduire par la force des institutiotis le sentiment moral, la passion du bien et du beau dans ces cœurs stérilisés par la cor-
ruptioo des gouvernements monarchiques et par la fièvre des appétits matériek.
Quoi que rien au mande ne me semible plus clair, plus évident que ces idées, j'ai4>esain, cependant, d'y revenir; je ne veux pas laisser l'ombre d'un passage au doute; je ne veux pas que tu puisses hésiter et te demander si je n'exagère pas. Voyons ensemble! Examinons la vérité, telle qu'elle s'agite, au-dessous, à côté et au-dessus de toL
Je prends ton voisin, Touvrier de fabrique, le pâle et famélique artisan, moins fort, moins heureux que toi, moins ^oué d'une âme juste et patiente. 11 use ses nuits et ses jours au travail, c'est une lutte implacable et ardente; mais dans cçtije r,v^e et incessante escalade, quel est son rave, son souci, sa préoccupation ? Après 1^ ^^itime et sainte appréhension dela.mii^repour sa famille, n'a-tril pas 1. orgueilleuse pensée d'arriver un jour à un de ces relais oi^ il pourra, d'abord et surtout, jouir du bonheur d'écraser bcs voisins» ses rivaux, par ses succès? A qôté du sentiment de son devoir, n'y a-t-il paQ en lui une colère sourde contre son patron, contre son msdtre, colère aigrie encore par Tin* fatuation des parvenus, par les calomnies, par les dédafAs des échappés de la misère?
Qui doQc a mi» ces bumitem seDltmeata au cœur de rartisao? Qui donc les eoti^tient, les échauffe? Les républicains! direz-vous, les démocrates! Oh! non^ et si dans tout partie à Tarrière-queue, dans ces derniers rangs qui appartiennent confusément à la police et à la canaille , si, dans les flots impurs que Técume rejetée fait derrière les vaisseaux, il m trouve des fous, des «isensés^ des bandits qui veuillent la guerre et le pillage , les républicains, en posant TEga- I.ITÉ et la FaAXBRNiTé pour bases de leurs principes, ^mrent le milieu dans lequel vit l'artisan^ et en lui donnant la juste dignité de sa valeur comme honune, de ses droits comme citoyen, le réhabilitent, le relèventy le satisfont, rétablissent par son cœur et par son travail au niveau^de tous; si bien que la haine lui devient un chaîne pesante et qu'il se considérerait comme un sacrilège d'en vouloir a ceux qui ne sont pas plus que lui, et dont il peut faire justice par le scrutin.
Voilà l'influence des idées démocratiques sainement appliquées* Quelle était l'influence des idées monarchiques? Le peuple des derniers échelons, Tarlisan dé* goeqillé n'était rien et ne devait rien être. C'était ce que M. Thiers a insolemment appelé la vile muUiiude ; on ne lui laissait d'autre droit que celui de payer
Timpôt et d'acheter chèrement lair qo'il rmpire. On le refoulait, on Tacculait daas les bae^fotidB, on lui disait incessamment : ^^ « Travaille! travaille ! donoe^ c nous tes fils pour qu'ils se battent à notre place à la « frontière ! donne-nous tes filles pour nos débauches ! « L'armée, laprostitution^l'hôpital^ voilà trois termeè c auxquels tes enfants et toi vous arriverez. Si tu te (r plains de ton sort, il y a par là bas, dans des églises, « où nous autresybeaux esprits, nous n'entrons jamais, » il y a un Dieu qu'on te fait voir au milieu de Tor et u de l'encens. Ce Dieu te consolera, te prêchera la ré* <c sif^ation. La religion est faite pour toi ! nous autres, « nous nous en passons! Mais si par malheur, tu vouc< lais sortir de ces régions qui sont ton domame, si « tu étais assez insolent pour vouloir réclamer quelce que chose, alors, nous te jetterions à la porte de « nos ateliers^ et nous t'empêcherions d'y rentrer en «. armant lios fusils !» . .
Voilà ce que disaient les monarchies! Etonnezvous alors que ce peuple ait eu des grondements terribles, d'effroyables colères, et dites^^nous si les répablioains, en répandant légalité, en propageant la fra- TBRNiTE, n'apportent pas des gages sérieux de pacification dans ces régions infernales ! Dites-nous de quel côté est la garantie de l'ordre et du repos ! Vous com-
prÎHieE^ TOUS attaquez, voa» aigrissei. Noob coiuo* Ions, fions instruiBons, nous sidistitiio&B le dérou^ ment an âeepotieme. En posant le soin de s'enrichtr, de gagner de rargeot, comme le seul, 4M>mme le plus précieux souci de rhumanité, tous faites de l'artiBan une meule qui doit moudre sans crier, et qui n'a besoin ni de droits politiques, ni de sympathies. Hélas I quelquefois, à force de moudre, la meule s'échauffait et prenmt feu, l'incendie dévorait l'usine!
Les Indiens disaient que Brahma avait formé qo»* trerégions humaines. Le prêtre était sorti de la bouche de Dieu ; le guerrier de son bras ; le commerçant de sa cuisse, et larttsan de son pied ! Pauvre artisan ! de quoi te plaignais-tu alors, si Ton t'écrasait! Le christianisme dérangea cette organisation et fit du prolétaire la bouche et le Verbe de Dieu. Mais, depuis, on a changé tout cela, et au mépris des lois évangé«> Uques, l'artisan est redescendu au niveau que Brahma lui avait assené !
Je t'ai cité un jour les paroles sacrilèges consignées dans un livre où sont taxés les péchés que TEglise peut remettre, moyennant rançon, et tu te rappelles qu'il est dit, dans ce singulier opuscule, que, le pauvre n'Hani rùm^ ne peut racheter ses péchés. C'était
bien là la loi féodale, dont raristocratie ftoancitee a hérité : on refusait aux pauvres le droit de s'offeoser des iusultes, et le code ehevalerescpie déclarait que les vilaim n'avaient poi d'honneur. Tout cela est-il sérieusement changé ? Non ; et si le prolétaire se ré»gnait quand il sentait au-dessus de lui Une aristocratie qu'il pouvait croire, dans son ignorance, de droit divin, il souffre plus impatiemment aujourd'hui la domination de cette aristocratie de boutique, sans prestige, sans gloirei sans génie, ne dominant que par la seule raison des écus.
Au-dessus de ce prolétaire infime, gangrené par la jalousie, toujours prêt à railler le riche qu'on insulte, qu'on diffame, qu'on traîne dans la boue, il y a Touvrier plus aisé, plus favorisé du sort, mais, par conséquent, plus implacable dans son ambition, dans sa jalousie, dans sa haine. L'homme qui n'a plus que quelques pas à faire pour arriver, qui peut être un jour un bon bourgeois, qui peut avoir aussi, comme son patron, un fils avocat, et humilier à son tour, avec son bel habit, la blouse qu'il a trop long-temps portée, celui-là est plus furieux, plus féroce, et se sentira moins disposé à céder. Il en veut à ceux qui sont au-dessus de lui, et il ne pardonnera jamais à ceux qui sont au-dessous, et dont il sent les tiraille-
mentoy 4ont il redoute les envahissemeats, les secousses, les ambitions désespérées.
La haine monte ayec l'homme tel que la société monarchique la fait. Le rêve, l'idéal de l'ouvrier émancipé définitivement de la misère, c'est d^écraser, sinon par lui-même, au mpins par son fils, par ttm héritier,!^ bourgeoisie qui Ta si long-temps dédaigné, conspué. Il se privera, se tuera, pour donner à ce fils heureux une éducation incomplète, superficielle, qui autorise ce vengeur des prolétaires à franchir quelques salcms, à se prélasser au milieu de quelques benêts en gants jaunes. L'artisan se résignera aux plus cruelles privations pour voir de l'antichambre cet enfant de son ambition passer fier, an milieu des anciens maîtres de son père ; il consentira à être renié par ce jeune orgueilleux, pourvu que ce vainqueur soit bien insolent, bien dominateur à son tour.
Il y a autant de colère, tout au fond du cœur que d'amour paternel dans cette sollicitude de l'artisan pour son fils, et Tenfant qui ne se trompe pas à ces calculs devient égoïste, ingrat, sceptique. Appelé i composer cette bourgeoisie qui peut aspirer à tous les honneurs, à tous les empl<H8, il n'oubliera pas que la première condition de succès c'est la fortune, et il se jettera
comme les autres à cette curée de l'argent qui est la clef de toutes les avenues.
Le bourgeois, fils décrassé d'un artisao, affectera des airs dédaigneux, hautains ; esprit frelaté, il rougira des mains rudes et calleuses qui Tont béni au sortir du collège, et dans lesquelles il lui faudrait placer sa main blanche et gwtée^ Avocat, notaire, commerçant, il se bouchera le nez en passant devant Téchoppe ou le taudis où son père a célébré son baptême.
Cette bourgeoisie ainsi composée n^auira qu'un amour, celui d'elle-même; qu'une passion, celle de l'argent, avec lequel on a la puissance et les honneurs. Ne lui demande, Jacques, ni hércûisme ni dévouement; elle rit de nos prétentions qu'elle traite d'utopies. En littérature, elle aime les choses gaillardes et grivoises ; sa philosophie est épicurienne ; elle mesure son estime au crédit, et la devise au nom dé laquelle elle a vaincu et espère vaincre encore, est celle-ci : — Enrichissons-nous I
Du reste, elle est libérale par boutades, quand elle prat, de cette façon, humiUer et tourmenter une aristocratie de race et d'éducation, qu'elle a renvenée nnûs qu'elle n'a pas encore assez domptée. Elle fait de
ropposition par calcul et orie voiontien : Vive Ut Réforme ! quand elle espère, en dirigeant les mouvements populaires, se hausser encore un peu, se faire un marcbe-pied des émeutes. Féroce quand elle a peur^ elle règne par ce dilemme : le plomb ou l'argent, le fusil ou la bourse.
C'est elle qui a profité de la Révolution de 1830| et, qui, sans foi, sans croyance, a assisté au pillage des églises, au renversement des croix ; c'est elle qui, pendant dix-huit ans, a vendu l'honneur de la France à tous les pays, et a amené cette révolution du dégoût, qu'dle n'a pas comprise, et qu'elle a laissé faire avec autant d'inintelligence qu'elle en met aujourd'hui à vouloir la supprimer.
Voilà la bourgeoisie sceptique, immorale, matérialiste, que les privilèges d'argent ont constituée. Voilà la société telle qu'elle existe sous l'empire des préjugés monarchiques. Voilà ce qu'on nous prescrit de respecter, ce qu'on nous défend de moraliser et de convertir. Puis, au-dessus, et çà et là, comme des débris de naufrage poussés par l'Océan qui monte, quelques blasons dépeints, quelques vieux noms gothiques, Oubliés, perdus, attestant fièrement les ancians drcHts féodaux abandonnés. Voilà la société
moderne ! De la base au sommet : jalousie, nyatité, antagonisme ; Targent servant de thermomètre moral et toute ractivité humaine tendue à un seul bat : arriver malgré ses voisins, malgré ses rivaux !
Ai-je exagéré en rien le tableau, mon bon Jaeques? Pose la main sur ton cœur, interroge celui de ton voisin ; rappelle-toi ces guerres ardentes, ces concurrences implacables, ces calomnies sanguinaires qui suivent Thomme dans le commerce, dans les arts, dans la politique ; vois les journaux attelés auiL chars des partis et ne sachant qu'éeumer, que vomir la flamme et le poison, au lieu de recommander l'union, la concorde, les sacrifices réciproques. Demande*toi si c'est la fraternité qui a mis ces tisons aux flancs de l'humanité, et si nous excitons plus nos concitoyens, en leur disant de s'aimer, de se soutenir, de se protéger» de se déclarer égaux et frères , que quand on les parque , que quand on les oppose les uns aux autres, et que quand on ne fait servir leurs ri« chesises et leur intelligence qu'à Texploitation et au despotisme des uns envers les autres.
Rousseau a dit : a L'argent qu'on possède est celui de la liberté; celui qu'on pourchasse est celui de la servitude. » Or, comme notre génération n'en
p^urehoêst jamais assez j à son gré , die prolonge une seirvtttide YoloAtâire dont un pea de raison, de (mtieilice, delicMine foi, raffiranchirait.
Totrtefà lë^'fiilis'qoé je fë ùHë ttne aulMité, un etèin^f' pie, f ai bien soin dé l6 prendre dans une catégorie qui ne soit pas suspecte de socialisme. Or, voici ce qu'écrivait dans son livre de la Démocratie m Amé" riqnei M. de Tocqueville : Il disait que, quand à Taristocratie de naissance \ succède l'aristocratie d'ar-* gent, il arrive ceci : k Les privilèges ^e quelques-uns (f sont encore ^rès-grands, mais la possibilité de les ce acquérir elfl' ouverte à ^tous; d'où il suit que cenic d qui les possèdent sont préoccupés sans «cesse par (a « crainte de les perdre ou de les voir partager. Et a ceux qui ne les ont pas edcore veulent, à tout prix, € lesposséde^^ loiu, sUls ne peiivent y réussir, le pa- « raitré/ éé qui n*e^t point' impossible. Gomme la «r valeur socSalè' des homnies n^est plus fixée d'une < manière ostensible et t>€frmanente par le satig, et « qu'elle varie à l infini, suivant la richesse, les^atlgs (f existent toujours, mais on ne voit pas clairement et « du p^émîer coup-d'œil ceux qui les occupent.
c( 11 s établit aussitôt une guerre sourde entre tous « leà citoyens; les uns i^eiïorcent par mille artillces
fS
cde pénétrer en réalité ou en apparence parmi c ceux qoi sont au-dessqs d'eux; les autres combatif tent sans cesse pour repousser ces usurpateurs de « leurs droits, ou plutôt le même homme fait les deux n chosesi et taadis qu'il cherche à s'introduire dans la (i sphère supérieure, il Ifitte sans relâche contre Teffort c(.qui vient d'en bas. >;
~ N'est-ce pas là, mon ami Jacques, ce que j'ai essayé de te prouyer, et en signalant ce mal, M* de Toequeville entend-il dire plus que nous qu'il faille {ûUer les richest abolir par le vol ce que le temps ^ul et les institutions sagement appliquées peuvent réformer, transformer ?
Dans son fameux rapport sur la célébration du dimanche, M. de Montalembert, le grand ennemi de^ sûicialiâtesé s'écriait ; m Nous avons substitué la reli- « gion du gain, le culte de l'argent et la divinité de < la matière à la viailjbd foi d# Glovis et de Jeaane n d'Arc. »
Voilà ce qu'avoue, dans un intérêt qui n^est pas le même, un de nos ennemis. Disons-nous autre chose? Mais à qui la faute si cet état effrayant existe? A qui la faute si la bourgeoisie est égoïste» si
le peuple est jaloux ? Sout-ce les républicains qui sont responsables de cette situation? Estrce la Répu^ blique qui a été témoin des scandaleux trafics pour tasqoek des ministres de la monarohie ont étéflétris? Eat-ee la RqpoUlque qui a^ pendant dix*h«ît aas^ ftra(» ifoé desoooscîenees, et payé des ▼otes à 1* Assemblée etaillemra?
Ce que nous voulons, c'est qu'on ne se cramponne' plus à ces passions, à ces préjugés qui perdraient la so* ciété. Ce que nous voulons, c'est que le principe de la solidarité humaine soit substitué partout à l'égoïsmep Prétendons-nous réformer du jour au lendemain avec quelques formules et un système quelconque cette vieille organisation ?
> . £n aueune façon. Nous faisons la part des hià hlmpes homiainefl. Noua savoas qu'il faut du tenspa pour déraciner Terreur. Nous ne demandons rien de rapide, parce que nous voulons que tout soît dnrafolai Nous savons que noto ne sommes ni meilleurs, qi plua purs que les aufres; maïs pleins de confiance du»; notre cause, nous voulons lentement, successivement, par des améliorations réelles, bien graduées^ bien discutéçs, cautériser peu à peu^ette gangrène^ et redqri-*
ner une vie tibre, forte, virile à ce vieux 6orps qoî se décompose. AtrîèreleBehariataiis! Anrière les entêtés!
. La yétké, Tavenir sont aàx* lieiniHeB de ^tbnoe-et èeboBaaviibabé. Sasis doute,' 010» paayrç iaeques, il y âore^teAjéiirB'dM rkhesi fsmstdoatev^a^'réptfrtîti^ absolument égale des fortunes serait la mortymais qit» songe sérieusement à niveler tout? Yeut-on raser le globe et lui enlever ses excroissances ? Non, il y a des inégalités physiques, matérielles qu'il faut laisser; mais nous voulons que Fégalité soit admise et. règne souverainemeùt dans les consciences? Sommes-nous donc de bien farouches niveleurs ? Avons-nous besoin de la violence plutôt que de l'étude et de la per* suasion ? ,
tJn jour, il m'est arrivé de te citer les Chinois, et à ee prôpôs/^n imalittiaMèetà^ qtr^'hyttvait qiiNin préfet dég(MMhé'quîfM<«;apabte^ K^rd^ttu^iConfo^ oins. >Au rieKpKT'did'dentinfir^^delimi^èalui^ à WMe
mërvvilkteesUp^ofnlik)!!^^ è^ >la« calomnie
eeloi quine s^diittteiguèi^S'de la e^4iabMWiM qfer^oti lui prètCj'jeYèkiî te^bitei»' encore le philMopliè diifiois :
- (( Un prince, dit Cdtifucitfs,- doit avant tout, veiller ce attentivement sur son principe rationnel et moral. ..
4 T»ailirl6gàr«BeBtbbimfMdaiMBlt^ « «jpejTitiaMrf ti mM$X et bife haMeoi^) de eaade c raoeetMikeet dea mlMMe^^'^rf firwritr Immiii^ M mml$' im pe^ph H VêouAur par. V^xumph m mI «I
Ce <pie lo pbiloiOi^ elûnoîe ditd^s prtneWyjDop» le disons, nous antres, de tous le$<f^f6n$ementt.]lfcKralisez, prèehez d'exemple^ et tous aurez le droit de #r4g^ieft iM0ses4:Â Yuéimmê de r«rgBBt; sidiftituez rkiflueBoe de l'amoiir» et quand y^w^oudrei TOUS attacher les emndri, éteindre les ressentiments ' qui soulèyént leOrs poitrines, et que. vous redoutez, ne venez pas» bèteneat» comme m l'a bit iei, leur offrir da; l'argest ; ear il. arriTera; cpie le^ peuple. TMis jettera cet évfi^l avee dédain et que vousi murra pitttdt «icité qu'apaisélfli^attsieciaivoiisdiirâe; : u
Ml LooissBvn^pafte i avait emiça < un jour .une «lh> eellente ié6é« Il avaift> vouh instituer des JiMfiiai ém ^é^dlJbemiMr. C'est-à-dire quMl srageftitl mrttre dana laeiseuiation, eemme une monuaieprécîeuseï la))arale des boonéteB gens, il voiriaitque la lirfsaté eût s6n^ prix et qu'un sennsat Talût liiie obligation-. DesinfMtructions fuirent adressées aux préfets pour qu'on faroris^t il^tablissea^ént db cet banqueta. Maib les préfets
chargés plassfiéeîiUimieJbt de prépaiw la pofmU^bn à des électioM finaree, avaient biett autre cème à faire t ki circàian^es éveillèreiit qpielqueg illusknia tuentdt détroites, quelques sourires de dédain ; puis« on n^entendit plus parler de rien. M. le préside»! \fml9ttl ce beau et noble projet dans les fumées de Satory, et pa^ une «eule tentative d^organisation ne suivit la circulaire ministémlteJ
Hélas ! qui donc se serait avité de oronre à^ pari^fe d'un ouvrier? l^êvUmMn'iMpasd'honnmr! Patience I Jacques, travaille ! attends! espère! Que ta persil*tance dans le culte de la vérîté, dans l'anioor du peuple et de tes rivaux soit plus forte que les mauvais vouloirs. 11 est impossible que rhumanité n'arrive pas, t6t ou tard y aui^ destinées pacifiques (pii l'atteadenti La violence ne hâterait pas d'un jour, d'une heure, d'une minute Téclosion des réformes sociales qui ont bee^ift de s^épanoutrtet de mûrir après ube lente et laborieuse iocubatieii^ Aie donrconfiaiiee datte ta donoeur, et sois fort par ta bonne volonté. tTout eeque la peux, tout ce ^e tu deôs^ £airey c'est de préparer les voies en ne «imfiaat de mandat qu'aux bommes réso* lus à te seoourir I à t'aider» à te sauver.
lly a un livre doqt on ne te litjiuQais rien qu'ea
latin, de peur que tu le comprennes, FEvangile. C'est dans ce livre que j^ai trouvé à la troisième épitre de saint Pierre ce grand engagement.
a Nous attendons, selon la promesse du Seigneur* « de nouveaux cieux et une terre nouvelle où la ce justice habitera.
ce C'est pourquoi^ mes bien-aimés, vivant dans «c Tattente de ces choses, travaillez en paix, afin que « Dieu vous trouve purs et irrépréhensibles. »
Rappelle-toi ce passage, et quand tu te trouveras dans une église, au milieu des chants dont on te refuse le sens, et que tu ne peux traduire, redis pour toute exhortation, pour toute prière, ces deux versets qui renferaient toute ta règle de conduite, toutes tes destinées présentes, toutes tes espérances futures.
Cette lettre fmît un peu comme un sermon ; mais ce ne sera pas une raison pour que les sacristains que tu connais la trouvent à leur gré. Qu^elle te plaise et te persuade, c'est là Vessentiel et j'y compte.
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