‹ Lettres à l'étrangère (volume 4)Chapitre 32 sur 105 · Épigraphe du Médecin de campagne · texte numérisé non relu

Épigraphe du Médecin de campagne

me déchirer le cœur ! Toi lundi. Mardi, je me brouille, peut-être me battre avec Emile de Girardin, mais avec bonheur. Voilà une société que je ne reverrai plus et que je ne voulais plus voir. Mes ennemis font courir le bruit de ma liaison avec une princesse russe ; on nomme madame P... Certes, je n'ai vu depuis mon retour que madame ApponyS madame de C... et madame de G..., plus, une heure, madame de la B... Cela ne peut venir que de Genève, et non de moi, qui n'ai pas ouvert la bouche de mon voyage. Alors me voilà, à cause de la Duchesse de Langeais ^ brouillé avec madame de C... ; tant mieux encore. Mais tout est arrivé à la fois. Aussi, jamais solitude ne sera plus complète que ne Test la mienne.

Je n'ai qu'une heure pour te répondre. Oh ! mon amour, je te le jure, j'ai écrit à madame P... pour ne pas me fermer la route de Russie. Mais il y a une bien profonde habileté à faire dire ici, à Paris, que je pars pour la Russie. C'est me faire refuser des passeports quand j'en demanderai. Je n'ai pas vu Zaluzki. Est-ce lui qui cause ? Mon Dieu, moi, dans mon trou, subir des chagrins semblables ! Lis Ne touchez pas la hache. Tu peux le lire avec délices. Aussi vrai que je t'aime et t'adore, je n'ai pas dit plus de deux phrases à madame Bossi et je ne l'ai pas regardée.

Tu le veux, ô mon ange, je ne serai plus coquet que pour les hommes. Mais, d'ici Vienne, il n'y a que travail et solitude. Donnemoi les moyens de te faire parvenir ma livraison, ton café, dans lequel sera ta chaîne de cheveux. Ainsi, tu déferas cette caisse toimôme. Mais, j'enverrai plutôt Auguste' à Venise, et ne t'enverrai à G^çes que ma livraison.

Ne me donne plus jamais d'anxiétés pareilles ; hier, samedi, sans la dilecta, je me tuais! oh! je t'en supplie, situ veux que je t'estime en t'adorant jusqu'à la (in de mes jours, ne change pas ; sois toujours uniquement à moi. Moi, vois-tu, je n'ai plus que toi. Les efforts surhumains que je fais sont les plus grands gages d'amour qu'un homme puisse donner. Oh ! chérie adorée, mon Eve, mon Éva,

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