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nous, j'ai là les mémoires acquittés et je sais parfaitement ce que je dois encore. Tout cela ne coûte pas plus de deux cent vingt mille francs, dont voici le compte :
Maison Fr. 52.000
Intérêts 1.000
Fabrei. . 12.000
Paillard 2 8.000
Réparations et embellissements 48.000
Acquisitions, an 1845 20.000
— an 1846 40.000
— an 1847 40.000
Total Fr. 221.000
A cette somme il faut ajouter les acquisitions de mon loup^ qui ne vont certainement pas à neuf mille francs, et je ne compte pas ma bibliothèque, et les trente mille francs de mobilier que j'avais antérieurement à 1845, et que j'ai réuni. Mais tout cela ne fait pas, en tout^ plus de trois cent mille francs, et la maison de la rue Fortunée en représente le double, avec tout son mobilier. D'ici à quatre mois, j'aurai diminué ma dette actuelle d'environ cinquante mille francs. Je ne devrai plus que cent mille francs, et j'aurai, intactes, les actions du Nord, qui sont le trésor-louloup ^ augmenté, auquel, loin d'avoir touché, j'aurai donné le dernier versement, et j'aurai la maison de la rue Fortunée. Est-ce d'un dissipateur, cette conduite? Est-ce d'un maniaque? Bien certainement, ceci fut fait pour nous deux, et l'amour des curiosités n'y est pour rien. Si quelque chose est changé à nos plans, la rue Fortunée, achetée uniquement à cause de la chapelle *, sera vendue incontinent, sans un regret votre estime, votre affection et une mansarde me suffisent. Je compte tous les jours avec ma cuisinière, et nous vivons à cinq francs par jour, en moyenne. Notre plus grande faute a été le placement dans le chemin du Nord, car il y faut rester encore deux ans, et verser encore trente mille francs. La hausse ne peut revenir que par l'exhaussement des recettes, quand on fera cinq cent mille francs par semaine ^. On est à trois cent vingt mille francs; il faut monter de cent quatre-vingt mille francs. Si nous avions en ce moment soixante-huit mille francs à employer en actions, nous serions sauvés, car nous aurions une moyenne excel-