Fabre, marqueteur, 37, rue des Saints-Pères. Voir p
2. Paillard, fabricant de bronzes, 3, rue de la Perle. Voir p. 105.
3. Balzac désignait sous ce nom le petit capital dont M™e Hanska lui avait confié la gestion. {Lettres à l'Étrangère, t. III, p. 116). Voir p. 13.
4. La chapelle Saint-Nicolas, où l'on accédait directement de la maison de Balzac, par une tribune de plain-pied avec les appartements. Cette chapelle a disparu ainsi que la « Folie-Beaujon » elle-même. Sur l'ancien emplacement s'élève aujourd'hui la Fondation de S. de Rothschild (11, rue Berryer). Voir p. 56, 95, 309.
5. A l'automne de 1847, le trafic du chemin de fer du Nord se chiffrait chaque jour par cent trains et en iron trois mille voyageurs.
lente. Nous diminuerions le prix d'acquisition de cent soixante-dix francs par chaque action. Les distances et les formalités nous tuent.
Dimanche 8 [août].
Hier, je suis allé au Vaudeville, pour y chercher quelques renseignements pour faire mon ouvrage sur les comédiens ^, et je n'aurai mes pièces et tout que mardi, à l'Opéra-Gomique, où j'ai rendez-vous avec un vieux comédien qui a roulé partout en province. J'ai causé quelque temps avec la petite Figeac-Kolinski 2. Vous ne sauriez croire comme ces poupées sont bêtes. C'est effrayant. Quels sont les hommes qui peuvent vivre avec ces pauvres créatures-là !
Ce soir-là, il est arrivé l'une de ces cruautés particulières à la scène. Nathalie^, je ne sais si vous l'avez vue jouer, venait de perdre sa nièce. Deux heures après, il fallait jouer, et elle a joué. Mais il y a eu une demi-heure d'entr'acte, car elle pleurait et oubHait le spectacle. La Figeac, qui sabrait le spectacle pour aller voir trois ou quatre tableaux des Girondins *, était au désespoir, et elle s'est tue quand elle a su que sa camarade était dans la peine. Apprenant cela, je suis allé voir jouer, dans la salle, Nathalie, qui a très bien joué ^. N'est-ce pas extraordinaire que pour la seule fois que je vais dans un théâtre depuis le jour où je suis allé parler à Lockroy ^, il s'y passe ce drame-là ?
Je suis revenu tard, je me suis couché à minuit et, ce matin, j'ai dormi fort tard. Rien ne m'amuse, le spectacle m'a ennuyé.
Ce matin, je reçois la lettre de notre bon Zorzi, qui m'a fait un bien grand plaisir, car il y a quelques lignes qui vous concernent. J'ai lu que vous faisiez de grandes promenades avec Anichette. Je puis dire que je me suis comme promené avec vous. Oh! vous me verrez avant peu à Wierzchownia. On vous annoncera un étranger, et ce sera Bilboquet et son dragon '.
Allons, je vais écrire à Zorzi et à Zéphirinette.
1. Cet ouvrage qui ne fut jamais terminé devait porter le titre : le Théâtre comme il est. Balzac n'en composa que le début (un fragment de quelques pages, écrit à Wierzchownia en décembre 1847). Voir H. de Balzac, la Comédie Humaine, édition de La Pléiade, t. X, p. 1055-1060.
2. Augustine Figeac (1823-1883), qui avait participé, à la Porte-Saint-Martin, le 14 mars 1840, à la première et unique représentation de Vautrin, pièce de Balzac, où elle tenait le rôle d'Inès de Christoval. Cette charmante actrice épousa, sur le •tard, Jules Jaluzot, le fondateur des magasins Au Printemps.
3. M le Zaïse-Nathalie Martel, dite Nathalie (1816-1885), qui débuta à l'Odéon, •en 1837, et termina sa carrière en jouant les mères nobles à la Comédie-Française.
4. Chant patriotique (intercalé par Alexandre Dumas et Auguste Maquet dans Ze Chevalier de Maison-Rouge, représenté au Théâtre Historique) et dont le fameux refrain : « Mourir pour la patrie, c'est le sort le plus beau, le plus digne d'envie » devait, l'année suivante, en février 1848, retentir avec tant d'éclat sur les barricades.