‹ Lettres a l'étrangereChapitre 3 sur 120 · Voir t. III, p · texte numérisé non relu

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7. Son odieuse gouvernante qu'il avait surnommée la Chouette, en souvenir, sans doute, du personnage ignoble des Mystères de Paris et peut-être, aussi, parce qu'elle projetait d'épouser un sculpteur sur bois du nom d'Elschoêt. Voir t. 111, p. 12, 61, 68, 208, 244, 247 et 282.

six cents francs.) Il faut demander des tapis à Smyrne, car ici je n'en ai que deux : un pour la salle à manger, et un pour ton cabinet. Nous avons dix-neuf croisées à garnir, et, à trois cents francs par croisée, juge où cela mène. Or, faire cela provisoirement coûte les deux tiers de ce que cela vaut, bien fait. Le bon et le solide est toujours une économie, et je l'ai bien reconnu. Ainsi, je trouve encore deux tapis neufs et excellents dans mes tapis qui ont douze ans, et ceux que j'ai achetés à bon marché sont finis depuis six ans.

Ohl louloup^ vois où ça me mène de parler ménage I... Voici le jour, et je me suis levé à troi^ heures pour travailler! Allons, mille tendresses; aime-moi bien et ne pense pas à moi autant que je pense à toi, car tu deviendrais folle. Je t'embrasse et te mets dans mon cœur.

Dimanche [23 août].

Mon bon loup, je t'embrasse avec une effusion d'enfant, car hier, j'ai eu ta lettre écrite à ton retour de F[rancfort]. Sois tranquille, tes sœurs ne peuvent pas me trouver à Paris, car le 30 j'en suis dehors! Et d'une.

Hier, après déjeuner, Captier, l'architecte^ , est venu, car on ne peut rien faire à l'aveugle quand on est père de famille, et il m'a pris ma journée entière. C'était nécessaire. Tout examiné, il faut dépenser douze mille francs pour en faire notre maison, sans penser encore à un liard de mobilier. Ainsi, vingt-cinq et douze cela fait trente-sept. C'est encore à faire, et ce sera fait demain lundi ou mardi. Mais je ne t'écris plus, car je pars d'aujourd'hui en huit. Tu recevras encore un seul petit mot jeudi (c'est-à-dire je t'aviserai jeudi de l'affaire de la maison en te disant de m' attendre le 2, sans faute). Tu ne maries pas A[nnal2 et G[eorges] avant les formalités. J'arrive à temps.

Tu ne sais pas mon louloup, quelles affaires j'ai sur les bras pour arriver juste au 1^^ novembre; c'est un monde de choses, d'achats, d'ajustements. Quand tu verras cela, c'est à n'y pas croire. Il faut des lits; il faut tout. Autre chose est un ménage de garçon, où tout est à la diable, et un ménage pour nous deux. Le provisoire, les choses mal faites, sont ruineux.

Encore merci de ta bonne petite lettre que je suis allé chercher à trois heures, excédé de fatigue. Cette mauvaise santé de G[eorges] m'inquiète. Allons, encore cinq jours, après celui où tu tiendras cette lettre et tu me tiendras moi-même. La place est payée, les actes sont là, tout est prêt. Je vais chercher lundi mon passeport aux Affaires étrangères, et nous irons à Dresde. Nous irons où tu voudras, madame

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