‹ Lettres a l'étrangereChapitre 54 sur 120 · Voir la lettre suivante · texte numérisé non relu

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toi, aime-moi et reviens à la santé, pour m' arriver le plus tôt possible. Mille tendresses et mille caresses.

Tu ne me dis pas si V[ictor- Honoré] se remue. Tu m'ennuies bien avec ta m[aladie]. Moi, je ne pense qu'au m[inou] et à mes nuits de Fr[ancfort].

Gomment avez-vous trouvé le : « Notre famille est trop déchue pour que de pareilles manifestations (l'annonce du mariage d'Anna), ne nous fassent pas de tort! » de votre sœur, qui m'a dit que votre chère sœur Caroline s'en était moquée?... Ça m'a vraiment fait mal.

Vous ne me dites pas si le chevalier porte-glaive^ est encore le plus bel ornement de la capitale des porcelaines 2.

A M. LE SECRÉTAIRE DU COMITÉ D'ADMINISTRATION DU THÉÂTRE-FRANÇAIS, A PARIS

[Paris, 8 novembre 1846.]

Veuillez, monsieur, transmettre au Comité du Théâtre-Français mes remerciements de la décision que vous m'avez annoncée et par laquelle il m'accorde mes entrées.

J'essayerai de reconnaître cette faveur par mes travaux dont le succès dépendra beaucoup du talent de messieurs les Sociétaires. Vous pouvez annoncer au Comité que je destine au Théâtre-Français une comédie en cinq actes, intitulée : V Éducation d'un prince. Si, dans ce moment, tous mes instants n'étaient pas absorbés par les feuilletons que vont publier les journaux la Presse et les Débats, je serais allé voir ceux de ces messieurs les Sociétaires qui peuvent être intéressés au succès que je tenterai; mais, pour deux mois encore, mes jours et malheureusement mes nuits appartiennent à des œuvres commencées, ou attendues et promises.

Faites agréer, monsieur, au Comité, l'expression de la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être,

S[on] t[rès] h[umble] et t[rès] o[béissant] serviteur,

DE Balzac.

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