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De la reine Catherine de Médicis, déjà mentionnée p

3. Roques jeune, curiosités, objets d'art, porcelaines de Saxe, Sèvres, Chine, Japon, etc., 14, boulevard Montmartre.

Montmartre, qui veut faire une chambre en marqueterie, et je lui dis que j'ai en trop une des plus belles commodes de Riesener, que je ne tiens pas à vendre, mais à échanger, et je lui désigne pour échange trois des plus belles paires de vases, au prix de douze cents, seize cents et dix-huit cents francs, en lui disant : « Donnez-moi celle de ces trois paires-là que vous voudrez. » Roque ira voir chez Grohé la commode, et il est plus que probable que l'affaire se fera.

Ainsi, j'aurai pour cinq cent cinquante francs une table égale en beauté au meuble de Bâle; trois dessus de portes superbes et une paire de vases d'une magnificence royale. Le petit meuble, auquel Grohé remettra un dessus, paiera les travaux de Grohé pour la table et les dessus de portes. Qu'en dites-vous, belle Eve?

Les vases Roque iront dans l'escalier, car la grosse potiche verte, dite Zorzi, va dans la première pièce verte, au premier étage, en encoignure. Elle ne peut aller que là.

Maintenant, quand vous verrez la table en marqueterie, vous direz qu'elle vaut les cinq cent cinquante francs. Elle est incomparable.

La sixième vue de Naples est placée dans l'escalier. Les trois bouquets en porcelaine sont à leur place, et font un effet étourdissant. Décidément, il faut que les deux candélabres et les trois vases (dont celui de David) arrivent bien vite de Saint-Pétersbourg; autrement, l'effet de cette pièce sera toujours boiteux et louche. Elle est d'une magnificence vraiment royale. Vous n'en pouvez pas avoir d'idée; il faut la voir. Les deux Paysages d'Oudry sont indispensables; c'est huit cents francs encore à sacrifier. Quant au piano, il faut un an pour le faire. Au-dessus, il y aura le portrait d'Anna. Georges devrait bien faire un pendant à sa peinture encadrée en porcelaine, et vous devriez demander un cadre pareil. Il faut cela absolument à la glace, dans la pièce coupole, grisaille, sous les bouquets-candélabres, qui sont délicieux. Tourmentez Zorzi pour qu'il me fasse un de ses petits chefs-d'œuvre. Décidément, ma statue de Putinati va dans l'escalier. Je suis en marché d'une sainte Catherine gothique, pour cent [francs, chez l'homme qui nous a vendu le lustre, afin de décorer l'es- ;calier. C'est un des plus beaux morceaux gothiques, au dire de Vital. 'Elle est en pierre, elle vient d'Avignon, et d'un autel. Notre escalier |sera une merveille, un musée. On ne reconnaît plus la maison, à dix [jours de distance.

Le mur est consolidé. Jeudi, il n'y aura plus de traces de rien, sauf la peinture. Enfin, la chambre d'en haut sera finie aussi la semaine ^prochaine. Elle sera éclairée par deux œils-de-bœuf sur la rue Fortunée, de chaque côté de la cheminée; les jours sur la cour seront bouchés, [et le lit sera au milieu. Elle sera tendue avec l'étoffe verte de la galerie, ît tapissée du tapis de mon cabinet de Passy ^. Ce sera bien certaine-

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