‹ Lettres à la fiancée, 1820-1822 (volume 2)Chapitre 18 sur 42 · SM · texte numérisé non relu

SM

A Monsieur 7... réducteur au Journal des Débats.

Monsieur,

Je vois avec un chagrin véritable que vous m'avez mal compris pour le fond et pour la forme. Il m'est impossible de me figurer comment vous avez pu voir un ordre d'insertion dans la prière, ce me semble, très polie que contient à cet égard ma réponse à votre article, et surtout comment vous avez pu y trouver une apologie de mes nouvelles Odes dans ce qui n'est qu'une réfutation, peut-être assez mesurée, de votre ingénieux paradoxe sur les classiques et les romantiques.

Vous voulez bien promettre aux nouvelles Odes rhonneur de les examiner une seconde et dernière fois. Je suis flatté d'être l'objet de tant d'attention de votre part; mais j'avoue que j'attendais plutôt une réplique à ma réponse qu'un nouvel article sur ces Odes. Je vous abandonne d'avance ces compositions, si vulnérables sous tous les rapports; mais je crois que lorsque vous aurez très facilement prouvé que mes vers sont mauvais, il vous restera encore à démontrer que votre théorie littéraire sur le classique et le romantique n'est pas erronée; et c'est là, permettezmoi de vous le dire, monsieur, le véritable point de la question.

Permettez-moi de vous dire encore que je n'adopte point le mot de romantique avant qu'il ait été universellement défini. Mme de Staël lui a donné un fort beau sens, et je déclare ne pas lui reconnaître d'autre acception.

Quoi qu'il en soit, je me féliciterai toujours, monsieur, d'avoir fourni au public, fut-ce à mes dépens, l'occasion de lire un nouvel article de vous.

J'ose réclamer encore de votre obligeance l'insertion de cette lettre au Journal des Débats. L'expression d'ORDKE qui vous est échappée a fait naître mille interprétations dont vous ne voudrez pas me laisser subir le désagrément, et je veux vous laisser le plaisir de réparer vous-même ie tort que vous me causez involontairement en déclarant que mes ordres dans cette occasion se sont bornés à l'envoi pur et simple de ma lettre, absolument telle qu'on a pu la lire dans le Juwnal des Débats — aux taux d'insertion près.

A Monsieur ie baron (TEckstein.

La dimanche, 23 novembre HH.

Je suis toujours, monsieur le baron, à la piste des articles dont vous daignez parfois enrichir le Drapeau blanc, et je conçois parfaitement qu'ils suffisent pour maintenir ce journal dans un rang élevé dont il ne devrait jamais descendre. Il est vrai qu'il faudrait pour cela que tous les rédacteurs eussent votre haut mérite, et que c'est demander l'impossible. Rien de plus rare que les trois qualités qui vous distinguent si éminemment : le talent, le savoir et la conviction.

LETTRES A DIVEI'.S

Les deux articles ijue vous m'envoyez montrent avec quelle aisance ingénieuse votre esprit embrasse tous les sujets et se plie à tous les styles. Vos vues sur la poésie populaire sont hautes et profondes. Votre coup d'oeil sur nos charlatans de sophisme et de littérature est rapide et perçant. Vous séparez en juge intègre les erreurs des jongleries, vous démêlez le bon grain de l'ivraie; et c'est une des choses que j'aime en vous. 11 y a dans vos pensées la profondeur des Allemands et dans votre plaisanterie la grâce des Français.

Je m'empresse de communiquer vos excellents articles à Lamartine qui en sera enchanté; et j'attends avec une vive impatience la communication que vous voulez bien me promettre de votre prochain ouvrage.

Seriez-vous assez bon pour vous rappeler la demande que j'ai eu l'honneur de vous faire pour Mme la marquise de Montferrier, et sa fille qui est à Rome et dont vous avez admire chez moi deux ouvrages? Voudriez-vous me faire savoir si M. le ministre des affaires étrangères autorise ces dames à se servir- pour leur correspondance du pli de M. l'ambassadeur de Rome, qu'elles ont au reste l'honneur de connaître. J'attendrai sur ce point votre réponse pour la communiquer à Mœe de Montferrier.

Adieu, monsieur le baron; ma femme est intiniment sensible à votre souvenir; elle partage la haute opinion que votre talent m'inspire , et j'espère que vous voudrez bien compter toujours au rang de vos meilleurs amis

.4 Monsieur Vil fors, membre de l'Académie française.

Le dimanche 14 i

Depuis deux ans, presque toujours absent de Paris, je n'ai pas eu l'occasion de cultiver autant que je l'aurais voulu l'agréable et utile commerce de M. Villars. Je suis enchanté aujourd'hui qu'une circonstance fortuite me ramène vers lui et me mette à même de renouer une connaissance qui m'est si précieuse. M. de Lamartine, mon ami, est un des candidats à la place vacante dans l'Académie française ; et, avant de se présenter chez M. Villars, il a désiré que je le prévinsse. Je lui ai dit que la bienveillance dont M. Villars m'avait donné tant de preuves ne suffisait pas seule pour fixer son choix; mais je ne doute pas que le mérite éminent et l'admirable talent de M. de Lamartine ne soient des recommandations très puissantes auprès de M. Villars. MM. de Chateaubriand et l'évêque d'Hermo-

polis s'intéressent vivement à la nomination de M. de Lamartine. M. Villars se plaira sans doute à joindre son suffrage au leur et à aplanir à ce beau talent l'entréa de l'Académie où M. Villars occupe une place si distinguée.

Je serai personnellement heureux et flatté d'avoir attiré son attention sur M. de Lamartine; et la nomination de ce poète ajoutera une nouvelle obligation à toutes celles que j'ai déjà à mon ancien et respectable ami M. Villars. J'aurai l'honneur de revenir

Vicioe Hugo.

Monsieur le comte François de Neufchdleau, de l'Académie française.

15 norembre 182-4.

Monsieur le comîe,

Vous avez peut-être oublié mon nom; mais mni jamais je n'oublierai la bienveillance avec laquelle vous avez bien voulu accueillir mes premiers essais. C'est de cette bienveillance que j'ose aujourd'hui vous demander une preuve qui, pour ne m' être pas personnelle, ne me sera pas moins chère.

Un fauteuil est vacant à l'Académie française; je n'ai certes pas la prétention de dicter un choix à un goût aussi sur que le vôtre : je me permettrai seulement d'appeler votre attention sur un célèbre candidat, qui est mon ami et dont je vous ai vu il y a quelques années admirer les premières poésies; c'est vous nommer M. Alphonse de Lamartine.

M. de Lamartine s'empressera d'aller lui-même briguer votre suffrage et je ne doute pas qu'il ne l'obtienne par son seul mérite de votre impartialité si bienveillante et si éclairée; mais je serais heureux d'avoir été pour quelque chose dans votre favorable détermination. Ce serait, monsieur le comte, ajouter une nouvelle et bien vive reconnaissance à toutes celles que vous doit déjà

Votre très profondément dévoué

Victor Hugo.

Monsieur le comte Alfred de Vigny, capitaine au régiment d'infanterie, en garnison, à Pau.

29 décembre 1S24.

Avant que cette année finisse, bon Alfred, je veux lui dérober un moment pour vous, et de force ou de gré je vous écrirai enfin aujourd'hui. J'ignore si ma lettre sera pour vous ce que les vôtres sont pour moi, mais j'y puise du courage, de l'enthousiasme et du talent. Elles me rendent plus grand et meilleur, quand je les reçois et quand je les relis. Votre courant est comme électrique, et mon mérite est de pouvoir quelquefois me mettre de niveau et entrer en équilibre avec vous, surtout pour ce qui tient à la manière de sourire et d'aimer.

Que votre dernière lettre était belle! j'y ai tout vu, votre grande nature et votre beau génie ; ces hautes Pyrénées ont dû vous inspirer de bien admirables vers, et il me tarde d'entendre ce que vous devez faire chaque jour.

Nous, mon ami, nous n'aurons rien à vous offrir en échange, à votre retour. Là-bas, tout vous inspire; ici, tout nous glace. Que voulez-vous que l'on fasse au milieu de tant de tracasseries politiques et littéraires,

de ces insolentes médiocrités, de ces génies poltrons, de l'élection de Droz, de l'échec de Lamarline et de Guiraud? Que voulez-vous que l'on fasse à Paris, entre le Ministère et l'Académie"? Pour moi, je n'éprouve plus, quand je me jette en dehors de ma cellule, qu'indignation et pitié.

Aussi je ne m'y expose guère, je reste chez moi, où je suis heureux, où je berce ma fille, où j'ai cet ange qui est ma femme. Toute ma joie est là, rien ne me vient du dehors que quelques marques d'amitié qui me sont bien chères, et parmi lesquelles je compte avant tout les vôtres.

Vous savez combien je vous aime, Alfred. Saluons ensemble cette nouvelle année qui vieillit notre amitié sans vieillir notre cœur. Envoyez-moi quelques-uns des vers que la muse vous dicte, et tâchez de revenir vite les écrire ici, dussiez-vous courir, comme moi, le risque de ne plus être inspiré.

Mais c'est pour vous un danger illusoire; votre talent résiste à tout, même au chagrin, même à l'ennui. Quant à moi, toutes mes idées s'envolent et je suis tout de suite vaincu quand je vois les passions et les intérêts entrer dans la lice. Les petites blessures me tuent. Je suis, passez-moi l'orgueil de cette comparaison, je suis comme Achille, vulnérable par \i talon.

Victor.

A Monsieur le baron d'Eckstein.

Blois, 29 avril [1825].

Je reçois à l'instant même, monsieur le baron, une lettre de M. Alphonse Rabbe, et son Résumé de l'histoire de Russie. Cet ouvrage important, sur lequel je viens de jeter un rapide coup d'oeil, me parait, si j'en juge d'après ce que j'en connais, digne de toute votre attention, comme l'auteur est digne de toute votre estime. M. Rabbe, dont la conviction politique diffère de la nôtre, est un homme d'un beau talent et d'un beau caractère. Ce sont deux nobles rapports avec vous. Les hommes d'un haut mérite comme vous

et lui doivent se comprendre et s'estimer à quelque drapeau qu'ils appartiennent. Sans cesser de prendre part à la lutte de leurs armées, les généraux ne se battent pas corps à corps : ils se saluent de leurs rangs opposés. Vous et M. Rabbe vous êtes généraux.

M. Rabbe, dont j'aime la personne et le talent, et qui n'a pas besoin de cette recommandation auprès de vous, vous rend déjà toute justice. Vous êtes du petit nombre des hommes honorables qui doivent être séparés de la tourbe des partis. M. Rabbe vous en sépare.

Vous lui rendrez, je n'en doute pas, la même justice. Vous aurez sans doute reçu son Résumé et sa lettre quand celle-ci vous parviendra, et je serai heureux d'apprendre que votre jugement favorable aura devancé ce que je ne dois pas (je le répète) appeler ma recommandation.

Aussi est-ce moins dans ce but que je vous écris

que dans l'intention de me rappeler à votre amical souvenir. Les journaux vous auront appris la faveur dont Sa Majesté m'honore". Je vous remercie d'avance du plaisir que vous aurez éprouvé de cette nouvelle. Vous voyez que je me crois sûr de votre amitié comme vous l'êtes de la mienne. Personne n'a pour vous une plus haute estime que votre bien dévoué

Victor Hugo.

Mon adresse est chez M. le général comte Hugo, à Biais.

Je serais enchanté que votre loisir vous permit de consacrer à l'ouvrage de M. Rabbe un de ces excellents articles où vous savez si bien allier la critique impartiale et l'accent de l'estime. Vous savez que je pense comme vous sur le compte des Résumés, mais vous savez aussi que j'excepte M. Rabbe de cette plèbe d'écrivains ignorants et superficiels. Il est, lui, tout à fait à part, et je suis convaincu que vous le jugerez comme moi. En combattant quelquefois ses doctrines, vous admirerez toujours son talent.

magies, toutes les poésies, toutes les folies même sont représentées dans l'admirable bizarrerie de ce palais de fées et de chevaliers. J'ai gravé mon nom sur le faite de la plus haute tourelle; j'ai emporté un peu de pierre et de mousse de ce sommet, et un morceau de châssis de la croisée sur laquelle François I8" a inscrit les deux vers :

Souvent femme varie, Bien fol est qui s'y fie !

Ces deux reliques me sont précieuses.

Adieu, mon ami, vous savez que le roi m'invite à son sacre. Je serai à Paris vers le 20, et je vous embrasserai.

L'amitié d'un homme comme vous est douce et inappréciable.

Victor.

A Paul Foueher.

A Adolphe de Saint-Valry.

Oui, mon ami, de cette ville historique et pittoresque, je tournerai bien souvent mes regards vers Paris et Montfort, et le château de Blois ne me fera point oublier Saint-Laurent. J'ai passé là, en août 1821, des moments bien doux, et votre excellente mère m'y a fait presque oublier pendant huit jours l'admirable mère que je venais de perdre.

Je vous remercie des nouvelles que vous me donnez. Je suis charmé que le bon Jules Lefèvre vous doive la vente de son Clocher de Saint-Mare. C'est un homme d'un vrai talent, et il ne manque à ce talent qu'un succès.

Rien de tout cela ne vous manque à vous, mon cher ami, et vous avez tort de désespérer de vous-même; il faut que votre poème se vende, et il se vendra. Entre le talent et le public, le traité est bientôt fait.

On me dit ici que l'on dit là-bas que j'ai fait abjuration de mes hérésies littéraires, comme notre grand poète Soumet. Démentez le fait bien haut partout où vous serez, vous me rendrez service.

J'ai visité hier Chambord. Vous ne pouvez vous figurer comme c'est singulièrement beau. Toutes les

La Miltière, ce mardi 9 ou 10 mai [1825].

Je commence ceci, mon cher Paul, avec l'intention de t'écrire une des plus longues lettres que j'aie encore écrites depuis que je suis parti. Si par hasard elle ne répondait ni à ton alteaie, ni à la mienne, n'en accuse pas mon intention, mais bien je ne sais quelle cause imprévue qui sera venue me couper ma satisfaction et mon loisir. D'ailleurs nous nous verrons bientôt à Paris, et je te raconterai tout ce que je n'aurai pu t'écrire.

Je suis pour le moment dans une salle de verdure attenante à la Miltière; le lierre qui en garnit les parois jette sur mon papier des ombres découpées dont je t'envoie le dessin, puisque tu désires que ma lettre contienne quelque chose de pittoresque*. .Ne va pas rire de ces lignes bizarres jetées comme au hasard sur l'autre côté de la feuille. Aie un peu d'imagination. Suppose tout ce dessin tracé par le soleil et l'ombre et tu verras quelque chose de charmant. Voilà comme procèdent les fous qu'on appelle des poètes.

J'ai laissé ton aimable lettre à Blois, ce qui m'empêche d'y répondre en détail. D'ailleurs, tu m'y faisais plus de questions que ne t'en feront certainement les six pédants noirs de la Faculté lors de ta candidature au baccalauréat es lettres de l'Université de Paris. Tu

• A travers les lignes de la lettn faits en circonvolutions bizarres.

□uscrite sont tracés de grands

LETTRES A DIVERS — !S2i

m'y parlais de la butte des Capucins et de Diane, et moi, pour te contrarier, j'ai bien envie de ne te parler que de Cbambord et de Chabara.

Imagine-toi, mon cber Paul, que depuis que j'ai vu Ciiambord, je vais demandant à cbacun : Avez-vous vu Chambord? comme La Fontaine qui disait à tout passant : Avez-vous lu Baruch?

A propos de La Fontaine, parlons du colonel Féraudy. Il t'aime toujours beaucoup, quoique tu te sois avisé de trouver un de ses vers faux, ce qui lui est sensible. Il fait toujours des fables : il en a même fait une en mon honneur où il me traite d'animal, et qui finit par un calembour. C'est une galanterie!

Adieu, mon cher Paul, embrasse bien tendrement ton bon père et ta bonne mère pour mon Adèle et pour moi. Papa et sa femme et Didine leur disent, ainsi qu'à toi, mille choses affectueuses.

A Monsieur le baron Taylor,

Mar i, 18 oclcb i-ÎS

Avez-vous, mon cher collaborateur, promis ou destiné voire loge pour jeudi, et pourriez-vous, sans vous gêner le moins du monde, en disposer en faveur diî ma femme? elle a grande envie de voir Talma et Mlle Mars dans l'École des Vieillards, et les journaux l'annoncent pour jeudi prochain.

Quand donc viendrez-vous pour nous demander sans cérémonie votre part du dîner de ménage? Vous savez le plaisir que vous nous ferez.

Personne ne vous est plus cordialement dévoué que moi.

Victor Hcgo.

A Lamartine.

Je vous ai écrit il y a déjà quelque temps, mon cher Lamartine, en vous envoyant un nouveau roman que je viens de publier et qui s'appelle Bug-Jargal. Mais vous n'étiez sans doute plus à Florence quand ma longue lettre y sera parvenue. Je vous y rappelais en outre la, promesse que vous nous faisiez à Saint-Point, cet heureux jour que nous y passâmes près de vous, de donner votre nom et vos vers à notre Album de quatre voyageurs, en dédommagement de votre absence forcée. Aujourd'hui tout est prêt pour la publication de ce livre, la prose de Nodier et mes vers ; il ne lui manque plus que sa plus belle parure, et c'est de vous que nous l'espérons.

Notre libraire commun, Urbain Canel, a l'occasion d'aller à Dijon et se charge de vous remettre cette lettre. Répondez-moi, je vous prie, un mot qui me dise comment vous vous portez, comment vont votre femme et votre charmante fille, si vous viendrez bientôt à Paris, et si vous nous porterez quelque belle méditation sur la montagne. Quant à ce dernier point, ne vous gênez pas surtout ; quelque précieuse que soit

pour nous votre coopération, notre amitié ne veut être ni importune, ni exigeante.

Je vous envoyais encore dans mon paquet pour Florence l'ode que je vous ai adressée en réponse à votre charmante épitre, et qui ouvre le nouveau recueil que je vais publier. C'est une sorte de dédicace de tout le recueil. Venez, de grâce, la chercher à Paris. Elle paraîtra dans un mois.

Adieu, mon illustre ami, répondez-moi vite, et souveuez-vous toujours que rien n'égale mon admiration pour votre talent, si ce n'est ma tendre amitié pour votre personne.

Victor .

Ma femme se recommande au souvenir amical de Mme de Lamartine. Mille respects de ma part.

A Monsieur Henri de Latouche.

Je reçois une lettre qui m'étonne fort de votre part, mon cher monsieur de Latouche. Je n'y réponds même

que parce que vous étiez autrefois mon cher Lalouche, et que j'espère que cette réponse pourra amener une réparation que je ne puis m'empêcher de désirer.

Je ne connais plus personne au Drapeau Blanc. Je ne connais de Z. que celui qui m'injurie assez agréablement au Journal des Débats.

Voilà les explications quf. je veux bien donner à notre ancienne amitié. Je suis fâché pour vous que vous les ayez jugées nécessaires.

Victor-M. Hugo.

A Monsieur V. P. l'un des rédacteurs du Feuilleton des Affiches d' Angers, au bureau de ces affiches, chez M. Pavie, imprimeur du Roi,

à Angers.

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