‹ Lettres à la Princesse (volume 2)Chapitre 151 sur 194 · QUATORZIEME LEÇON · texte numérisé non relu

QUATORZIEME LEÇON

Succès du Génie du Cliristianisme. — Sou genre d’influence. — René; sa maladie. — Eu quoi elle consiste. — En quoi il y déroge. — Obermao, type plus fixe. — Beaux passages des HSveries. — Pensées inédites de Sénancour. — Sa mort. — Sa tombe solitaire. — Stances en mémoire d’Oberman.

Le Génie du Christianisme, à cause de ses défauts mômes , qui poussaient tous à l’extérieur, obtint à sa naissance un prodigieux succès, et on peut dire qu’il fit révolution dans les esprits.

Si l’on veut combiner l’influence du Génie du Christianisme avec celle qu’ont pu avoir les écrits de M. de Bonald, et plus tard ceux deM. de Maistre, deM. de La Mennais en son premier temps -, si l'on n’en sépare pas l’influence plus douce, mais bien réelle, d’écrivains et d’hommes tels que l’abbé Eymery, M. de Bausset dans ses histoires, M. Prayssinous dans ses premières Conférences, on embrassera à son origine presque tout l’ensemble du mouvement catholique moderne en France, de cette renaissance religieuse qu’il ne m’appartient pas ici de juger dans sa portée et dans son esprit. Je me borne à reconnaître qu’il en est sorti de jeunes noms, de nouveaux talents, chez la plupart desquels sans doute la note aiguë domine, mais qui n’en retentissent que mieux dans toutes les bouches,, et qui sont aujourd’hui la gloire de la chaire ou de la tribune.

Je n’ai ù parler ici que’de l’espèce d’influence qui appartient exclusivement au Génie du Christianisme et qui lui est

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