‹ Lettres à Lamartine, 1818-1865Chapitre 104 sur 135 · CHER ET ILLUSTRE AMI · texte numérisé non relu

CHER ET ILLUSTRE AMI

J'étais allé vous saluer sur la place publique, et, pendant ce temps-là, vous veniez chez moi me serrer la main.

Ce serrement de main, je vous renvoie.

Vous faites de grandes choses. L'abolition de la peine de mort, cette haute leçon donnée par une république née hier aux vieilles monarchies séculaires, est un fait sublime. Je bats des mains et j'applaudis du fond du cœur.

Vous avez le génie du poète, le génie de l'écrivain, le génie de lorateur, la sagesse et le courage. Vous êtes un grand homme.

Je vous admire et je vous aime.

VICTOR HUGO

GIV

LETTRE DE M. ALEXANDRE MAiNZONL

Milan, 6 avril 1848.

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