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rien, malgré qu'il soit venu plusieurs fois chez moi. N'avez-vous jamais rencontré dans le monde de ces jeunes incroyables, au petit doigt- jelevé et orné^^ ^ , ,. d'une belle bague, aux cheveux naturellement' frisés avec un fer chaud, à la cravate empesée de telle manière qu'un effort pour tourner la tête entraîne toute la masse des épaules, qui n'aiment rien que le tableau qui reproduit leur insipide figure, et qui, une main dans l'entournure du gilet et l'autre tenant un lorgnon avec lequel elle badine sans cesse, disent au milieu d'un chant sentimental écouté dans le plus grand silence : Parfait I ou un gros « charmant > I qui fait tourner toutes les têtes de leur côté et par là proclame leur triomphe et effectue leur projet de se faire remarquer ? Sans doute vous en avez vu de ces gens-là. Eh bien I dois-je oser vous dire que le bon duc me fait ce même effet. Votre lettre m'apprendra si je dois tout dire avec vous, si je dois continuer à ne pas déguiser une pensée. J'ai presque peur de vous envoyer tout ce paquet. — Vous êtes un être extraordinaire qui avez le pouvoir de mettre la vérité * ... et l'esprit à l'aise. Vous ne pouvez en douter d'après ma longue lettre.
J'espère qu'elle me vaudra des indulgences
pour MARIE MALIBRAN.