‹ Lettres à m.ble comte de Salvandy sur quelques-uns des manuscrits de la Bibliothèque royale de La HayeChapitre 9 sur 36 · M8. DE M. VAN-DER-BER6H · texte numérisé non relu

M8. DE M. VAN-DER-BER6H

II manque à cette pièce une strophe. Comme elle était presque illisible dans le manuscrit et très-incomplète, nous n'en donnons pas les quelques mots que nous en avions déchiffrés.

— Jehan, vous me volés blasmer De chou ke tènés a sachant, Quant mius prisiés le dormir et danser Ke le déduit, vous m'aies assotant :

Li bien présent si trop plus pourfitant K'estre endormi en tele danserie ; Au resvillier n aquicrt-on fors enuie De si muser.

— Par Diu, Jehan, vous soliés bien parler, Mais or parlés à loi de faus amant Quant mius amés vo boin tans tost user Et d'un moment avoir un délit grant Ke lonc déduit qui jà n'ira falant.

N'est pas amours, ains vient de ribaudic.

Qui quiert cose dont puist estre amenrie Joie d'amant.

— Maistrc Jehan, vous volés ressambler Cel Narchysus dont on va tant parlant, Qui la mort eut par son ombre mirer :

Autant vaut chou ke vous m'aies contant ; Songiers ne vaut à amours tant ne quant.

Mais quant d'ami est amie sentie.

Autres déduis tant cuer ne glorefie.

Bien l'os prouver.

92 FKAGMENTS ET EXTRAITS.

— Sire Bretel, dites vostie essianl :

Par un soûlas est la joie feuic Dcl loussignol, dont fist Jehans folie

D'ensi errer.

Vous, Bertelains, dites vostre seiublaut :

Sougiers chou est bourse de vent emplie ; Soûlas vaut mius ke cose c'om en die,

N'en cjuier muer.

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