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gouvernement italienne l'ai entendu dire hautement à Yimercali chez le prince Napoléon, et il le donnait comme la pensée du comte de Cavour. Il n'y a qu'un inconvénient à cette comhinaison, c'est la dirilrullé de l'exécution. Comment empêcher les descendants de Rémus, magnanimi licmi nepotes, de sbudellare Autonelli ?
Je persiste à trouver que le discours de lord Palmerston est peu politique, supposé que son désir soit que nous évacui »ns, avec les dispositif ns de jalousie qui existent dans les deux pays; il n'y a pas de pire moyen d'ohtenir quelque chose que d'avoir l'air de l'exiger. Assurément l'empereur et les gens qui raisonnent savent les obligations des entraînements d'un ministre devant une Chambre ; mais le gros public n'y comprend rien, et l'amour-propre national, s'en mèhint, crée un embarras de plus.
J'en aurai long à vous conter sur les nôtres, quand je serai au British Muséum, Le pire, c'est qu'il faudrait, pour en sortir, un peu d'énergie, et, malheureusement, je crains qu'elle ne fasse délaut.
Adieu ,mon cher Panizzi ; vous savez queYiolet-
Leduc est chargé des réparations du château de Pienefonds et d'autres travaux pour l'empereur. Ceia posé, je vous demanderai pourquoi un architecte est nécessaire pour le mariage de notre amie kl charmante veuve, qui va épouser le duc de R...? Répojise : parce qu'elle aura hesoin de YioUet- Leduc (ou de violer le duc). Il passe, en effet, parmi les jeunes gens de son âge, pour être médiocre entre deux draps.
Paris, 2G avril 18C2.
Mon cher Panizzi,
La reine de Hollande est ici, et il faut que je lui fasse ma cour. Je suis invité aux Tuileries et à l'ambassade d'Angleterre. Enfin ma vieille cuisinière est malade et j'ai des tracas par-dessus les oreilles. D'ailleurs, il paraît que rien n'est prêt à Londres et que le jury ne se réunira pas avant le 7 de mai.
La Yalelte pari lundi pour Rome. Il paraît ccr-
taiii que Goyon s'en revient. La Valette semble satisfait et dit qu'enfin il a une mission.
Je vous écris à la hâte. Je dors sur tous les drnps possibles. Je ne demande qu'une chose, c'est que vous ne me fassiez ni boire ni manger. Je n'ai plus ni tête ni estomac.
Paris, 2 juillet 1862.
Mon cher Panizzi,
Si j'avais la moindre étincelle de poésie, c'est en vers que je vous écrirais, pour vous décrire l'affreuse mer que j'ai traversée hier sur the Queen Victoria, laquelle secoue son homme mieux que n'a jamais pu faire l'impératrice Messaline. J'ai souffert le martyre, et, pendant que je rem[)lissais une cuvette placée entre mes mains, la mer entrait par le collet de mon habit et me mouillait le derrière, s'il est permis de s'exprimer ainsi. J'ai trouvé mon dîner prêt, mais j'avais et j'ai encore l'estomac trop brouillé pour manger. Il me semblait même que mon lit dansait sur la vague.
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Je VOUS écris du Sénat, en attendant qu'on nous renvoie dans nos foyers, car c'est notre dernière séance. Je trouve tout le monde assez préoccupé du Mexique, de la récolte qui inspire des inquiétudes, etdeséleclionsqui auront lieu cette année. Ou est assez sévère, ce me semble, pour l'impératrice, à qui on atlribue l'expédition du Mexique.
De Rome, je n'ai rien appris. Le pape, qui donnait des espérances de passer dans une meilleure vie, paraît tout à fait remis et plus entêté que jamais.
L'empereur va partir pour l'Auvergne, où il pourra, chemin faisant, tâter un peu le pouls aux populations.
Le pauvre Landresse, le bibliothécaire de l'Institut que vous conjiaissiez, a été enterré avanthier. Il est impossible d'être absent deux mois sans perdre quelqu'un de ses amis. Le chancelier Pasquicr est toujours bien malade ; on dit qu'il ne passera' pas la semaine. 11 a un catarrhe et quatre-vingt-dix-sept an>.
J'ai voyagé avec Walewski, avec lequel j'ai joué un duo de cuvette ; avec le comte Branicki, qui n'a fait que manger pendant la traversée. C'est un
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cœur et un estomac cosaque, qui digérerait du lion et du chauieau.
Adieu, mon cher Panizzi ; tenez-vous en joie, et faites- vous le moins de mauvais sang possible au sujet des hommes et des choses.
Paris, 11 juillet 1862.
Mon cher Panizzi,
Je donne demain à dîner à Saint-Germain, au docteur Maure, à Cousin et Mignet, à miss Lagden et mistress Ewers. Nous boirons à votre santé. Précisément le prince Napoléon s'est avisé de ra'inviter ce jour-là. Je suis allé faire mes excuses à son chambellan, qui m'a promis d'arranger l'affaire.
Le duché de Morny ne me paraît pas faire un très bon effet. Ce pays-ci est trop démocratique pour ces façons-là. Je croyais que Morny était trop peu poétique pour faire cas d'un titre tout sec.
L'empereur e>t admirablement reçu dans son petit voyage. Il a parlé bien à l'archevêque de Bourges.
Il y a quelques jours, la princesse Malhilde avait eu l'imprudence d'aller à la messe à Saint- Gratien, où elle a une maison de campagne. Le curé s'est avisé de faire une prière improvisée, pour que le bon Dieu ouvrît les yeux des grands de la terre, et leur inspirai de ne plus persécuter le vicaire de Jésus-Christ. La princesse s'est levée fuiieuse, el est sortie de l'église sur-le-champ. Le bon, c'est que toute l'assistance l'a suivie et le curé est resté tout seul avec son bedeau.
Adieu; portez-sous bien et accoutumez-vous à supporter sans émotion la vue de vos beaux arbres et de votre parc.
Paris, 18 juillet rC2.
Mon cher Panizzi,
Je suis en grand ennui et tracas. Ma pauvre cuisinière est morte hier chez moi.
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Je ne crois pas du tout à la paralysie dont vous me parlez, mais à quelque raison secrète et capitale que vous pouvez avoir pour ne pas vous arrêter à Paris. Vous fereZ;, au reste, comme bon vous l'entendrez. Vous n'êtes nullement de tempérament à avoir celte maladie que vous dites. Seulement, ainsi que je vous en ai averti bien des fois, vous ne faites pas assez d'exercice et vous vivez trop bien. Il vous sera bon de marcher un peu dans les montagnes, et, lorsque vous vous serez bien fatigué, je vous permettrai de manger des ortolans, s'il y en a. Il m'est absolument indifférent d'aller à Bagnères par Bordeaux ou par Lyon. La seule chose que je vous demanderai, sera un congé de huit jours pour une expédition mystérieuse, s'il y a lieu de l'entreprendre. Quand elle pourra se faire, je ne le sais pas encore.
Un de mes amis de Cannes est à Paris en ce moment. Il revient d'Italie. Il a vu l'entrée de Victor -Emmanuel à Naples et dit qu'il n'a jamais vu enthousiasme pareil. Cela a produit un très grand effet à Rome, où l'on avait prédit tout le contraire. Les propos de Garibaldi en Sicile sont bien fâcheux. Cependant, les journaux, ici, les prennent
îi
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plus doucement qii*' je ne m'y serais attendu.
L'afîaire du Mexique préoccupe toujours l)eaucoup. On se plaint fort de la faiblesse de caractère du général et surtout de la coquinerie de nos alliés, les Mexicains de Marquez. Ce sont eux qui ont pillé un de nos convois. Dans ce pays, tout le monde est voleur, et il n'y a que quelques grands hommes qui sont assassins. Notre petite armée est en assez bonne santé sur le plateau ; mais la garnison de la Vera-Cruz souffre horriblement de la riè\re jaune.
Adieu, mon cher ami. A bientôt, j'espère. N'enviez pas le dîner que nous avons fait avec le docteur Maure et le professeur Cousin. Ce jour-là, il pleuvait des hallebardes. Prenant en considération les poitrines de Cousin et de miss Lagden, j'ai envoyé une circulaire pour changer le lieu du rendez-vous, et je les ai ajournés chez Véry au Palais-Royal. Or il s'est trouvé, ce que j'ignorais, que Véry est retiré des affaires. A sa place est un autre restaurant. Je m'y suis établi avec mes deux dames et j'ai commandé le dîner. Heureusement, il y avait une fiuèlre sur la galerie, par laquelle j'ai fait le guet. Mes convives cherchaient
Véry et ne le trouvaient pas. Je suis parvenu cependant à les ramener un à un, à l'exception de Rarthélemy-Saint-Hilaire, qui n'avait pas reçu ma lettre et qui s'en était allé bravement à Saint-Germain. Nous avons fait un très mauvais dîner, mais assez gai pourtant.
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Paris, 20 juillet 1S62.
Mon cher Panizzi,
Je reçois ce matin votre lettre d'hier. C'est un des avantages de l'irréligion d'avoir des lettres le dimanche.
Je voudrais bien vous laisser en roule pour quelques jours, mais je ne sais encore rien de ce que je ferai; je ne sais pas même si je ferai cette mystérieuse expédition dont je vous ai parlé. Vous ne m'avez pas dit si vous voulez vous arrêter en route. Nou-; avons Tours, Poitiers, Angoulême et Bordeaux. Pour les amateurs de monuments, toutes ces villes-là ont leur mérite, Poitiers surtout.
Le prince Napoléon est enchanté d'avoir un garçon. La princesse est très bien. Elle a l'air d'être prête à recommencer.
Adieu, mon cher Panizzi. Je suppose que Londres commence fort à se dépeupler et qu'il n'y a plus d'autre dame aux pieds de qui vous puissiez me mettre.
Paris, 29 juillet 18G2.
Mon cher Panizzi,
On croit que les actions de notre ami Fould sont en hausse. Des gens qui lui étaient très hostiles lui font la cour maintenant. Joignez à ce symptôme que madame *** paraît être fort en baisse. 11 est certain que par un temps aussi chaud, il faudrait avoir le diable au corps pour en vouloir, sans parler des quarante et quelques printemps.
Adieu, mon cher Panizzi. Si vous vouliez faire une pointe à Madrid, on y va maintenant en vingt-huit heures de Bayo:ine. Mais il n'y a plus
personne : 30 degrés Réaumur; pas de taureaux ni de bibliothèqiKî.
Paris, 31 juillet 1862.
Mon cher Panizzi,
J'ai dîné hier à Saint-Cloud. La maîtresse de la maison m'a dit qu'elle désirait beaucoup vous voir et que je devais vous amener dîner chez elle, à moins que cela ne vous plût pas, et qu'elle serait bien aise de vous remercier encore une fois de toutes les attentions que vous avez eues pour elle au British Muséum. On dîne à sept heures, en cravate noire. Il n'y a personne que sa mère et les gens de la maison. C'est à vous de voir si vous voulez y aller mercredi. Nuus partirions le jeudi suivant. Je vous conte la chose telle quelle, sans chercher le moins du monde à vous influencer. Il se pourrait que vous eussiez quelque chose de bon à lui dire. D'un autre côté, je ne comprends pas plus aujourd'hui que hier
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voire grande presse de vous voir en rase campagne. L'heure de voiture entre Paris et Saint- Cloiid est favorable à la digestion. Si vous me répondez oui avant dimanche, c'est-à-dire si vous m'écrivez demain en recevant ma lettre, ou même si vous m'écrivez samedi, je redîne dimanche, et je lui rendrai votre réponse.
Je ne crois pas un mot de toutes les histoires de brigands et de débarquements faits sous les yeux de la Valette. II n'est pas homme à laisser faire sans rien dire.
Adieu, mon cher ami ; portez-vous bien et venez nous voir le plus tôt que vous pourrez.
Biarritz, 29 septembre Ï8G1.
Mon cher Panizzi,
J'espère que vous avez fait un bon voyage et que vous n'avez pas eu trop de regrets de votre expédition de la Rune ^ Il n'a été question
1. Site aux environs de Biarritz. L'impératrice voyageait parfois sous le nom de comtesse de la Runo ; c'est soas ce pseu-
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que de vous à la ville. L'impératrice me charge de vous dire combien elle a regretté de ne [tas vous voir hier matin; mais elle était si fatiguée, qu'elle n'a jamais eu la force de quitler son lit. M. de Varaigne croyait que vous ne partiez qu'à deux heures, ei s'excuse de n'avoir pas été vous serrer la main au moment où vous montiez en voiture. J'ai aussi des excuses à vous faire : je suis descendu sur la terrasse, mal rasé et médiocrement culotté, juste pour voir votre voiture trottant en high style le long de l'avenue. Nous attendons de vos nouvelles avec impatience. Sachez que vous avez ici la plus grande popularité parmi les grands et les petits.
Hier au soir, il y a eu une bataille en règle entre Sa Majesté et moi, simplement de qiœstione romana. L'atfaire a été engagée avant que j'aie eu le temps de me reconnaître et de l'éviter. Elle parlait avec une grande vivacité, mais sans colère. Il me semble que j'ai été aussi ferme que possible, mais me maintenant très calme sans rien ménager. On m'a dit que j'avais été convenable.
donyme que Mérimée lui a dédié sa nouvelle la Chambre hleue.
Point d'honneur ; désir de montrer à M. Keller et à pareille espèce qu'on n'a pas peur; désir de montrer à l'Angleterre qu'on ne fait rien sous la pression d'une menace ; inquiétude de donner aux rouges une occasion ; voilà ses arguments.
J'ai dit qu'on ne devait pas plus céder à des menaces qu'à des prières et des cajoleries hypocrites ; qu'il ne fallait jr.mais prendre le contrepied de la politique de ses ennemis ; que in medio virtiis; qu'il y avait plus de courage à mépriser des calomnies qu'à se jeter dans l'embarras pour les réfuter ; enfin qu'on avait charge d'âmes, qu'on était responsable d'une dynastie et d'un grand pays et que la politique de sentiment ne valait pas mieux que la politique dite (à tort) machiavélique.
La discussion a fini par l'épuisement des gosiers, et il y a eu un grand silence de huit à dix minutes; après quoi, il m'a semblé qu'elle était plus prévenante pour moi qu'à l'ordinaire, évidemment pour me montrer qu'elle n'était pas fâchée. Elle a même demandé à madame de Rayneval si elle croyait que je n'avais pas é(é blessé. Vous la reconnaissez à ce trait. En m\
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mot, c'est avec la vivacité de son caractère^ et avec ses préjugés particuliers, par les mêmes considérations que votre auguste hôte, qu'elle envisage toute l'affaire.
Je crois que, si les ministres anglais veulent sincèrement l'évacuation de Rome, ils ne l'obtiendront qu'eu ménageant des susceptibilités généreuses et, par cela même, plus difficiles à efïacer. Vous avez vu ce que peu d'étrangers ont vu, leur intérieur, et vous en savez sur leur caractère plus que tous les ministres de l'Europe. Vous pouvez faire beaucoup do bien, je crois, en disant vos impressions. Je ne doute pas qu'à part celle que vous a laissée la montagne de la Rune, elles ne soient excellentes.
Ce matin, j'avais découpé un masque en papier pour le prince impérial. Il est entré dans le salon après le déjeuner, en disant : « Je suis monsieur Panizzi qui rcNient. »
Nous avons tous plus ou moins des inquiétudes dans les mollets. Un des cbevaux est re^té malade à Sarre. Ce n'est pas le vôtre, mais un de ceux de Sa Majesté. Les marins de Saint-Jean de Luz sont verius rendre visite à l'empereur hier. Cela
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l'aisait très bon elTet de la terrasse. Il y avait une flotte de vingt bateaux. Vous pouvez penser que cela a fini par un fameux pourboire.
Ce soir, il y a bal. Nous avons fort admiré deux Circassiennes arrivant du Caucase, avec des yeux de gazelle et des cheveux tombant en tresses défaites sur de blanches épaules; très agréable mélange de civilisation et de sauvagerie, promettant de fameux profits pour le consommateur.
Bonsoir ; portez-vous bien et recevez les compliments et les regrets de tous les habitants de la villa.
Paris, 9 octobre 18G.>.
(Très confidentielle.)
Un mot à la hâte. Nous sommes partis à iiuit heures et demie de la villa Eugénie hier, et arrivés à Paris à minuit un quart. Nous avons passé assez mélancoliquement les derniers jours. Qua-
torze personnes, dont Leurs Majestés, ont eu des maux d'estomac, coliques et vomissements la même nuit, à la même heure. Votre serviteur a été des plus maltraités. Hier, tout le monde allait bien, sauf l'impératrice et Piétri, qui souffraient encore un peu.
Il est question d'un grand remue-ménage ministériel. Un de nos amis m'a dit ce matin que, si ce cliaiigement avait pour objet de mettre de l'homogénéité dans le cabinet, il y applaudirait de tous ses efforts ; mais que, si, comme il le craignait, il en résultait le renforcement du parti clérical, il se proposait de rendre son portefeuille. Je l'approuve complètement pour lui, car il a remis la barque à l'eau et la laisse dans un état excellent. Tous ces hauts et ces bas sont déplorables. Je me prends quelquefois à penser que c'est dans l'espoir d'arriver au bien qu'il commence par le pire. Très mauvais système.
L'impératrice me charge de vous remercier de votre lettre, qui lui a fait grand plaisir. Mesdames de Rayneval et de la Poëze, M. de Varaigne et tutti quanti vous disent mille amitiés.
J'ai copié votre lettre pour qu'elle fût lue plus
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facilement et aussi pour substituer l'empereur à César, qui aurait pu être pris pour une ironie. Je vous écrirai demain plus au long au sujet de la conversation de Broadland K Le courrier me presse.
CYIII
Paris, U octobre 18GÎ.
Mon cher Panizzi,
L'indisposition dont je vous ai parlé n'a pas eu de suites. Je crois comme vous que nous avons mangé du vert-de-gris. Les cuisiniers jurent leurs grands dieux qu'il n'y en avait pas; mais les symptômes de notre indisposition me semblent concluants. Pour ma part, je suis parfaitement bien, aussi bien que votre cheval, qui, quoi que vous puissiez dire, est un animal vigoureux.
Yous savez quelle est mon opinion sur la question romaine ; mais je ne puis m'empêcher d'être surpris qu'un homme aussi fin et aussi pénétrant que lonl Palmerston ne connaisse pas mieux les