VI PRÉFACE
Elle raconte ensuite et les allées et venues du lendemain, et le replâtrage, ùlc.eic. Toutes les lettres datées de Compiègne, de Fontainebleau, de Biarritz présentent le même intérêt et nous font pénétrer au cœur même de toutes les passions et de toutes les ambitions qui s'agitaient autour de l'empereur. C'est, en quelque sorte, la petite histoire de l'Empire, écrite de main de maître... Or petite et grande histoire se touchent et se confondent sans cesse, se tiennent par mille liens secrets et, l'une par l'autre, se commentent^, s'expliquent et se complètent.
Mérimée, au fond, avait peu de goût pour tous ces divertissements de cour. Il trouve, à certaines heures, que ces fêtes perpétuelles ne vont pas sans beaucoup de fatigue et sans un peu d'ennui. Il serait volontiers de l'avis de lord Palmerston, qui disait que la vie serait supportable sans les plaisirs. De Compiègne, Mérimée, dans ce même mois de novembre 1863, écrit à Panizzi :
« Nous vivons ici en grande occupation. Votre » serviteur est directeur de théâtre, auteur et ac- » teur. Il fait de plus des révolutions dans les beaux- » arts et de la polémique avec llnslitut. Dans ses » moments de loisir, on lui donne des recherches » à faire dans l'histoire romaine. Il est, d'ailleurs,