‹ Lettres à Madame d'EpinayChapitre 108 sur 181 · Voir p. 4. Cette phrase est passée dans l'éd. T · texte numérisé non relu

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3. Gentil Bernard (1710-1775), Tauteur de VÂrtd*aimer, roclianl trop

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Au reste, j'écrirai à l'auteur du sermon; et, pour me yenger d'une si belle pièce, je compte, si Dieu me donne vie, lui envoyer un ouvrage original et sérieux. Il m'a trop humilié en fait de plaisanteries, et je ne compte plus plaisanter devant lui.

J'ai reçu dans la même caisse la mauvaise brochure du comte de Lauraguais contre le sieur Dupont^; elle lui ressemble, mais même ce n'est pas de son meilleur cru. J'ai aussi lu Linguet. Je crois que Linguet est plus habile que moi en fait d'académie de manège. Il connaît mieux comment il faut étriller ces rosses. Il faut avoir le poignet bien plus ferme, et je gagerais qu'ils ' ont été bien plus doux sous sa main que sous la mienne. Mais à propos, comment tout ceci a-t-il fini? Que font les économistes? Que disent-ils de la disette? Il y a un siècle que vous ne m'en écrivez rien. Il est tard. J'ai dîné ce

son art en pratique, avait été frappé, an mois de jaillet 1770, d'une attaque d'apoplexie qui, au mois de mars 1771, avait été suivie d'une imbéciliité à peu près complète. Correip. litt. t. IX, p. 257.

1. LeUre de M. le C*** deL*** à M. Dupont, 1770, de 72 pages in-12 en réponse à un article de l'abbé Morellet publié dans les Ephémérides sur le Mémoire ôa comte de Lauraguais tur la Cùmpagnie des Indeg. (Bibl. nat. Y). Voici quelques passages de cette lettre, datée du château de Tourgeville, le 15 sept. 1770, Après une comparaison des plus lestes : • Voilà une question que j'ai l'honneur de vous faire sur cette parabole, qui ressemble aux contes de l'abbé Galiani I » Et plus loin ; • En est-ce assez? voyez>Tous suffisammentla carrière que je Teuxentr^ouvrir, de peur que M. l'abbé Gaiiani n*yentretrop impétueusement, en rompant la barrière que vous défendez. Je craindrais qu'il ne vous punît cruellement de Tavoir condamné à lire un de vos ouvrages classiques... Je vous dirai que j'ai lu et relu avec beaucoup d'attention l'ouvrage de M. l'abbé Galiani ; j'étais bien sâr d'y trouver inHuiment d'esprit ; cependant je ne serais pas étonné que Boileau lui-même ne lui eût fait le même reproche qu*à Régnier, mais Boileau était du siècle de la bonne compagnie, il en était lui-même... Il me parait être le seul de tous les auteurs qui ont écrit sur Texportation, qui Tait envisagée sous de grands points de vue politiques... Les cuisiniers, qui ne sont pas au nombre des artistes que Tabbé Galiani estime le moins j lui feraient un bien mauvais dîner, s'ils ne consommaient pas pour lui les productions de la mer, des champs et des jardins. Comment, avec tant d'esprit, n'a-t-il pas vu que Tagriculture est au premier degré du commerce. • P. 6, 10^ 32, 86.

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