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C'est ce qui est arrivé

238 LETTRES DE L'ABBÉ GALUlifl

nation^ et VOrdre essentiel^. On sera pédant d'après Montesquieu et moi, comme on l'a été d'après Aristote par les péripatéticiens.

Les arts, la marine, seront très négligés. Il y aura très peu de commerce, et presque tout par terre, et de proche en proche ; car chaque nation ayant perfectionné son agriculture et ses arts, se suffira à elle-même ; et les sottes lois favorables à l'exportation et contraires à l'importation détruiront tout commerce ; car lorsque tout le monde veut donner et personne ne veut recevoir, il en arrivé que personne ne donne ni ne reçoit plus rien. Adieu. Alia die; bonsoir. Je vous embrasse et suis, etc.

Ecrivez-moi par la poste en droiture ; voilà le mieux.

(Rép. au n° 53.) — Naples, 11 mai 1771. ,

Je n'ai pas, ma belle dame, de lettres de vous ce soir, chose qui ne me tourmente point , puisque je compte les avoir demain. Mais ce qui me tourmente et qui m'inquiète très fort, c'est que M. Nicolaï me mande que vous lui avez dit que je devais recevoir une lettre de vous, sous la date du 11 mars, avec un papier intéressant. Je n'ai reçu ni lettre ni papier, et je ne puis deviner ce que cela pourrait être, car aucune lettre de vous ne m'en indique rien, et je n'attendais rien d'intéressant, à moins que cela ne soit quelque quittance de M. l'ambassadeur Fuentès pour l'argent que vous avez payé, et vous êtes toujours à temps de la faire renouveler. Cette pensée, en attendant, et cette inquiétude me chiffonnent la tête, au point que je ne sais rien vous écrire ce soir. Je pourrais continuer mon

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