‹ Lettres à Madame d'EpinayChapitre 135 sur 181 · MADAME D'ÉPINAY A L'ABBÉ GALIANJ · texte numérisé non relu

MADAME D'ÉPINAY A L'ABBÉ GALIANJ

Le 5 octobre 1774.

Eh bien ! vous avez été sans un mot de moi la semaine dernière; mais c'est que je n'ai point eu de lettres de vous, que je n'en ai poitit eu de Londres, et que l'humeur m'a prise. J'ai fait des recherches sans tin, et je n'ai trouvé ni lettre de cette semaine passée ni aucune nouvelle des trois précédentes qui me manquent. M'avezvous écrit ou non? En vérité, mon cher abbé, je ne sais qu'imaginer; mais cela m'inquiète fort. Laissons mon inquiétude et mon impatience jusqu*à nouvel ordre ; ce qu'il y a de certain, c'est que si je ne reçois rien cette semaine, je n'écris plus jusqu'à ce que la correspondance ait repris une assiette assurée.

Mon Dieu ! la belle et sublime lettre que celle que vous m'avez écrite sur cet article Curiosité! comme tout cela est bien vu et profondément pensé ! Je ne suis pourtant pas convaincue que les animaux civilisés soient sans curiosité. Mon abbé, mon chien est curieux, je vous assure; je l'ai bien étudié, et ce n'est pas d'aujourd'hui. Quand un carrosse arrête chez moi, quand il entend le »ifflet du

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