L'éd. T< omet tout ce paragraphe
Mais j'ai assez cfiusé théologie a^ec vous. Quoique dans ce monde tout ne soit pas bien, il est bien que vous soyez prieur, il est bien que vous en jouissiez longtemps, il est bien que vous m'écriviez quelquefois, et je suis bien votre serviteur, etc..
tl8. — MADAME D'ÉPINAY A L'ÀBBÈ GALIANI.
Janvier 1772.
Pour commencer par vous mettre de bonne humeur, mon cher abbé, je vous envoie une chanson nouvelle, sur un air qui n'est pas nouveau. Je vous conseille de la lire et de la chanter ; cela vous donnera de la gaieté ; ma lettre vous en paraîtra meilleure.
Eh bien ! vous dites donc que « les idées ne sont pas les suites du raisonnement, qu'elles les précèdent et suivent les sensations; que nous prouvons par le raisonnement qu'un bâton ne se courbe pas dans l'eau, et que cependant l'idée que nous en avons nous le montre courbé', parce que la sensation de l'œil nous l'adit ainsi, et que l'idée suit le sentiment de la vue ? » Gela répond en effet à merveille à ce que vous dites plus haut, que toutes les fois que l'esprit humain ne peut pas se former ridée de quelque chose, la démonstration ne peut pas se changer en persuasion. Nous démontrerons donc que telle chose que nous ne comprenons pas est ainsi, et nous agirons toujours comme si elle n'était pas ainsi. Savezvous que cela prouve bien plus que vous ne croyez? Vous démontrez pourquoi tant de gens se ruinent pour des filles d'Opéra, qui les trompent en leur jurant une fidé-, lilé éternelle à laquelle ils croient, quoique le contraire