U3. - A M. LE BARON DE GRIMM
Monsieur le baron, quoi ! vous me demandez encore des médailles après le mauvais succès de celles que j'imaginai pour le mariage du prince ', et dont je n'ai jamais reçu aucune épreuve ! Vous me croyez donc meilleur pour les morts que pour les mariages? J'obéis.
Les anciens n'ont jamais pleuré les princes morts. Cette grande vue politique avait été développée par Tibère, lorsqu'il défendit les deuils de Germanicus, en disant : Principes quidem mortales, rempublicam œternam esse *. En effet, c'est toujours une satire du gouvernement actuel, que les regrets du passé. Or, s'il y a un pays au mondequine doit rien regretter, c'est celui à qui le cher prince de Saxe-Gotha est échu en partage pour son souverain. Les anciens n'ont donc gravé sur les médailles que les apothéoses de leurs princes et princesses. Ainsi toutes les inscriptions à ce sujet se réduisent à Consec9*atiOy ou Memoriœ eternœ^ avec les symboles de l'apothéose, qui
1 . Les Cabalet , la Bégueule, Jean qui pleure et Jean qui rit , qui venaicut de paraître.
S. Le prince héréditaire de Saxe-Gotha, marié le 21 mars 1769 à Uarie- Gharlotte de Saxe>Meiniugen , et qui venait de succéder, comme duc de Saxe-Gotha et d'AJtenbourg , à sou père, Frédéric ILl, mort le 10 mars 1772| à l'&ge de 73 ans, survivant quelques semaines seulement a sa sœur la princesse douairière de Galles, née en 1710, et décédée le 8 FéTrier.