‹ Lettres à Madame d'EpinayChapitre 169 sur 181 · Pour la statue de Pierre le Graod. Voir la lettre · texte numérisé non relu

Pour la statue de Pierre le Graod. Voir la lettre

2. Cette lettre a été insérée par Grimm, dans sa Correspondance lillé' ratre, de novembre 1772 (t. X, p. 1 u7), à ^occasion d'une inscription faite par Diderot pour la stati^e de Pierre le Grand, de son nmi Palconet. Elle y est précédée de ces lignes : Je me suis adressé pour ma propre satisfaction à l'abbé Galiani , et Je lui ai demandé une inscription selon mon foût pour la stattie équestre de Pierre le Grand. Voici la réponse qu'il m'a faite.

Turcis terra marique debéllatis,

Tartaris in potestatem redactis,

Valachis, Moldavis in fidem receptis,

Finibus imperfi propagatis,

Statuam cunn ornamentis

Imperatori c<esari Petro I Augdsto,

Patri patriœ,

Libens merito posuit.

Dedicata anno 1772, mense, etc.

Le philosophe a* oublié que c'est Catherine elle-même qui érige la statue de Pierre le Grand et que personne ne doit se louer ni directement, ni indirectement. Dans les inscriptions, il ne faut que des faits et des faits vrais. Ce sont des monuments historiques et rien de plus. La postérité doit juger sur les faits.

Vous ne galoperez pas, à ce que je crois, de longtemps. Les médecins ont bien fait de vous défendre de voyager de sitôt. J'aurais mille choses à vous dire, mais je me suis purgé ce matin et je dois aller dîner chez des Espagnols aussi grands qu'aimables, que M. le duc d'Arcos^ a amenés avec lui. Ils sont si différents de l'idée qu'on avait des Espagnols, que le marquis de Mora n'est plus pour moi un miracle ; ce n'est plus à mes yeux que le plus grand des grands d'Espagne. Adieu.

Dites mille choses de ma part à mes amis. Je me re-

i. Diderot, qui avait composé cette inscription : PaoFuOâTis HosTiuMy

AaHlS, — ClASSB CRBHATâ, AdCTO DOHIIIIO, FlLICITATl POPCLORUH'

KBODITA PACB, PbTRU — NOMINB PRIMO MORUHBNTUH POSUIT

CaTHARIIIA NOMIIIB SRCVNDA ANifO i772.

2. Le duc d'Arcos, capitaine d'une des compagnies des gardes du corps de Charles III, roi d'Espagne, était arrivé, le 5 aoiU, à Naples, accompagné de plusieurs gentilshommes, pour tenir sur les fonts de baptême, au nom de son souverain, la princesse dont la reine de Naples venait d'accoucher. Le 6 septembre eut lieu le baptême , suivi d'un bal en domino au Palais, et deux jours après d'un autre bal au théâtre San-Carlo. Le 15, le duo d'Arcos donna en son hôtel un bal précédé d'un concert, auxquels assistèrent le roi et la reine, le (9 un bal masqué, et le 15 octobre, trois jours avant sou départ, une fête roagninque. Qaz§tt$ de franee, p. 32t, 377, 380,416.

38U liETTBES DE I'ABBÉ GALIAKI

proche de ne pas leur écrire, mais le départ du baron de Gleichen a cassé mon dernier ressort, et je suis devenu absolument immobile. Adieu.

i 52. — A LA MÊME.

(Rép. au &o 10.) — Naples, 24 octobre 1772.

Votre lettre dul«' octobre m'a beaucoup satisfait. Vous y paraissez plus gaie et plus tranquille que dans les précédentes. Dieu soit béni !

Commençons par répondre à vos questions. Votre recette de stagna sangue a eu le succès qu'ont tous les remèdes qui ne sont pas ordonnés par les médecins traitants, mais par des amis affectionnés. On Ta demandé avec empressement ; on en a importuné le malavisé proposant; on Fa reçu nonchalamment ; on n'en a rien fait, et on s'est cru guéri.

Pour mon vin antiscorbutique, je suis bien aise d'en posséder la recette, mais je ne l'ai point pris. On prend des remèdes à proportion qu'on a de l'attachement à la vie. Voilà pourquoi les vieillards efi. prennent toujours, les jeunes personnes point. Je n'en prendrai donc pas à Naples ; j'en aurais pris à Paris. Gleichen ne vous a pas bien pein\ ma situation; je vais le faire, moi, en deux traits.

Figurez-vous Confucius transporté en une seule nuit à Paris, où personne ne le connût, etluine sachant d'autre langue que le chinois. Il ne parle qu'avec lui-même, et il a, à lui, la consolation ou le regret de savoir qu'il est adoré en Chine. J'ai été, l'avant-dernière semaine, chez moa frère, à Sorrento ^, où j'ai trouvé mes trois nièces

1. Sorrento, le Surr&ntum des Romains, à 13 k. S.-O. de Castellamare, sar la rive raéridionale du golfe de Naples.

A MADAME D'ÉI^INAY. 381

qui demandent à cor et à cris d'être mariées au plus tôt, avec menace de se marier ingénuement d'elles-mêmes, si on ne se presse pas. C'est bien amusant. J'ai été cette semaine à la Torre del Gî'eco ^ chez un ami de ma plus tendre jeunesse. Il aspire à être juge de la vicairie. Précisément, le jour que j'y arrivai, il eut la nouvelle qu'un juge de vicairie était mort ; ainsi, il m'a parlé toujours de ses prétentions, et m'a forcé de solliciter pour lui. C'est bien amusant encore. Voilà mes campagnes. Au contraire, j'ai eu hier au soir, chez moi, le comte de Rewitzki*; nous avons causé, tête à tête, trois heures ; et cela vaut bien mieux que nos campagnes. Dans mes abbayes je n'ai point de maison ; il y a un mauvais air six mois de l'année ; on rencontre des voleurs sur les grands chemins ; à cela près, ce sont des endroits délicieux, un vrai paradis terrestre.

Je vous supplie instamment d'arracher de Merlin pied ou aile ; aussitôt que vous aurez quelque argent à moi , daignez m'en avertir , et je vous tirerai des lettres pour le concurrent de la somme ', qui sera dans vos mains. Vous ne sauriez deviner la cause de mon empressement ; il serait trop long de vous le mander. Je le dirai à Grîmm ; mais il suffit que vous sachiez que je suis pressé de faire cette remise, et je me contente de finir avec Merlin, même avec perte. Où diable Diderot dénicha-t-il ce Merlin enchanteur * ?

1. Village à 1 1 k. S.-E. de Naples, sur le golfe, au pied du Vésuve.

2. Le même, sans doute, qui, en septembre i77S, fut nommé roiutstre plénipotentiaire de l'empereur près du roi de Pologne. Gaz. de France, p. 358.

3. L'éd. T. corrige : je tirerai «itr voue des lettres jusqu'à concurrence de.

4. Ce libraire, Merlin, demeurait rue de La Harpe, et avait précédemment édité un line sur le commerce des blés.

382 LETTRES DE L'ABBÂ GALIAKI

Garaccioii a bien tort d'oublier mes lettres ; je suis le seul à Naples qui ne Tait point oublié.

Votre chanoine d'Étampes \ a trop pris d'espace dans votre lettre, et pas assez dans les airs. J'aurais mieux aimé la trouver remplie de détails de Gleichen ou de Grimm. Enfin, il m'a fait rêver au pourquoi tous les fanatiques aiment le mariage-concubinage ', etc; témoin Vdbh^ de Saint-Pierre, Luther, Descartes, Rousseau et votre chanoine; pourquoi tous les grands caractères aiment le libertinage; témoin. César, Auguste, Laurent de Médicis, Henri IV, etc. Voici pourquoi. Le fanatique est heureux dans la fixation de ses idées; il n'aime pas à s'en détourner. Rien ne tranquillise tant qu'une gouvernante. Les grands hommes aiment le tumulte des idées, el ils ne s'en délassent qu'en entrant dans un autre tourbillon encore plus violent. La galanterie est, de toutes les tempêtes, la plus orageuse; elle fait leur délassement.

Je crois qu'on pourra voler dans les airs, si on découvre un ressort d'une force presque infinie. Je crois que les ailes d'un homme devraient être de quatre-vingts pieds d'envergure. Une machine pesant autant qu'un homme, et un homme dessus, demandent cent soixante pieds. Il est difficile de faiœ une plume roide et légère delà moitié

1. L'abbé Desforges qui, d*aiUeurs sans succès, avait fait, prè« d'Étampes, vers le mois de septembre, des expérieaces aérostatiques, sur un char tolaat. « Il a fabriqué, dit Grimm, une espèce de goodole d'osier, il l'a enduite de plumes, il l*a surmontée d'un parasol de plumes t il s'y campe avec deux rames à longues plumes, et il espère, à force de ramer, de se soulever dans les airs. » Correap. liUér., t. X, p. 61.

2. Allusion àl'ouvragedu mèmeabbé D'-%(orge».\eg Avantages du mariage êi combien il est nécessaire aux prêtres et aux évéques de es temps-ci d*épous»r une fille chrétienne^ Mh's, i vol. in-l2. •C*esl un ouvrage rare^ dit Grimm k Cftie datf ; il a été brâlé par arrêt du Parlement, par la main du buurreau. L'auteur, qui est prèire, est partie iotéressf^e dans sa cause; il a été mis à la Bastille, et au sortir de la prison, pour pruuvi-r son attachement a sa doctrine, il a épousé une fille chrétienne. » Corresp. Ittiér,, (. IV, p. 60.

de cette étendue. Ainsi, nous ne volerons pas de longtemps. Je n'ai pas le temps ce soir de vous endiredavantage. Gleichen ne m'aimera jamais assez. Adieu.

(Rép. au n" H.)T-Naples, 30 octobre 1772.

Ma belle dame, grands dieux !. à quelle heure donc me ferez-vous coucher cette nuiti II est deux heures après minuit ; je commence cette lettre. La. vôtre m'est parvenue cet après-dîner, Tenvie d'y répondre m'a pris ; il est venu du monde, du monde ennuyeux, cela va sans dire; enfin, des Napolitains. Je suis sorti, allé chez mon ministre d'Étal \ le seul endroit que je hante; je suis rentré, et le monument du prince de Saxe-Gotha m'est revenu dans la tête. Adieu donc le sommeil ; il a fallu le faire, et il a fallu vous répondre. Ecrivons donc; nous dormirons quand il plaira à Dieu. Mercure pourrait très bien être dans un temple de luthériens, à moins que ces messieurs ne soient bien plus difûciles que nous. Je crois qu'il* y en a un dans un tombeau, à Saint-Pierre. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a un Hercule, comme symbole de la jeunesse, au tombeau de Julien de Médicis, à Florence ^, dans la sacristie. Nous avons ici, derrière un maître-autel, le fameux tombeau de Sannazar ', où il y a Apollon et Minerve ; mais s'ils n'en veulent pas, il faut plier les épaules. Sans flatterie, il est

1« Tanucci.

i. Julien de Médicis, due de Nemours (1478^1516), 3^ fils de Laurent e Magnifique, et frère de Léon X, dont le tombeau, avec celui de Laurent de Médicis, duc d'Urbin , dans l'église Saint-Laurent, à Florence, est le chef-d'cguvre de Michel- A.nge.

3. Jacopo Sannaiaro (145S-1 530), le célèbre poète napolitain, auteur de *AT(M(lia (150%^, et du poème latin De partu Virginis (1526). Il fut inhumé dans l'église des Servilos, qu'il avait fait construire près de sa maison de campagne, sur le mont Pausilippet

384 LSTTBBS BB L*ABBÉ GALIAKI

difficile, croyez-moi, après la pensée du philosophe, d'en trouver une aussi belle, aussi simple, aussi énergique ^ Vos urnes ne m*ont pas fait rire : mais ce sont des um^s, et il nous faut des figures de héros. Un pâté du Périgord ne ressemble pas plus à un dindon qu'une urne à un prince mort. La Paléocathbdre (vieille chaise) a peut-être raison qu'en bas-relief on rendrait mieux le bûcher. En effet, les flammes sont difficiles à rendre en marbre, en relief; en outre, je trouve que votre tombeau ressemblerait à une halte de chasse. On prendrait les urnes pour des marmites, le bûcher pour du bois de chauffage, et le phénix pour une poularde qu'on fait rôtir. Vous me demandez mon sentiment et ma pensée. On veut de l'antique et du simple ; en ce cas, je suis en état de leur donner du bien simple, et du bien antique ; mais il ne sera ni nouveau, puisqu'il est antique, ni ingénieux puisqu'il est simple, ni original, puisqu'on veut des copies. Il est constant que les anciens, dan% les monuments de mari et femme, ont toujours mis leurs figures demi-couchées sur les tombeaux, tantôt accouplées, tantôt en face; et c'est le plus fréquent, d'autant plus qu'il fait un meilleur effet. D'après cela, j'ai dessiné le tombeau ; et, pour vous faire rire à mon tour, je vous envoie le premier croquis, et puis l'ouvrage mis au net. Je ris moi-même en voyant ma façon de dessiner; mais vous savez que tous mes membres, excepté un, n'ont jamais voulu obéir à mon imagination. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il n'y a aucun peintre au monde qui travaille aussi vite que moi. Mais laissons mes louanges et mes talents. Je sens que mon dessin a grand besoin d'une description. Je couche donc le duc et laduchesse ; ils se donnent la main. Cela indique en même

i. Éd. T. : symbole noble j tendn, énergique.

A MADAME D'BPINAY. 385

temps la constance de leur araour conjugal, et le tour que la duchesse a joué à son mari de Tentrainer après elle. La duchesse, soulevant une main, indique d'un doigt le ciel où il faut monter, et Tunité d'un Dieu en qui seul il faut avoir confiance; elle regarde en haut en effet. Le duc, d'un air attendri, la regarde, et, pour se congédier de sa province, lui donne sa main à baiser. La province^ symbolisée par un génie en pleurs, lui baise tendrement la main, et paraît vouloir le retenir. Il tient de l'autre main l'écusson des armes de Gotha, etc. ; de l'autre côté, auprès de la duchesse, est un autre génie, le visage cou^vert d'un drap, le flambeau renversé, éteint dans la main ; de l'autre il embrasse le tombeau où sont les cendres chéries. C'est l'amour filial. Le tombeau est simple, d'un ordre attique, l'inscription au milieu. Le tout porte sur deux socles, dont le premier est orné de crânes de boucs avec des festons à l'antique, l'inférieure n'a qu'un ornement à bâtons rompus, à l'antique. Si vous le faites dessiner joliment, vous verrez que le tout a un bel effet et une harmonie; caries postures, quoique simples, sont en contraste. Voilà mon ouvrage de deux heures. J'ai ajouté l'inscription, et elle vaut mieux que mon dessin, à beaucoup près. Si le prince s'y connaît, il ne la changera point du tout. Les années et les jours de leurs morts devraient s'écrire sur les côtés latéraux du monument, pour ne pas allonger l'inscription, et ne lui rien ôter de sa majesté laconique.

Voilà assez parler de morts.

Vous me grondez de ce que j'ai quelquefois de Thumeuf contre Magallon ou d'autres ; mais savez-vous que c'est le plus grand des miracles que mes lettres ne soient pas remplies de mauvaise humeur ?Puis-je écrire à Paris sans y penser? et puis-je y penser sans avoir de l'humeur ?

386 LETTBEM DB L'ABBÉ OALIAKI

Magallon m'écrit cette semaine, et, pour me consoler^ il veut me faire accroire que Paris est changé tout à fait ; mais tant que mes. amis vivront, il ne sera pas changé pour moi.

La cérémonie de mademoiselle Clairon à la s'tatue de Voltaire ^ a je ne sais quoi de pantomime grotesque qui me déplaît; on en aurait pu faire tout autant, si on ^vait consacré dans le foyer de la comédie, la statue du dieu Priape. On a beau faire, tant que nous ne ferons pas du théâtre un acte de religion, et des filles de joie des prêtresses, on ne fera pas d'un poète tragique un héros à statues.

Vous m'apprenez lachose du monde la plus neuve et la plus étonnante pour moi, que, dans mon Dialogue sur les femmes, il y a un trait qui pourrait blesser Thomas, dont je n'ai pas vu Touvrage, et madame Necker. Je vous jure que je n'en ai pas eu Tintention. Trois cents lieues et trois années, sont de grands intervalles. N'ayant conservé aucune copie de mon Dialogue, je ne sais pas ce qu'il y avait. Vous êles là maîtresse d'en ôlertout, la moitié, ou telle partie qu'il y aurait, et vous ne pouvez me faire rien de plus agréable que d'en ôter ce qui blesserait mes véritables amis. Je me souviens que dans mon Dialogue il y avait ce trait : Qu'il n'y avait rien de ce que dit M. Thomas. Mais ceci me blesse bien plus qu'il ne le blesse ^.

1 . Dans la seconde quinzaiDC de septembre 1772, à l'uo de ses mardis, maKiemoiselle Clairon , qui demeurait alors rue du Bac , avait donné à ses invités le spectacle imprévu du couronnement du buste de Voltaire par ellemême, vêtue en prétresse, et récitant VOde de Harmoutel à la louange de Voltaire. C'était une sorte de revanche du peu de succès qu'avait obtenu la statue du poète par Pigalle. Voir Grimro, Corresp. litiér.j t. X, p. 72, et les Mt^m. secrets, t. VI. p. 207 et 233.

2. Voici ce passage : t Le marquis. — • Avez-vous lu l'ouvrage de H. Thomas, qui vient de paraître, sur les femmes? — Le chevalier — Non. — Le maïquis — U ne dit lieu de ce que vous venez «le dire. — Le cheva- Uer. — Et saves-vous pourquoi? — Le marquis. — Non en vérité? — Le

J'aimerais bien mieux dire les choses que dit Thomas, que de lui entendre dire les miennes ^ Ainsi je ne crois pas que ce soit cela qui vous paraisse offensant. Au reste, ôlez tout, je vous en prie; vous savez que j'aimerais que mes lettres fussent vues et lues de tous mes amis ; ce n'est pas par vanité, c'est pour me conserver dans leur souvenir. C'est parce que j'aimerais à leur parler, et je ne puis pas; c'est parce que je mange à Naples, et je vis toujours à Paris, et j'y vivrai tant que je pourrai. Ainsi, démon côté, nulle difliculté que ce que je vous envoie soit vu, excepté ce qui blesserait les dévots, gens à craindre, gens qu'un Italien doit encore plus ménager qu'un Français. Ma foi, il faut enfin aller se coucher. Bonsoir.

P, S. Il me paraît qu'on n'entendra rien à mon Dialogue, du moins qu'on ne le goûtera pas, si on ne lit votre lettre dont il était la réponse. Si vous voulez, je vous enverrai la copie.

(Rép. au n" 8.) — Naples, 7 Dovembre 1772.

Ma belle dame, M. Sersale est arrivé, il m'a remis le Bonheur *, d'Helvétius, de votre part. La prose en vaut

chevalier. — C'est que je ve dis rien, moi, de ce qu'il dit, lui. > — Thomas, à la page 205 de Sun Essai, ayant fait un paoég^rique de madame Neck* r, celle-ci aurait pu, à la rigueur, voir une critique indirecte dans ces derniers mots du Uialouu^ de Galiani. Ou reste, Grimm affirme encore la con.posiiiuo de ce Dialogue, en dehors de Thomas et de son Essaie dans ce pasisage :■« Maître Denis Diderot et maître Ferdinand Galiani, clerc, tous les deux jurés experts, l'un de Langres, l'autre de Naples, étaient interv*>uus dans cette cause de leur plein t>;ré, et sans avoir été provoqués par maître Thomas, m Conesp, litiér.f t. X, p. 3.

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