Éd. T. : était en dialogue
Le poème de l'empereur de la Chine ^ est un triomphe de plus pour moi. Tous les sots sont pour la libre exportation, et contre les Chinois, parce qu'ils ne savent ni voir ni juger. J'en veux deux exemplaires, et je vous prie de les acheter et de les remettre à M. Delorme, emballeur célèbre, rue Saint-Honoré, vis-à-vis le Grand-Conseil, pour qu'il les envoie à Rome, au cardinal Orsini *, pour les faire parvenir à S. E. monseigneiir le marquis de Tannucci*. Les frais du transport seront remboursés à M. Delorme par le chargé d'affaires ; l'achat, c'est moi qui le paierai. Vivent les Chinois ! c'est une vieille nation qui nous regarde comme des enfants et des polissons, et nous nous croyons une grande chose, parce que nous courons les mers et les terres : Bigis atque quadrigis pettmus benè vivere *, et nous portons partout la guerre, la discorde, nos lingots, nos fusils, notre évangile et notre vér....
Vous avez raison, le baron est bien exact, et pas lin. Au reste, je crois que vous pouvez forcer Panurge à vous montrer ma lettre; il ne peut pas dissimuler d'en avoir reçu une ; elle vous amusera assurément.
L'aventure de Merlin me donne tant de mauvaise humeur, qu'assurément je n'écrirai rien de plus qu'après
I. Eloge de la^ ville de Moukden et de ses environs y poème composé par Kien^Long, empereur de la Chine, actuellement régnant ; ourrage traduit du chinois par le père Amyot, jésuite, et publié par M. de Guignes, in-S". Diderot en a rendu compte dans la Correspond, littir, de Grimm, t. IX, p. t.
S. Doqiiniqoe Orsini, né le 5 juin 1719, cardinal diacre depuis 1743.
3. Bernard, marquis de Tanncci (1698-1783), le célèbre ministre philosophe, émule de Choiseul, de Pombal, d'Aranda et de Felino, qui gouverna Naples, sous Charles VII et Ferdinand IV, de 1735 à 1776.