‹ Lettres à Madame d'EpinayChapitre 37 sur 181 · Horace, Epistolarum^ I, 11. Vers · texte numérisé non relu

Horace, Epistolarum^ I, 11. Vers

Navibus atque Quadrigis petimus bene vivere. Quod petis, hic est : Est Ulubris, animus si tt non déficit œquus.

avoir touché et palpé cent louis, dont j'ai besoin. Ainsi donnez-moi la nouvelle que les billets sont négociés, et que je suis payé ; et puis nous parlerons.

Ma ven'e en lisant Badaud^ s'est refroidie. Je veux tout lire auparavant ; et en vérité, sa première lettre ne disait rien du tout. Je ne sais pas si je répondrai ce soir à mon cher et charmant comte de Schomberg. Je suis un paresseux, et je me réduis toujours à l'extrémité. Vous avesf songé à embellir la statue de Voltaire par quatre magots enchaînés, mais vous n'avez pas bien choisi les sujets ; il fallait y mettre le général des jésuites, le p. . . , M**** et un autre. Adieu, ou, pour mieux dire, sans adieu. Aimezmoi. Je vous, adore, et n'ai de bonheur qu'en rêvant à Paris, à vous, à mes amis.

(Rép. au n" 7.) Naples, 26 mai 1770.

Ma belle dame, oui, j'ai reçu exactement toutes vos lettFes depuis le n® 1". Vous verrez si vous recevez les miennes.. Nous avons eu ici un temps aussi effroyable qu'à Paris; ainsi ne m'enviez pas le climat; car je n'ai, en vérité, rien qui soit digne d'envie. Je vous permets d'envier à Naples de me posséder, et vous le pouvez d'autant plus aisément, que Naples n'aurait aucun regret de me perdre ; ce qui fait précisément que je n'aurais aucun regret de le laisser. Oui, je vous aime, et le temps ne diminue point mon attachement et mon souvenir., Faites-moi vite savoir que vous avez négocié le billet de

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