Saint Luc t
3t La première de ces* décharges» avait été la publication, dès la Sa de 1769 (t. XII» p. 179), des deux premières Lettres de l'abbé Roubaud «outre les Diaiogues, et la seconde un article d'appréciation de ces mêmes Lettres, accrues de six autres et publiées sous \h titre de Récréations^ article où on Ut ce passage : « Après avoir lu les lettres de l'abbé Roubaud, les admirateurs du d^coureur Italien sont forcés de rabattre sérieusement de la
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Ephéniérides des citoyens rustres, ou, si vous voulez, ruraux. Je vous assure que Merlin lui tout seul me fait plus de peine que tous les économistes ensemble. Ce Merlin est mon abbé Terray ; il me fait trembler pour mes contrats. De grâce, débarrassez-m'en, même avec un peu de perte, et, après vous être payée, renvoyez-moi par une belle lettre de change le surplus. Rien ne vous sera plus aisé que de me remettre de l'argent , soit par le moyen de M. Giambone \ soit par celui du comte Sersale*. Je crois que. vous serez bien aise d'apprendre que le marquis Caraccioli*, qui est à Londres, envoyé de notre cour.
haute et précoce opiaion que des lazzis leur avaient fait concevoir de sa doctrine. Son énorme livre, qu'on avait tant affecté de rendre imposant et dédaigneux, demeure anéanti : comme les géants fantastiques de nos anciens romanciers, qui se réduisaient en un amas de vapeurs plus ou moins subtiles dès qu'on avait rompu l'enchantement par lequel ils étaient formés. On cherche ce qu'on avait donné pour de la philosophie profonde dans ces Dialogues; et l'on n^y trouve plus qu'un bavardage à grandes prétentions, quelquefois comiques et toujours inconséquents... On pourra lire ces Lettres avec fruit, longtemps après que les Dialogues de M. le chevalier Zanobi seront complètement oubliés. {Ephémérides du cHoyerif 1770, t. II, 2* partie, p. 177.) — Si ce n'est pas de cette décharge qu'il s'agit ici, ce serait d'une troisième, faite, dans te volume suivant, à propos du- livre l'Intérêt général de l Etat ou la liberté du commerce des .blés, par Lemercier de la Bavière, dont la IV* partie était consacrée à réfuter Galiani. On y lit en effet : i Ce livre est intitulé on ne sait pourquoi : Dialogues sur le commerce des blés ; je dis : on ne sait pourquoi ; car on y trouve au lieu de blés, des cartes, des gardes-robes, des pains de sucre, des fontaines, .des capucins, et de mauvaises plaisanteries sur lesjolies femme^ le cocuage et la pesté ; sans qu'au milieu de ces jolis contes, le bon Napolitain qui Se tourmente pour nous faire rire, puisse parvenir à décider s'il faut avoir du pain avant d'établir des manufactures, ou si plus puissant que la lyre d'Amphiou, le nom seul de manufacture suf6t pour faire pousser le blé que personne n'a donné. {Ibid.f t. III, p. 215.)
i. Le banquier Octave Giambone, dont la femme, disent les Mémoires ■secrets (t. XXIX, p. 124 et 168), avait été • nommée entre les maitresse de Louis XV, » et dont la fille, mariée à un Américain, plaida en séparation contre son mari, en 1785. Cette dame Giambone avait reçu une croupe de 1/9 sur le fermier général Rougeot. Mémoires sur Vadminislra" tion de l'abbé Terray, Londres, 1776, p. 245.
2. Un parent d'Antoine de Sersale, né le 28 juin 1702, archevêque de lïapies, et cardinal en 17.')4.
3. Dominique, marquis de Caraccioli (1714-1789), de l'illustre maison
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notre ami commun, et homme d'un esprit distingué, est destiné à cette ambassade. J'aurai un ami de plus à Paris, et cela me fait grand plaisir.
Le baron de Gleichen se fait des idées délicieuses de * ma société ici. Il m'est impossible de ne pas rire d'avance de la surprise dont il sera, lorsqu'il verra que je suis tellement changé, qu'il est impossible de me reconnaître et de tirer aucun parti de ma compagnie. Les plantes se dénaturent en changeant de sol, et moi j'étais une plante parisienne.
' Je vous envoie la copie de ma seconde lettre à Panurge. Pour la bien entendre, il faudrait que je vous communiquasse celle que j'ai reçue ; mais elle est si longue, en tous sens si longue ! Si c'est vraiment Panurge qui l'a écrite, j'imagine que vous, ou du moins Grimm, ou autres, lui ferez plaisir de lui en demander la lecture. De la lecture à la copie, il n*y a^u'un pas, et ce pas est bientôt
de ce nom, originaire de Grèce, mais établie à Naplcs vers le neuvième ou le dixième siècle,' et qui s'était divisée ep deux branches, 1^ celle de Rossi, d'bù sont sortis les comtes de Gerace et âe Terranova, les comtes de Nicastro, princes de Fareno, ducs de Belcastro, les marquis de Misuraca, les marquis de Vico el de terrecuso, comtés de Biscari, ducs d'Airola et de San Yito, les barons de Salvia, marquis de Brienza, les princes d'Avellino, ducs * d'Antripalda, de Bolano, de Monténégro et de-Tripalda; l^ceWe del Leone qui donna naissance aux comtes de Pisciotta et de Parette, aux comtes de
Sicastro, d^s de Ferolleto, marquis de Gioiosa, ducs de Rocca, aux ducs e Caggiano, marquis de Maechia^Godena et de Gastellana, aux ducs de Sicignano, marquis de Binetto, aux marquis de Bucehianieo, princes de San Buono et de Yilla-Sancta, aux prjnces de Harsico-^Yetere, ducs de Girifalco, aux ducs et princes de Helfi, aux comtes de San Angelo, dont l'héritière épousa Hector de PignatelU, duc de Monteleone, aux marquis de Capriglia, ducs de Hiranda, aux marquis de Casa d'Albero, princes de Terra Nova. -— Madame Necker, le comparant ÀGaliani, aditi «Sa conversation s'enchainait toujours à celles des autres ; celle dé Pabbé Galiani ne voyait que des choses extraordinaires : Gai^accioli voyait toujours les choses connues sous une face nouvelle. • Noûveauit mélanges de madame Necker ^ 1801, 1. 1*', p. 266, 297; et^t.ll, p 141. Il eut encore cette ressemblance avec Galiani des'oc- «euper de la qftestion des blés, comme le prouvent ses Réflexione èur la liberté ducommerce de» gréine^ publiées en 1785. Voir encore sur lui, les Sovmenire de GMchenf de Marmontely t. Il, p. 123.
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franchi; ainsi vous Taurez et vous m'entendrez... Est-il possible que vous ne puissiez pas lire ma première? Gela me fâche et me désespère. Marmontel, qui a la mémoire heureuse, aidé de d'Alembert, qui Ta encore plus forte, la retiendront par cœur et vous la diront. Absolument il faut qu'elle soit dans votre recueil.
Un mot des Éphéméindes, Savez-vous que tout de bon je suis charmé de la façon dont on me traite ? J'en suis à la distinction des injures grossières. Cet honneur n'avait été accordé qu'à Voltaire parles chiens de Saint-Médard ; je l'obtiens des chiens du Luxembourg, C'est le quartier des abbés ^ et des chiens que cette partie de là bonne ville de Paris. Il est vrai qu'entre Voltaire et moi, il n'existe d'autre ressemblance que celle d'être tous les deux absents de Paris ; mais il est vrai aussi qu'entre les jansénistes et les économistes, il y a grande différence. Tous les deux crient et aboient de même ; mais ceux-là comptaient les Arnaud, les Pascal, etc., pour leurs fondateurs, et ceux-ci n'ont que des tjuesnay. Enfin je vois que le gouvernement veut qu'il y ait un combat du taureau pour les gens de lettres, comme il y en a un à la barrière de Sèvres pour la canaille parisienne. A la bonne heure, ayons des chiens et soyons le taureau. Et l'abbé Morellet, ce pauvre abbé, mon cher abbé que j'aimais, que va-t-il faire dans. ce \io\indin^ charivari récréatif? Veut-il être le bouledogue? Assurément, il n'égalera pas les Éphémérides^ il ne me dira pas d'aussi grosses injures. Il ne déraisonnera pas si couramment, il n'écrira pas si platement, il ne défigurera pas mes discours et mes idées, aussi mal qu'eux ; il sera donc en tout inférieur, il n'aura pas même l'excellence du mauvais. Pourquoi donc composer un ouvrage? Ce que