Édit. T. : unt certaine démangeaison
3. Âdit. T. : le chatouillement. La phrase suivante y est omise.
4. Lottis-Gonzague Pignatelli d'Aragon, princo de Gonsagne, fiis du comte de Fuentès, ambassadeur d*Espagne près la cour de France, de 1763
8 LETTRES DE l'ABBÉ GALIAKI ^
ami Schomberg^ S*il se lamente de moD absence Je jure comme un grenadier sur la sienne. Il en agit en militaire et moi en abbé. Pour me consoler, je lis les pensées sur
à 4773, et frère aine dn marquis de Mora, l'ami de mademoiselle de Lespinasse, elle gendre du comte d'Aranda. U était alors meslre de camp commandant du rég:iment de dragons dont Te comte de Schomberg était propriétaire. Il Tenait d'épouser, en août 1768, Alphonsine-Louise-Jutie-Félieie d'Bgmont-Pignatelii, née le 5 octobre 17S1, Glle ainée de Casimir d*Egmont-Pignalelli, appelé d'abord le marquis de Keoty, puis comte d'Egmont, grand d'Espagne, chcTalier de la Toison-d'Or, en 1 764 , mestre de camp du régiment d'Egmont en 1744, brigadier de cavalerie en 1748, maréchal de camp en 1756, lieutenant général en 176t, et de Blancbe-Alphonaine<' Octane-Marie-Françoise de Saint-Séverin d'Aragon, sa première femme, morte le 20 janvier 1753, à dix-sept ans, fille unique d'Alphonse-Harie- Lonis comte d'Olza, au duché de Plaisance, dit en France, le comte de Saint-Séverin (1705-57), ministre des affaires étrangères, et de Marie-Louise- Françoise Flllon de Yillemor, fille du fermier-général de ce liom, veuve du comte d'Houdetot. U en eut trois fils : Casimir-Louis-Gonzague-Marie- Alphonse- Armand, né le 28 septembre 1770; Alphonse-Louis-Phillppe, né le 20 octobre 1774, et Pierre-Paul-Constant, né le 21 mai 1778, et devint veuf le l,"*^ aoât 1786. Sou beau-père, le comte d'Egmont- Pignatelli, qui portait aussi le titre de prince Pignatelli, et de duc de Gueldres et de Juliers, remarié, le 10 février 1756, à la fille du maréchal de Richelieu, connue sous le nom de comtesse d'Egmont, laquelle mourut le 14 octobre 1773, se remaria une troisième fois, le 31 mai 1788, à Claire-Marguerite Farely, fille de Luc, écuyer, et de Marguerite Onille. Le comte d'Egmont, demeiurant, sans doute, avec son gendre, rue Louis-le- Grand.
1. Gotlob-Louis, comte de Schomberg, d'une famille saxonne, colonel propriétaire du régiment de dragons de son nom, brigadier en 1761, maréchal de camp en 1762, inspecteur général de la cavalerie en 1770, lieutenant général en 1781. Il avait été attiré en France, dit Besenval par le chevalier de * à la mort duquel il eut le régiment de dragons allemands, qui avait été mis sur pied des débris des hulans, et qui n'ont duré qu'autant que lui ■ Mémoires, Paris, 1805, t. I", p. 274. ■ Il fut très lié avec tout le parti philosophique. Son parent, le jeune et galant comte de Friesen, le trouvait un peu « triste > (Ibid,, p. 274). Madame d'Épinay affirme que ce fut lui qui avait appelé Grimm à Paris pour y faire l'éducation de ses enfants {Mémoires^ édit. Boiteau, Charpentier, 1865, t. 1*% p. 403). Cependant Meister, dans sa notice sur Grimm (Corre«p, littér.f t. 1*', p. 4), affirme que celui-ci fut choisi pour accompagner en France le comte de Friesen, neveu du maréchal de Saxe, et mort si prématurément, le 29 «mars 1755, à TAge de trente ans. Le comte de Schomberg mourut, après la révolution, à Dresde où il s'était retiré. Mademoiselle de Lespinasse lui légua un petit portefeuille rouge à serrure d'or « que je veux, dit-elle, qui lui soit envoyé cacheté» et une bague en cheveux aux initiales S. C.-L. J. Voir les Lettrei de mademoitelle de Letpinasêe, Charpentier 1876, p. 161, et notre étude sur Mademoiselle de LeepirMêse et la marquite du Deffand, Paris, Charpentier, 1877. p. 65.
la tactique de M. de Silva, qui albnge les baïonnettes et raccourcit les fusils pour mieux réussir à la guerre ^ comme les Jésuites allongeaient le Credo et raccourcissaient le Décalogue, pour mieux réussir dans le monde ; et je cause ensuite de ce que j'ai lu avec mon cher Schomberg, qui ne m'écoute pas. Oui, ventre-saint-gris, je reviendrai, dussé-je sacrifier tout. Il m'est impossible de vivre autrement ; et c'est bien égal de mourir de froid à Paris, ou d'ennui à Naples.
Aimez-moi, car je le mérite. Dites mille choses de ma part à tous mes amis ; mais je n'ai pas le cœur de vous les nommer et de les passer en revue dans ma tête, car je me jetterais par la fenêtre ; et les étages sont fort hauts ici. Ne dites rien à la baronne*, car je la déteste; elle aime plus son cheval que moi, quoique je ne l'aie jamais renversée. Adieu.
Gène», 28 août 176V.
J'ai beau me tourmenter, je ne sais plus quoi penser. Votre dernière lettre est du 29 juillet ; je pourrais en
\ . Le marquis de Sil?a, officier d'ôtat-major de l'armée du roi de Sardaigne, et auteur de Penséeê tur la tactique et la slratégief ou vrais pri'neipeêde la science militaire^ Turin, 1778, in-4®.
2. La baronne d'Holbach Charlotte-Suzanne d'Aine, petite-fille de Marîua- Bazile d'Aine, écuyer, commissaire ordonnateur et inspecteur général de l'habillement d^ troupes, et sœur de Marius-Jean-Baptiste-Nicolas d*Aine, maître des requêtes en 1757, intendant de Pau en i7B7, de Limoges en 1774, de Tours de 1783 à 1790. Elle avait épousé en 1755 PaulThiry, baron d'Holbach, Agé de trente et un ans, venf de sa sœur aioée, Bazile- Geneviè?e-Suzanne d'Aine, mort le 26 août 1 754, dont elle eut deui filles : Amélie-Suzanne, née le 13 janvier 1759, et Laure-Pauline, née le 19 décembre 1759. Veuve le 27 janvier 1789, elle mourut en 1814. Madame Épinay écrivait en 1755 : « J'ai peu vu Grimm depuis quelque temps. Il n'a presque point quitté le baron d* Holbach, qui vient d'épouser la sœur de sa première femme, que l'on dit très aimable, » et ailiears : « Elle est douce et honnête, Je lui crois même beaucoup de finesse. •
10 LSTTBBS DE L'ABBÉ G ALUNI
avoir reçu, même du 15 août, et je n*en ai point reçu. M*aTez-vou3 écrit ailleurs? Mais pourquoi? Êtes-vous incommodée? L'affaire a-t-elle rencontré quelque o})stacle? Mais vous me Tauriez mandé. Enfin je suis dans une obscurité et dans une Incertitude mortelle ; veuillez m'en tirer, je vous supplie. S'il ne s'est pas trouvé d'imprimeur asisez courageux pour donner les cent louîs, faites ce qui vous paraîtra le mieux ; mais il faut imprimer: Cette affaire, qui m'était absolument indifférente à Paris, me tient à Cœur infiniment à présent. A propos, faites-moi la grâce d'avertir Diderot qu'il ne faut pas mettre sur le frontispice le vers de Térence, Ne quid nimù^ , qui a déjà été employé dans une autre brochure à blés ; mais il faut y mettre celui-ci :
fn vitium ducit culpœ fuga^ si caret arie \
d'Horace.. Je ne voiis dis rien davantage, car j'attends avec une impatience infinie vos lettres. Je me porte bien; et je n'ai aucun mal, ni d'autre chagrin que d'être loin de vous et de Paris ; mais il est si grand que je ne sais pas y résister. Encouragez tout le monde à m'écrire. Le marquis de Croismare serait-il bon pour un correspondant *? Votre réponse, adressez-la-moi ici eh droiture par