Éd, T. : artifieieUe
^de ces théories, développez, vous aurez un livre tout contraire à celui d'Emile^ j et qui ne vaudra que mieux. Mais vous m'avez défendu «d'être jamais mère de famille ; et voilà une heure que je bavarde éducation. Parlons , d'autre chose.
Comment diable s'y prend-il, Fréron, pour réfuter Ribaud ? Pour moi, son livre m'a comblé d'étonnement. Je n'ai réussi à y entendre qu'une grossièreté infâme qu'il y a glissée contre moi". Ix)rsque je pense que ce Ribaud est en possession de marcher à deux pattes comme moi, je rougis d'être né homme, et je voudrais être autre chose.
Je suis honteux de n'avoir pas écrit encore à Diderot. Donnez-moi quelque nouvelle consolante sur mon argent. J'écris ce soir à madame Suard ' et à madame Necker deux petites lettres ; je vous l'indique, puisque vous en êtes si gourmande; au reste, elles ne valent pas la peine d'être recherchées.
Adieu, ma belle dame. J'embrasse le prophète, le philosophe^, et tout le monde embrassable. Travaillez à mon retour à Paris, si vous voulez me revoir. M. l'abbé Terray n'a qu'à montrer une petite envie de me consulter, je vole au secours des malavisés *•
i. Dans ce livre, publié en I76S, Rousseau reconmaiide,. entre autres choses, r éducation isolée, par le père on un gouTerneor, l*éducation agréable, et, dans le bas âge, l'étude surtout de la géographie et de la géométrie.
S. Voir p. 115, note 3.