Éd. T. : C'est donc Jfon/yon, l'intendant d* Auvergne
î. Marie- Louise Auget de Monlyon, 61le de J.-B. Robert, baron de Monlyon, et de sa première femme Catherine-Uarie-Françoise Surici, et soeur de l'intendant de Riom, mariée, le 16 décembre 1740, à Michel Bouvard de Fourqueux, conseiller d'État, lequel succéda, en avril 17S7, à Galonné au Contrôle général, et mourut le 3 avril 1789. Sa fille aînée, Anne-Marie-Rosalie, avait épousé, en 1761, Jean-Charles -Philibert Trudaine de Montigny, intendant des finances, et la cadette, Adelaîde-Agnès- Élisabeth, née le 9 février 1745, Maynon d'Invanlt, en 1769.
136 LETTBES DE L'ABBE GALIÂNI
tête baissée dans une fourmilière de jansénistes, qui comptent faire de lui un autre chevalier Fplard^. Cette omelette me fait trembler; vous verrez qu'on le crucifiera ensuite, pour lui apprendre à croire aux avantages de la grâce efficace.
Je suis .enchanté du voyage de d'Alerabert*. Ce n'est pas que je me flatte trop de le voir, non plus que M. de Tj*udaine'; mais je suis sûr que c'était Tunique parti qui restait à prendre à sa santé délabrée par la monotonie de son régime.
Je ne compte pas non plus sur le baron de Gleichen ; Dieu sait s'il viendra ! Les cabinets d'Europe sont assez embrouillés.
Je vous prie d'acheter un exemplaire de mes Dialoguesy et de l'envoyer de ma part, en présent, relié, à M. l'abbé Grimod*, chez M. de la Reynière.
A propos de payement en livres offert par Merlin, s'il veut vous donner des exemplaires de mon. livre, j'en prendrai volontiers jusqu'à cent, et je ne serai pas embarrassé de m'en défaire.
1. Le chevalier de Folard, le grand tacticien (IdÔQ-lThS), s'était jeté à la fin de sa vie dans le parti janséniste, et figura parmi les convulsionnaires du cimetière Saint-Hédard. (V. Journal de Barbier^ t. Il, p. 243.)
2. Il s'agit du voyage que, pour raison de santé, d'Alembert, accompagné de Condorcet, et aidé par les secours pécuniaires du roi de Prusse, devait faire en Italie, et qui se borna à une visite à Ferney. « Tous mes amis me conseillent le voyage d'Italie pour rétablir ma tète ; j'y suis résolu, et ce Tûyage me fera» commn vous croyez bien, passer par Ferney... La difficulté est d'avoir un compagnon de voyage, car, dans l'état où je suis, je ne voudrais pas aller seul. Une autre difficulté encore plus grande, c'est l'argent.,. J*ai pris le parti d'écrire il y a huit jours au roi de Prusse, t (Lettre à Voltaire, du 4 août 1770. (JEwres de Voltaire, t. LX, p. 372.)
3. Monsieur et madame Trudaine de Montigny voyageaient alors en Italie, où la Gazette de France nous les montre, le 18 mars à Parme, le 31 à Florence, le 18 avril à Rome; mais ils ne poussèrent pas jusqu^à Naples, et le 3 mai ils étaient à Turin.
4. Probablement rabb<^ Grimod, censeur royal, savant antiquaire, qui mourut à Paris, le 26 novembre 177S, Agé de 68 ans.
Aimez-moi toujours. Je suis honteux de n^avoir pas encore répondu à Diderot. Mais comme le philosophe ne connaît pas la durée du temps, il n'y aura ni tôt ni tard pour lui. ^
J'ai le cœur saisi d'effroi sur la levée de boucliers que' le clergé a faite contre le Système de la Nature, Ces gens-là ont le nez fin; assurément ils connaissent l'auteur, ou ils s'en doutent : ils l'indiqueront, on le sacrifiera : c'est un service qui coûte si peu à rendre à des gens qui viennent de payer seize millions^ ! Dieu préserve l'athéisme de quelque fâcheuse persécution * ! Mais j'en tremble. Adieu; aimez-moi.