Tenez tous & résipiscence. G. (A. N
166 LETTHfeS DE L'ABBÉ GALIANI
à M. Piétro-Paolo Celesia^' à qui vous aurez la bonté de marquer le prix de l'achat et de toute la dépense de remballage et de l'expédition,, sur laquelle je vous prie d'économiser le plus possible, surtout en évitant de vous servir de M. Delorme, homme qu'on pourrait, à juste titre, appeler un gentilhomme de grand chemin^ selon la phrase anglaise. Yous en enverrez en même temps ^ à moi, un pareil ballot de vingt-cinq exemplaires ensemble, avec un corps complet des ouvrages de Voltaire, et marquez-moi de même la dépense. Le reste, tâchez de le vendre, et faisons de l'argent, car je suis à la veille d'une banqueroute effroyable. J'ai vu le compte de Nicolaï, qui va bien ; je ne sais rien de celui de Gatti, et je crains qu'il ne se soit fait tort à lui-même, à son ordinaire. J'attends vos réponses sur le camée expédié à M. de la Reynière. Je suis pressé, et je laisse mille choses que j'aurais à vous dire. Les lettres de France, de cette semaine, ne sont point arrivées. Portez-vous bien, aimezmoi, et travaillez à mon retour à Paris. Adieu.