Naples, 1754, in*folio
rot, le baron, et peut-être d'autres Font à Paris, et savent cette histoire aussi bien que Tabbé Morellet. Je suis enchanté à présent qu'il soit traduit en français, d'autant plus qu'il servira à découvrir un plagiat affreux et malhonnête que (it M. DuhameP, qui s'attribua l'invention de cette machine, pendant qu'il ne fit que faire regraver les dessins qu'en avait faits mon frère, et qu'il lui avait envoyés. Le nom de mon frère est encore au bas des planches de l'édition italienne. Il y laissa même des fautes dans le dessin ; et certaines variations, qui avaient été ajoutées dans les dessins par M. Intieri, et qui se trouvèrent ensuite impraticables, M. Duhamel voulut les faire passer pour des additions et des corrections qu'il y avait faites*. Or, ma belle dame, j'ai tout l'intérêt possible que toute la France sache, au moyen des folliculaires', que
1 . R.-L. Duhamel du Monceau (1700-1 782), célèbre agronome, membre de l'Académie des Sciences en 1728. U avait publié en 1753 un Traité de lu conservcUion des gratfM,* in-l2. • Le véritable représentant de la physiologie végétale, dit H. A. Mauiy, fut à cette époque Duhamel du Monceau, un des hommes qui ont le plus honoré les sciences au siècle dernier; ses travaux, suivant la remarque de M. Chevreul, réutaissent presque tous le mérite de la science abstraite à davantage de la science appliquée. >
( L'Âneienne Académie des Sciences^ 1864, p. 114.)
2. Diderot, qui, dans une lettre anonyme adressée au Mercure (juin 1771, p. 167), et qui figure dans ses œuvres (t. Yl. p. 440), a reproduit, avec quelques modifications seulement, tout ce que Galiani dit ici d'iulieri et de lui-même, a adouci ainsi ce passage : « M. Duhamel, de notre Académie des sciences, toujours poussé du beau zèle de nous enrichir des inventions étrangères, ne dédaigna pas de publier la machine dMntieri,
' sans se souvenir de l'auteur. Le marquis Galiani, frère de l'abbé, lui en avait envoyé les dessins, que notre académicien fit regraver, mais sans nous prévenir que les additions et variations qu'il adoptait diaprés Intieri, et qu'il donnait comme des moyens de perfection, étaient impraticables dans Pexécution. Vous concluerez de ce petit historique littéraire tout ce qui vous plaira. • Voir letk>e 7^, note 1.
3. c'est ce qu*apprit à ses lecteurs, Grimm, dans sa Correspondance du mois de janvier 1771 : «Le traducteur de cet ouvrage ne sait pas seulement que »i c'est Bartolomeo Intieri qui inventa cette machine ingénieuse, c'est notre abbé Galiani qui en fit la description ; qu'il est Tauteur de la brochure italienne ; que sou frèr6 , le marquis Galiani , en dessina les