LETTRE TROISIÈME
BÉSUMÉ HISTORIQUE DES HISSIONS DU SSE-TCHOUAN, DU XUN-NAN, DU KOUEI-TCHEOC ET DU FO-KIEN,
Monseigneur ,
Le premier établissement de notre Congrégation en Chine a été formé au Fo-kien par d’Héliopolis lui-même. Dans le même temps, nos missionnaires commencèrent aussi à travailler dans la province de Kouang-tong où -ils ne se maintinrent pas très-long-tcmps. L’établissement du Fokien fut plus durable, bien qu’il n’ait eu depuis qu’un intérêt secondaire pour nous, car il se borna bientôt à une seule chrétienté administrée jusqu’en ces derniers temps par un de nos prêtres français ou indigène.
Les premiers missionnaires qui entrèrent en Chine après M®r d’Héliopolis furent M. de Cicé, mort depuis vicaire apostolique de Siam, M. de Quemener, envoyé en 1 690 à Rome, d’où il revint évêque de Réza, et mourut en 1704 à Choatcheou, dans la province de Kouang-tong; enfin M. Pin, nommé plus tard vicaire apostolique du Che-kiang, mort à Congo en 1692, dans un voyage entrepris pour les affaires
du temps. Ils avaieut débarqué à l’ile d'Ëmoui le 5 juin 1684, quelques mois seulemeut avant la mort de M®r d’ Héliopolis. D’autres missionnaires arrivèrent ensuite, parmi lesquels on distingue M. Artus de Lyonne. Ce fut le premier vicaire apostolique du Sse-tchouan, dont l’administration lui avait été déférée avec le titre d’évêque de Rosalie. 11 ne put jamais entrer dans sa mission. Les discussions sur les cérémonies chinoises le rappelèrent à Rome et en France où il mourut le 2 août 1713 *.