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» vraisemblablement un triste dénouement'. * En quittant cette lie, dans le courant de décembre 1784, Msrd’Adran rencontra une seconde fois, à Pulo-Punjan, le roi de Cochinchine qui lui confia alors son fils. Après avoir relâché à Malacca le 19 du même mois, il s’embarqua enfin pour Pondichéry ; il y arriva vers la fin de février 1785, accompagné du prince et d’une trentaine d'élèves du collège cochinchinois.
Pendant ce temps, les missionnaires restés en Cochinchine avaient plus ou moins à souffrir, selon les dispositions des mandarins sous l'autorité desquels ils se trouvaient. En 1783, les Tay-son prirent au Kambodje, deux Franciscains espagnols qu’ils mirent à la cangue, et renvoyèrent ensuite moyennant une forte rançon. 31 . Langenois , l’un de nos missionnaires, et un prêtre cocbinchinois furent pris dans le même royaume, tandis que dans la Basse Cochinchine , d’autres prêtres exerçaient publiquement leurs fonctions, sans que l'autorité en prit ombrage. En 1785, l'un des deux Franciscains arrêtés précédemment, devint l’occasion de la promulgation d’un édit de persécution , en vertu duquel, ordre était donné à tous les mandarins de rechercher avec le plus grand soin les missionnaires , de forcer les chrétiens à fouler aux pieds la croix en signe d’apostasie , et de les conduire à la cour pour y servir d’esclaves. Cette dernière mesure ne s’exécuta point, car le dénombrement des chrétiens était à peine terminé lorsqu’un nouvel édit parut, d’après lequel il était ordonné de les relâcher moyennant une amende proportionnée à leur fortune. Un troisième .édit finit ensuite par permettre le libre exercice de la religion, moyennant une redevance annuelle envers le gouvernement. Les choses demeurèrent au même état dans le cours des années suivantes pendant lesquelles la religion ne fut pas persécutée, mais où les chrétiens cu-
Loc. cit. p. 434.
rent, comme à l’ordinaire, à subir plusieurs vexations particulières de la part des mandarins. Les calamités qui pesaient alors sur le royaume furent aussi très-funestes à leurs mœurs, par la licence au milieu de laquelleils se trouvaient, et par l’oubli des devoirs religieux auxquels ils étaient alors exposés*.
Cependant Nguyên-anh, retiré àPulo-way, avait trouvé le moyen d’entretenir des relations avec la Basse Cochinchine, oh il fit une descente vers 1786. La division qui régnait entre ses ennemis lui était très- favorable, et il sut en profiter. Une circonstance vraiment providentielle lui fut surtout d’un grand secours. Voici comment le fait se passa.
Les Tay-son s’étaient, il est vrai, réconciliés pour faire face à l’ennemi commun, mais Tbai-duc redoutait toujours l’ambition de Long-nbu-ong ; il le faisait observer secrètement lorsqu’on lui fit part des liaisons qu’il avait avec le premier mandarin militaire de leur second frère, en Basse Coehinchinc. Cette découverte lui inspira des soupçons, et il écrivit à ce dernier pour l’engager à se débarrasser de ce mandarin. Sur ces entrefaites, Nguyên-anh s’empara du convoi et des dépêches dont cette lettre faisait partie ; et par le plus grand des hasards, le mandarin dont la vie était ainsi menacée reprit lui-même ce convoi sur les troupes du roi, et la lettre lui tomba ainsi entre les mains. Voyant que le seul moyen d’échapper à la mort était de se rendre maître des provinces qu’il défendait, il tourna ses armes contre les Tay-son, et finit bientôt par les chasser de la Basse Cochin-
1 Nouv. Lett. édif, t. V, p. 425; t. VI, lut. pp. lui et suiv. xci ;ipp. 163, 179, 197, 236 et suiv. 281, 286, 291, 301, 303 et suiv.; 311, 344, 346, 348, 369, 415 et suiv. 437, 489 493, 504; t. VII, pp. 1 et suiv. — Lett. édif. t. XIII, p. 286. — Hisl. du Tonquio, t. II, p. 345. — État act. du Tunkin, t. II, pp. 163 et suiv. 172 et suiv. — Cal. des Miss. pp. 14, 16. — Vie de l'abbé Gagelin, pp. 237 et suiv. — Est. des nouv. des miss, des Indes orient. 1785, pp. 19 et suiv. —Nouv. des miss, orient. 1787, première partie,'pp. 18 et suiv. — Nouv. des miss, orient. 1789, deuxième partie, pp. 174 et suiv.
chine. Cette défection eut les plus graves conséquences pour l’avenir; elle affaiblit beaucoup les ennemis du roi en les divisant, et un traité d’alliance conclu avec la France acheva de mettre ce prince à même de reconquérir, non-seulement le trône de Cocbinchine , mais encore de réduire le Tongking sous sa puissance.
TRAITÉ D ALLIANCE ENTRE LA FRANCE ET LA COCHINCHINE. — SUCCÈS DE NGUYÈN-ANH, QUI EN- SONT LA SUITE.
Les faits de cette négociation sont trop glorieux pour d’Adran , ils pouvaient avoir de trop heureuses conséquences par rapport à la religion, pour qu’on puisse les passer sous silence ; aussi, Monseigneur, je vais vous en donner ici un rapide résumé.
Du moment où Nguyên-anh eut confié son fils aux soins de Msr d’Adran, ce prélat, prévoyant toutes les suites fécondes d’une alliance entre la France et la Cocbinchine, résolut de tenter tons les moyens pour la faire conclure, et il y réussit. Pour cela, après avoir étudié de manière à pouvoir réaliser son projet à l’avantage des deux peuples, il quitta Pondichéry en 1786, et vint en France avec le jeune prince dont la présence devait donner plus de poids à sa négociation. Cette alliance, devant avoir pour résultat immédiat de diminuer sensiblement la prépondérance anglaise dans l’Inde, ne pouvait pas manquer d’être accueillie favorablement à cette époque. La guerre d’Amérique avait alors donné une puissante extension à notre puissance maritime, et toute la politique du cabinet de Versailles tendait à détruire autant que possible celle de nos rivaux. En conséquence, le projet de MBr d’Adran fut adopté et l'alliance conclue en peu de temps. Ce traité, qui était de la plus haute importance, fut signé à Versailles, le 28 novembre 1787,
par les comtes de Vergennes et de Montmorin pour le roi de France, et par le jeune prince pour son père. Ma eu™U*® ment, l’exécution en fut entravée, d'un côté, par les hésit tions du gouverneur-général de nos colonies ans n t , et surtout, par les événements politiques qui changèrent la face de la France quelques années après *.
Pendant que M*r d’Adran poursuivait cette négociation , Nguyèn-anh était parvenu à sortir de l’état précaire ans lequel il se trouvait, et commençait à se rendre re ou able à ses ennemis. La nouvelle du succès obtenu ersai devint pour lui un moyen puissant de ranimer la con ian“ de son parti, et de se créer des ressources que son a politique lui faisait entrevoir. Il répandit de suite a , velle de cette formidable alliance, et par là, il sut a ennemis le sentiment de supériorité que leurs pr e“ victoires leur avaient acquise et qui leur assurait e n
veaux triomphes. . . e
Pendant plusieurs années , cependant , il crut borner à conserver la position qu’il avait prise près de Uongnai, dans la Basse Cocbinchine, se contentant de profiter des fautes de ses ennemis. Il se servit aussi fort habilement de toutes les circonstances qui se présentaient pour se ménager l’affection des peuples ; il en donna un exemple , entre autres, dans une attaque faite alors contre lui par les layson. Comme il avait très-peu de munitions, il voulut les conserver, de manière à en faire le meilleur usage possible ; pour cela, il défendit de tirer un seul coup de fusil sur l’ennemi dans sa retraite, et il proclama ensuite qu il n avait pas voulu faire usage de ses armes, parce que les troupes qu’il combattait étant, avant tout, ses propres sujets, il ne pouvait se résoudre à répandre leur sang sans y être forcé pour sa propre défense. Cette adresse, jointe aux exemples de clémence qu’il donna dans le même temps, lui gagnè-
■ Voyez le texte de ce traité à la noie D à la fin du volume.
rent bien des cœurs; aussi, depuis ce moment, vit-ou son parti grossir sensiblement et se rendre de plus en plus formidable.
En 1 789, Wr d’ Adran, nommé ministre plén ipoten tiaire de Louis XVI en Cochinchiue, revint dans ce royaume avec le regret de n’avoir pu vaincre les préventions du gouverneur des possessions françaises dans l’Inde contre l'expédition projetée'. Ce gouverneur était M. le comte de Conway, à qui M*1 d’Adran avait remis à Pondichéry l'ordre d’armer et de commander lui-mème la flotte demandée. M. de Conway crut devoir écrire à la cour pour faire ses observations au sujet du 1 raité, avant de le mettre à exécution, et pendant ce temps la révolution française éclata. Les événements survenus alors ôtèrent au gouvernement français toute possibilité de profiter d’une circonstance par suite de laquelle la possession du beau port deTourauetdes côtes voisines nous eût donné, dans des temps plus calmes, l’empire des mers de la Chine.
Privé de l’appui qu'il espérait, d’Adran, avant de quitter Pondichéry, s’adressa aux négociants français, dont les vues et les espérances étaient bien différentes de celles du gouverneur, et qui s’étaient fortement prononcés en faveur de l’exécution du traité. Il en obtint deux navires qu’on chargea d'armes et de munitions, et auxquels se joignit une frégate mise quelques mois après à la disposition du prélat par M. de Conway. Plusieurs officiers français s’engagèrent aussi au service de Nguyên-anh, et contribuèrent puissamment dans la suite au succès de ses armes. Ils lui organisèrent une armée de six mille hommes disciplinés à l’européenne, lui créèrent une marine plus forte que celle de l'ennemi , et depuis ce moment la cause royale prit sur l’ennemi, une supériorité quelle conserva toujours dans la suite.
1 Les missionnaires qui se trouvaient dans l’Inde à cette époque font connaître la joie que tes Anglais ressentirent de ces hésitations.
— ses —
Msf d’Adraa retourna donc en Cocbinchine à bord dé cette flotte et en compagnie du jeune prince, qu'il rendit a sou père. La joie du roi fut aussi grande qu’on peut l’imaginer en retrouvant un fils dont il s’était autrefois séparé presque sans espérance de jamais ie revoir ; aussi, dans ia lettre qu'il écrivit à Louis XVI à cette époque, ne peut-il exprimer en des termes trop expansifs la reconnaissance qu’il conservait pour un pareil bienfait.
L’épuisement des peuples de Cocbinchine ayant alors réduit les deux partis à l'inaction, Nguyên-anh en profita pour discipliner son armée, sous la direction des officiers français, et pour construire des navires sur le modèle de ceux qu’on avait amenés de Pondichéry. En 1793 il vint assiéger Thai-duc dans sa capitale ; mais il fut obligé de lever le siège devant l’armée de Canh-thinh, neveu de Thai-duc, qui avait succédéà son père Quan-trung dans la possession du Tongking et de la Haute Cochinchine. Thai-duc ne jouit pas longtemps de sa délivrance, car son neveu le força presque aussitôt à abdiquer, et il eu mourut de chagrin la même année. Trop faible encore pour résister à Canh-thinh, le roi se retira dans la Basse Cochinchine pour y chercher du renfort, et fit fortifier à l'européenne l’une des villes principales des provinces nouvellement soumises à sa puissance. En 1794, les Tay-son vinrent attaquer Nha-trong, autre place fortifiée de même, et dans laquelle 1VPC d’Adran se renferma avec le prince royal. La bonne contenance qu’on fit ôta bientôt à l’ennemi l’espoir de s’emparer de vive force de la place, et lui inspira la pensée de la prendre parruse, ce qui fuillit lui réussir. 11 feignit de se retirer et d’abandonner le siège ; mais on découvrit son projet, et M. Olivier, l’un dis officiers français, le repoussa à l'aide surtout de quelques canons de campagne, dont l’usage était jusqu’alors inconnu dans le royaume. Les Tay-son ne se découragèrent pas cependant, et attaquèrent la ville avec assez de résolution ; mais ils en furent de nouveau repoussés, et le 23
mars ils levèrent le siège qui avait duré près d’uu mois. Tout le monde attribua ce succès à la supériorité de la discipline européenne et à la conduite du commandant français , mais Burtout au sang-froid et à l'énergie de M*r d’ Adran, dont le calme, au milieu du danger, ranimait le courage de l'armée et de la population.
Ce succès des armes royales fut suivi d’une lutte où les avantages étaient partagés, et pendant laquelle notre sainte religion eut beaucoup à souffrir , malgré la tolérance dont elle était l'objet de la part de l’un et l’autre parti. En 1795, M«r d’ Adran fut personnellement exposé à une persécution, que voulurent lui susciter quelques mandarins ennemis du christianisme , et jaloux de son influence à la cour. Leurs efforts échouèrent devant les bonnes dispositions du roi, qui ne pouvait se prêter à un pareil acte d’ingratitude envers un homme si utile et si dévoué à sa cause. Voici comment M*r d’ Adran rend compte de cette tentative : « J’ai eu, cette année, dit-il, une affaire assez délicate. » Les grands de ce royaume, zélés pour la religion du pays, » se sont réunis au nombre de dix- neuf (de ce nombre » étoient un oncle du roi et un autre proche parent), pour
• représenter au roi que la prudence ne permettoit plus de » me laisser long-temps chargé de l’éducation du prince;
» qu’étant étranger et d'une religion différente, il étoit > impossible que je ne lui donnasse pas mes principes; qu’ils « supplioient Sa Majesté de rompre tous les liens qui te- » noient le prince attaché à moi, et de le remettre entre les » mains de mandarins lettrés, qui lui donneroient une édu- » cation conforme à celle qu’a voient reçue tous ses ancêtres » (dans les conciliabules tenus à ce sujet , il avoit été décidé
• qu’on se déferait de moi, si le roi n’ avoit pas égard aux re- » montrances) '. * Ce prince indigné voulut faire punir les auteurs de cette accusation , mais M*r d’ Adran fit tous scs cf-
* Nom. UH. cil if. t. VU, p. 328.
forts pour l’en détourner et il y réussit; de plus, comme il jugeait sa présence auprès du prince plus nuisible qu’utile dans la disposition où se trouvaient les esprits, il demanda instamment la permission de se retirer, mais le roi ne voulut jamais y consentir. Cette démarche des mandarins avait été déterminée surtout par le changement imprévu du premier lettré de l’empire, récemment converti au christianisme. Elle n’eut pas les suites funestes qu’on pouvait en craindre, mais elle n’en fut pas moins un témoignage significatif de la haine conservée contre notre sainte religion , par des hommes qui devaient leur position aux efforts et à ,1a persévérance du grand évêque.
II eut bientôt une occasion favorable de se venger chrétiennement de cette insulte , et il le fit avec une incomparable géuérosité. Deux mandarins, auteurs de la requête, furent condamnés à mort pour des fautes commises coutre la discipliue militaire, et comme la sentence était confirmée par le roi, il ne leur restait plus aucun espoir d’en arrêter l’exécution. « Toute la cour, rapporte M*r d’Adran , persuadée que je pouvois seul obtenir leur grâce » croyoit aussi que l’écrit qu’ils avoient signé contre moi » m’empêche roit de la demander. Je ne tardai pas à leur » prouver que je pensois différemment. Comme leur faute » n’étoit que de discipline militaire, et qu’elle étoit vérita- » blement gràciable, je m’employai pour eux et obtins que » non-seulement on leur accorderoit la vie, mais qu’on les » remettroit à la tète de leurs troupes1. » D'autres païens avaient été moins heureux en 1 79 1 ; car Nguyên-anh en ayant convaincu plusieurs d'impostures dans leurs accusations contre les chrétiens, les fit décapiter aussitôt, et défendit sous les plus grièves peines de répéter de semblables calomnies.
Au milieu de toutes les misères dont ils étaient entourés
> I,oc. cit. p. 330.
Ifes missionnaires recevaient donc quelques consolations bien capables de les récompenser de leurs peines. Tantôt c’étaient des infidèles amenés à la foi par le spectacle imposant de nos cérémonies qu’on faisait publiquement en certaines provinces; tantôt des exemples de constance et d’ héroïsme des chrétiens persécutés en d’autres districts; tantôt enfin des marques si éclatantes de la protection divine sur les vrais fidèles, qu’il était impossible de n’y pas reconnaître la main puissante à qui on les devait. On en cite deux surtout où l’assistance de la Sainte Vierge parut de la manière la plus évidente. Voici le premier de ces faits.
Deux chrétiens revenaient un soir de couper du bois dans une forêt, lorsque l’un d’eux s’étant arrêté quelques instants, l’autre continua sa route. * A peine fut-il à une cer- » taiue distance, qu’un tigre s’élance sur lui, le preud selon » sa coutume, à la nuque du cou, et l’enlève sur son dos. » Tout le monde dit que, par ce mouvement, il casse toujours » la nuque du cou; mais ce pauvre jeune homme n’eut pas » ce malheur. Pendant que le tigre l’emportoit sur sou dos, » il lui disoit dans sa simplicité : Pourquoi m’as-tu pris ? » Je n'ai pas commis de péché. Arrivé à sa tanière, le tigre » le dépose, et le met devant lui pour s’amuser avec sa proie » avant de la tuer, à peu près comme le chat, quand il a » pris une souris. Ce jeune homme récite alors, 4en sa lan- » gue, la prière Salve, Regina, et se recommande à la sainte » Vierge. A peine eut-il fini sa prière que le tigre se retira et » s’enfuit. Le jeune homme s’en retourna chez lui, louant » et remerciant le Seigneur et la bonne Vierge de l’avoir dé- » livré, et portant sur son cou les marques des griffes du » tigre'. » L’autre trait n’est pas moins remarquable. Un bateau de guerre ayant fait naufrage en pleine mer les hommes qui le montaient furent tous noyés, bien qu’ils fussent
■ Nouv. I,ell. t'Jif. 1. vil, p. 60.
tous bons nageurs; un seul échappa au sort commun: c'était un chrétien qui ne savait pas nager comme les autres, mais qui eut recours dans cette circonstance à un appui invincible lorsqu'on s’y attache avec foi. « Cet homme, après être » resté deux jours et une nuit sur les eaux, a été enfin » heureusement porté sur le rivage. Il a dit depuis qu’il » sentoit une force invisible qui, le tirant doucement par » la main, le conduisit à terre. Il est venu aussitôt ici » rendre compte du prodige que le Seigneur venoit d’opérer » en sa faveur, et recevoir la sainte communion en action » de grâces, pour un si grand bienfait. M«r d'Adran a exa- • miné lui-même ce chrétien *. »
Cependant Nguyên-anh avait déclaré son fils héritier de la couronne et lieutenant-général du royaume. Il offrit ensuite la première place de l’état à !VPr d’Adran qui la refusa au grand étonnement des mandarins. Leurs idées païennes ne s’accordaient pas avec les principes de désintéressement que la foi seule peut donner aux âmes vraiment chrétiennes et sacerdotales. Le collège s’était de même rétabli sous la protection du roi qui fournit les premiers secours et exempta du service militaire ceux qui viendraient y étudier.