XI
Grimifiy avec Saint-Lambert , avec DesmàhiSy qui rCest pas encore devenu dévoty avec Rousseau^ quelle a eu soin de placer à sa portée^ à l'Ermitage, comme une ressource pendant l'été.
Elle a un fils de dix ans, qu'on lui a enlevé de bonne heure pour le placer au collège du PlessiSf en chambre, avec un laquais, sous la direction d'un pédant appelé M, Linant, et qu'on vient de lui rendre^ elle a une fille de neuf ans, confiée aux soins d'une institutrice ^ M^^^ Durand. Voilà de l'occupation^ et cependant la musique^ la comédie, la conversation, l' amour , les soins maternels , aissent encore des heures dont le vide est difficile à combler. Que faire? Du matin au soir, on entend parler autour de soi littérature^ philosophie, morale; on vit sans cesse avec les gens cT esprit.
Discrète et timide, fort éloignée de s en I. a.
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faire accroirey-on est sérieuse pourtant^ et Von ne peut se cacher quon est spirituelle. Pourquoi tC écrirait-on pas? On s* exerce clandestinement d'abord, sans nulle pensée de publicité, tout au plus avec celle de soumettre ces essais à son ami. A't'On une lettre à écrire^ par le soin, la composition, le travail, on en fait un morceau; on a d'ailleurs sous la main un correspondant tout près, son fils, qu'on a le devoir d'instruire, le droit de sermonner à t aise. Le prétexte est trouvé, et c'est ainsi que Af^® dÉpinqy devient peu à peu littératrice.
A l'en croire, elle aurait commencé son roman dès le lendemain de son ma-riage; elle V aurait écrit à mesure qu'ail s'accomplissait. Cela est peu probable.
Il faut avoir vécu pour songer à recueillir les souvenirs de sa vie. L'existence, d'ailleurs, ne s' ordonne pas délie-