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même si savamment. Tout, jusqu'aux dates^ esty dans ses Mémoires, visible-ment arrangé; les conversations sont menées comme des scènes de comédie; les chutes successives de théroïne sont préparées avec une adresse qui la dispense de toute excuse^ tant elles sont Vœuvre de la fatalité^ tant elles paraissent inévitables, fai presque dit méritoires. Cet art^ profondément calculé, décèle une main exercée depuis longtemps. C'est à quoiyje pense^ n'ont pas fait asse^ attention de graves critiques quiy avec une candeur admirable pour leur dge^ ont pris au pied de la lettre toutes les assertions de la dame, considéré comme historiques tous les récits de ses Mémoires^ et qui se sont armés de ces témoignages contre ceux de Rousseau. tTaye^ pas peur : je ne veux pas engager une fois de plus le
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lecteur dans les ronces et les épines de ce procès. Ce que je veux dire seulement, cest que tous ceux à qui nous avons affaire, y compris Af™® d'Épinay^ sont des littérateurs, V espèce du monde la plus habile à mentir quand elle y est intéressée. A la fin de sa vie, M^^ dEpinay se rangea définitivement parmi les auteurs^ en publiant ses Conversations d*Émilie, qui obtinrent^ en 1783, de l'Académie française j le prix ^'utilité.
Dans les Mémoires de M^^ d'Épinay, oUy pour mieux dire y dans ce recueil de souvenirs arrangés qu*elle avait plus exactement appelé son roman^ il y a, qu'on ne l oublie paSy une grande part à faire à V auteur^ c'est-à-dire au comédien. Comment en serait-il autrement ?
Elle est bien auteur jusque dans les Lettres à mon fils et dans Mes moments