‹ Lettres à Monsieur P.J. ProudhonChapitre 5 sur 36 · JULES JAM · texte numérisé non relu

JULES JAM

y suis né Paillass', et mon papa, Pour m* lancer sur la place.

D'un coup d' pied queuqu' part...

Vous savez le reste.

Les tréteaux de celui-ci s'élèvent juste à la hauteur du rez-de-chaussée des Débats. 11 exerce tous les lundis sur la même corde, avec le même balancier, devant la foule qui l'applaudit et le siffle tour à tour.

N' saute point-z-à denii, Paillass', mon ami...

On compte ceux qu'il a fait rire, mais on no compte pas ceux qu'il a fait pleurer.

Trop souvent, hélas! la batte de cet arlequin littéraire s'est changée en glaive. Que de renommées plaintives, citées à la barre illégale de sa rancune ou de son caprice, ont en vain demandé grâce î

Point de grâce !

Laissez passer l'exécuteur des hautes œuvres théâtrales !

Cela dure depuis trente ans.

De même que Gustave Plaiiclio, autre justicier qu opérait sur le billot du matérialisme, sait aujourd'hu que la critique doit s exercer à jeun, M. Janin sauii plus tard qu'il n'a le droit ni de s'irriter ni de voinii l'injure, quand on cherche, au besoin, dans sa vie inintime le secret des cruautés littéraires qu'il a commises.

Homme public, Janin, mon ami, — vous êtes ur homme public î

Page 1