Où habitait le chirurgien Achille Flaubert
ordre est pour finviter à assister au tirage de la loterie qui a eu lieu hier.
Je suis content que tu étudies un peu plus ton piano. Tâche d'acquérir le plus de talents possible. Ça fait passer le temps agréablement, et ça peut servir.
Continue à lire V Histoire de la conquête^. Ne t'habitue pas à commencer des lectures et à les planter là pour quelque temps. Quand on a pris un livre, il faut l'avaler d'un seul coup : c'est le ^eul moyen de voir l'ensemble et d'en tirer du profit. Accoutume-toi à poursuivre une idée. Puisque tu es mon élève, je ne veux pas que tu aies ce décousu dans les pensées, ce peu d'esprit de suite, qui est V apanage des personnes de ton sexe. Voilà des conseils bien rébarbatifs (ou rébarbaratifs), mon bibi, et qui sentent le scheik ; mais ta lettre de ce matin est si gentille et bien troussée, que Ton peut te parler comme à un jeune homme raisonnable, ce qui est le plus grand éloge que je puisse te faire.
A propos de lettres, je ne comprends goutte à celles que m'écrit the Young Edward. Je me perds dans toutes ses histoires. Il passe sa vie à se monter et à se démonter alterûativement le bourrichon.
Est-ce bientôt fini le cours de danse? J'ai reçu une lettre de Mme Sandeau-, qui me charge de l'excuser près de ta grand'mère; mais elle a eu une grippe abo'minable. Adieu, ma chère Caroline.
Je t'embrasse bien tendrement.
Ton vieil oncle.
1. V Histoire de la conquête de V Angleterre par les Normands, d'Augustin Thierry.