‹ Lettres à sa nièce CarolineChapitre 12 sur 160 · Marc Fournier, directeur de la Porte Saint-Martin · texte numérisé non relu

Marc Fournier, directeur de la Porte Saint-Martin

2. Surnom doimé par mon oncle ù Edmond et à Jules de Concourt.

Maisiat est venu hier me faire ses adieux. Il part pour la campagne. Embrasse ta bonne maman pour moi, bien tendrement.

Ton vieux ganachon d'oncle.

Paris, jeudi 1 heure, 4 septembre 1862.

Ma chère Caro,

Je suis maintenant dans tout le feu de la vie brûlante* C'est samedi matin que je remets à Lévy^ mon manuscrite Nous avons, Monseigneur et moi, encore deux séances de cinq heures chacune avant d'en avoir fini. Dolorès^ sera jouée au milieu de la semaine prochaine, au commencement peut-être? Tu dois penser si nous sommes occupés! Ton ami Bardoux* est parti à la campagne pour jusqu'à mardi prochain; il a assisté à trois de nos séances correctives.

L'idiot d'Amsterdam^ a, hier, paru à ma porte, tenant deux lièvres qu'il avait tués la veille. Jamais je ne l'avais vu si sale et si spirituel. Dès les premiers jours d'octobre, nous nous mettrons résolument à la recherche d'une féerie^.

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