Paul de Saint-Victor
i2. Auguste Claudin, journaliste.
doute du succès de moins en moins; mais rien de ce que j'aime dans la littérature ne s'y trouvera. Il me tarde de faire autre chose, et au lieu de passer une partie de mon hiver à intriii^uer pour la faire recevoir, j'aimerais mieux être enthousiasmé par un roman et demeurer à Croisset, seul, comme un ours, s'il le fallait. Je finis par avoir l'opinion de tout le monde et trouver que je déchois. Quoi qu'il en soit, j'irai jusqu'au bout: c'est l'affaire de trois belles semaines de travail, encore!
Adieu, ma chère Carolo. Je vais me coucher; je me lève demain dès 7 heures et demie pour aller à Neuilly, chez Gautier ^
Je vous embrasse toutes les deux bien tendrement.
Ton vieil oncle.
23 novembre 1863.
Mon bibi,
Je compte avoir ce soir ou demain matin une lettre me disant que ta bonne maman continue à moins souffrir. Soigne-la bien, ma chère Garo, et tâche de lui faire prendre patience et d'en prendre un peu toi-même. Pour vous égayer, tu pourras faire venir les Aztèques^, les inviter à passer une quinzaine avec vous, seuls, à la campagne.
Ta tante Achille ne me dit pas quel jour elle viendra à Paris avec son époux. J'ai reçu hier douze bouteilles de vin de Vouvray.: c'est un cadeau de ce brave Maisiat