Sociétaire de la Comédie-Française
On m'a dit qu'il y avait beaucoup de monde à Luchon, et qu'il fallait s y prendre d'avance pour les logements. Je n'ai pas écrit une ligne de Saint Antoine depuis quinze jours, et il est certain que je n'aurai pas fini avant mon départ; il me faudrait, pour cela, un entrain que je n'ai pas.
Hier, pendant quatre heures et demie, j'ai savouré Winter. Quel profil de cuisse ! et quelle botte! Après demain, mardi, mariage à la chapelle du château de Versailles, entre Mlle Soulié et M. V. Sardou. Voilà, je crois, toutes les nouvelles, pauvre chérie...
Ta prochaine lettre me dira, sans doute, quel jour il faut que je me tienne prêt à l'accompagner : je compte que ce sera vers la fin de la semaine prochaine.
Malgré l'aimable compagnie que tu as maintenant, écris-moi un peu longuement, pense à
Vieux
Qui est seul et te bécote de loin.
Mme de Galbois veut me marier avec Mme Lepic {sic). La Princesse s'est beaucoup informée de toi; elle a fait de grands éloges de ta beauté et de tes manières.
Jeudi soir, G h. 1/2, 1872.
Me voilà revenu dans ma solitude, mon pauvre loulou î et je songe à toi, je me rappelle tout notre voyage* dans ses plus petits détails. Comme c'est déjà loin ! et comme je regrette ta gentille société !