‹ Lettres à sa nièce CarolineChapitre 86 sur 160 · Propriété de George Sand · texte numérisé non relu

Propriété de George Sand

seront déshonorés. Du reste, ra renfonce les Bontapartistes. Là est le comique.

On commence à Paris à n'y plus croire. Elle sera usée avant la rentrée des Chambres.

Ton vieil oncle qui t'aime.

Paris, 'uadi, 25 août 1873.

Ma chérie,

Quelle chaleur! Je tremble à l'idée que la semaine prochaine je me promènerai dans la campagne pour B.,, et P... / mais l'art avant tout î Et puis, à la fin de cette même semaine, je rentrerai dans mon domicile.

Et il faudra qu'un de ces soirs je retourne au Vaudeville! Je vais tout à l'heure aller voir ce bon M. Carvalho! Tu ne me dis pas s'il a été aimable.

Je viens d'écrire au Moscove pour lui dire que je l'attends toujours le 10 septembre et que mon intention est de le mener dans divers endroits, à Dieppe entre autres. Mais quelles seront les personnes que tu auras cliez loi vers le 15 ou le 16? Sera-ce les Censier. la mère Ileuzey, tes élèves? Il me faut de Véluite, bien entendu.

Adieu, pauvre chère fille. Quoiqu'il n'y ait pas longtemps que je ne t'ai vue, je m'ennuie de loi, et voudrais bien baiser sur les deux joues la bonne et jolie mine.

Tels sont les sentiments de ta

Vieille nounou.

LETTRES ]jE G. FLAUBERT A SA NIÈCE CAROLINE 269

Croissct, vendredi, 4 lioures, 1873.

...Ma journée de inercredi a été épique! J'ai été de Paris à Rambouillet en chemia de fer, de Rambouiliet à Houdau en calèche, de Houdau à Mantes en cabriolet, puis re-chemin de fer jusqu'à Rouen, et je suis arrivé à Groisset à minuit par une pluie diluvienne. Prix : 83 francs, car il en coûte pour faire de la littérature consciencieuse! Enfin, je crois que j'ai trouvé la maison de Bouvard et Pécuchet à Houdan. Cependant, avant de me décider, je veux voir la route de Chartres à L'Aigle. D'après ce qu'on m'a dit, c'est peut-être mieux. Mais ce sera la dernière tentative.

M. Vieux a pris l'air, cette semaine. Car lundi j'ai passé toute la journée à Villeneuve-le-Roi, et mardi j'ai diné à Renlilly, au delà de Lagny, chez Mme Andréa Ce château est d'un luxe qui dépasse tout ce que j'ai vu jusqu'à présent. Il est vrai qu'il y a dans la maison plus d'un million de rentes, et je le crois sans peine, d'après le train qu'on y mène. J'ai vu arrivera la fois, par quatre avenues dans le parc, quatre voitures de la maison, chacune attelée de deux chevaux superbes, etc. A plus tard les descriptions.

Carvalho, qui continue à avoir pour moi une passion folle, reviendra à Croisset, au commencement d'octobre, pour régler le scénario du Candidat^ ou plutôt pour en causer longuement, car il n'y trouve rien à reprendre et il veut que je l'écrive dès maintenant, afin de le jouer

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