Connue comme peintre sous le nom de N. Jacquemart
l'autre hiver. Je suis pleia d'hésitations. D'autre part, je voudrais être débarrassé de toute préoccupation, quand je me mettrai l'été prochain à Bouvard et Pécuchet... Fais-moi le plaisir de me dire à quelle heure sera, de dimanche prochain en huit, l'arrivée du paquebot de New-Hawen. Il est convenu, enîre moi et Tourgueneff, que si je ne reçois pas de lettre de lui d'ici là, il arrivera le 14 au matin h Dieppe, et que nous passerons la journée chez Mme Commanville.
Pendant que j'étais parti, le choléra sévissait sur nos bords. Plusieurs personnes en sont mortes, entre autres une fille de Saint-Martin, celle qui t'a servi de modèle. Une fille Bony s'est noyée et on l'a repêchée devant notre porte.
Comme on a formellement interdit la pièce de M. Coëtlogon parce qu'elle attaquait VEmpire! (sic), celle de Sardou passera du 15 au 20 octobre (j'irai à Paris pour la première). En donnant hV Oncle Sam 120 représentations, cela me remet au commencement de février. Donc mes répétitions commenceront vers le milieu de décembre, au plus tard. Ainsi ma chère nièce pourra encore passer ici une quinzaine avec son Vieux qui s'ennuie bien d'elle. Mes retours à Croisset ne sont pas précisément folichons, mon pauvre loulou. Cependant je jouis énormément de n'avoir plus à m'habiller! et à sortir. Je finissais par être las des bottines!
Carvalho m'a accordé tous les engagements que je désirais. Il nous reste à trouver une femme colosse pour la nourrice. On la découvrira dans les bas-fonds de la société! Adieu, chérie. Écris-moi une longuissime lettre.
Ton Vieux.
Croisset, mardi soir, septembre 1873.
Mon pauvre Caro,
Le Moscove est un être tellement mené que je ne sais pas maintenant s'il esta Bougival, à Saumur, ou à Oxford? Mais d'ici à samedi matin j'aurai de ses nouvelles et l'annonce peut-être de son arrivée.
Les Censier seront chez toi dimanche. Il me semble que nous ne pouvons pas y coucher, cela vous gênerait trop?
De toute façon (en admettant que Tourgueneff n'aille pas à Dieppe), il ne se passera pas bien du temps avant que tu ne voies ta vieille nounou, car elle s'ennuie beaucoup de sa pauvre fille.
J'ai reçu ce matin une lettre très aimable du père Hugo^, m'invitant à dîner chez lui, le jour que je voudrai. Je m'étais présenté h son domicile, pour avoir des nouvelles de son fils qui est très malade.
J'en ai reçu une autre de Lachaud, l'éditeur, qui me redemande un bouquin quelconque.
Mais j'en ai reçu une de Mme Magnier, confiseur, qui me fait moins d'honneur que les deux précédentes! car elle me réclame plusieurs factures. Là-dessus voyage àRouen. Recherches infructueuses des quittances, correspondance peu récréative. Bref, j'ai aujourd'hui même craché (pour des confitures depuis longtemps digérées par d'autres) la somme de 304 francs. Il m'est également revenu depuis mon retour de Paris deux ou trois petits papiers de ce genre-là, et je ne possède plus que