VI. J(J
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des honnèietés que nous lai devons^ âe la grossièreté présente-lui que ta fille^ toiu-à-rhenre sevrée, com-^
tetttsed'y veiller^ dis-lui que tu désires éviter et qa'ellé tëààië sùtxs me àtitire j^ôtebficfir qtie k-âiânie^ ë< qu'une autre qiie toi prenne l'inspection d'uÂ^^flilf qui, à tant de titres, t'est si ciier^ que tu es autorisée par ftf itièee k la plaeër diï côtiTéirt;, èt â êîi éhdAMI^ ^jpe tu le supplies de permettre que, ne conntlissant pùini Pari»; tu t'en rap|^ortes an cboit dé lÉiademcfi-
d'attachement dont tu es trop reconnaissante poarétrjï ht déi^t>lîce àe» csàotivâéttk teptàcïséB dë ta iHM^}^ celle-ci consent à fournir de 35o à 400 livres ; i^SfÊÏÏë^ ^ pendamment des provisions obtenues par Je tutetir de | tôvt ëdfiMy ttt B» rèssbtirceà ptm énpplé^ k dm | somme insuffisante, etc. , etc. Voilà, mon tendre auioiu'; oé tp'il te faut ûdre tout de dtdte. Tti prhltas, et je prîétai lé Bon ange, qui i/a paf^ biôsôSii ^'^iHHtfltt^ ; mente pour obligei^, et qui t'aime malgré tes irapatîeiibëjf et U itnHltâiàe téte^ de fmt la Itçàti à Mdd^ moisclle Douay, à qui tu recommanderas de son fcôïê de se concerter avec lui ; et dans ses mains la négociatiôii rérh^. Tu patierâs atissî à M. tjtMMM W^ dîcîlc du prix qui te décide pour les orphelins de lïnfHtit-*Jéàui.
J'iavoue que màdâaté dëlltiflPéî me paraît avoif pffi de l'humeur à très-bou marché, et que cela n'est ni noMâ fît vénàtt^ {^t(i$(;ftte It éateiùti de dépeitôe de^ti fiUe venait du dérangement de l^a' sâlilé^ mais enfin ib
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DU DONJON DE VINCENNES. agi
«ik ëént hkiStà éitâ; ti iious lië les td^ûàtotiè paÈ. Vhé
bâtarde est aux yeux d'une dévote beaucoup pis (Ju'Uh ,c» irippogrifie. r ik Je Kat6ia k^'& n^aiiirait (là^r «té impbââble «Tén^a^ eBî mademôiSeHe Douay pâr M. Boucher à passet* M.trles injtùres de madame de IlûQei^ et à garder la peUtè; tuais mi ]^MSukj[Uë il6tk^ ûé h tscctùYom pakbiéà éàM eè tSfàg^e, ici puisque nous la voulons au couvent, saisissons cette Bloil DCcasioa* Ils nous servent à souhait, iîr : Je ^«6s dé priei' le boh ahge, qui tôt lioti^ tibliiibtfé yg {Aén^otentiaîre, mais à qui nous donnons plus de beii sdgne qtté'de rnéyëns^ Aû te Êdre ^àsser i]aèlqttératgféiit^ i: Aldisditôt cfttHly eb âtira^ tfôs dépiénâed itctaféH'eis payées ; (i! jè db actuelles, parce qu'il m'a fallu^ bien malgré ^ miA, ttéfihàbïoltiiiietit, mé &ire titte culotte et des ùal^ é teçmi^, £(dl»âtéf deô bas, àéÉ ct*âvatés èt fxtte f&ëtigm ik toute faite. Depuis plus d'un an je marchais les pied^ I istis dans tàes soiSets, et cela m'étâtt égâl^ mais eb£ià I îa jambe a Apparu après les pieds. l>epub sîît m^s thres iji culottes laissaient à découvert des choses qu^l m'était f très-èiutile dé iiiojbcrer, puIsqu^U n'y à pdhit 46 ^niiiik f ici;, et je n'avais plus qu'un habit fort avancé d'êtrfe \ tisé. Tu vois, mon amour, que ce n'est pas ptà Ittxe i ^e j'ài Mt A péa pris toù èûCa(Si àë dépéi6iè. f ' Une chose sur laquelle je suis tout aussi pressé que ^ toi, c'est que tu aies réponse de Chabans, et que tu i "pàvi^i» iSetxe aHUbréf i cfult m âàûïië léÊ ïâàï&kib:, j'é- ' erirai; moi, s'il le plaît 5 et certes j'écrirai bien.
J'oubliais de te dire que lé céiàbïe et ûôn janoiais asiléSr bti^ tiànghéàc, <fôin tti ïntéé tàift méSïAttpiAer, a eu la Diot j mais ils sont trois. . . tous trois se éîéraf s; èt ib Vùttt eue toitô trois. . . tiaAgheao est un j • • • C , . . , • et
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je ie lui ai dit deux fois. Mais ils le sont tous trois..., et je le leur ai dit. Or écoule. Le chevalier couchait avec la Dugazon.Son mari, vert-galant, trouvait mauvais, non pas le fait, il sait vivre et qu'il faut vivre; mais que le petit drôle s'en vantât en plein foyer !... Il dit assez tranquillement qu'il Vencazerait. (Pour rintelligencede Vencazery c'est que le petit Gaze, ayant suivi la même mouche, a reçu des coups de bâton de Dugazon dans le corridor du foyer des Italiens. Je le sais par un témoin oculaire, et qui, interpellé du fait par Gaze, qui niait avoir reçu des coups de bâton , répondit qu'effectivement il ne croyait pas que Ton pût appeler bà- Ion une canne d'un très-beau jonc.) Le marquis de Langheac , frère du premier, et croix de Saint-Louis, à cause de ses services de mer , se chargea de punir l'insolent. Il le rencontre en maison tierce, et dil qu'il le rompra de coups de canne. Dugazon, qui est trèsfort, très-leste et bonne lame, se lève, et le supplie avec politesse de vouloir bien lui donner son heure pour les aller recevoir. Le marquis, furieux, lui alongc un soufflet. Dugazon pare en valet de comédie, et riposte d'un tour de bras qui jette Tautre les quatre fers en l'air. Le marquis demande, comme Montauciel, si c'est un coup de poing ou un soufflet. Au sourire de l'assemblée, il met l'épée à la main j Dugazon se met en posture; on les sépare. Le lendemain vingt jeunes gens envoyèrent savoir des nouvelles de la chute du marquis, qui a mal pris la plaisanterie; ce qui était bien loyal. Ge n'est pas tout. Jour pour jour, le troisième Langheac recevait un soufflet au Havre. Un peintre était amoureux d'une jolie cafetière. Le Langheac en voulut tater, et trouva plus commode de lui défen-
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DU DONJON DE VIWCENKES. 2q3
âre d'y remettre les pieds, de quoi lé peintre ne tm£
compte. Un beau matin^ il voit arriver son héros^ avec deux autres mauvais sujets qui viennent l'insulter chez loi. Ce peintre est gentilhomme, et Bas^Breton, c'est^ à-dire brutal. Il prend ces trois messieurs parles épaules, et les jette dehors sans beaucoup d'égards. Deux heures après, des sbires arrivent, le saisissent et lé traînent en prison. Furieux, il écrit au gouverneur^ et est âargi. Le lendemain il va à la parade, y rencontre le Langheac^ et lai cBt : Vous êtes un }... £...^ accom-^ pagnant cela d'un grand soufflet: sur quoi l'autre, par la loi du mouvement, fait demi-tour a droite, et se sauve* Le peintre étonné reste là. On a beau crier au comte : i( Monsieur, pas si vite , vous laissez votre hon- » nedr derrière vous ; » un homme qui le connaît répond : fc Eh ! non : il Fa perdu au ventre de sa mère; » Ne trouves- tu pas que Ton pourrait intituler l'aventure <{be je viens de te conter : a Lè soufflet de famille, pièce n en deux actes.»
Mon amie, quand tu me parles de Dupont, je crois qtie tu me parles d'un mort, an moins pour moi. H est arrivé le 1 1 à Paris, et m'a fait l'honneur de m'en avi* ser par un billet de deux lignes. Depuis ce temps, il Ile m'a pas écrit un seul mot, et n'a pas approché de Vlncennes, quoiqu'il parût brûler d'impatience de voler à moi. Je lui renvoie aujourd'hui les lettres de moi que tu me £iis repasser, et je n'y joins pas une^eule sy^Uabe, parce que je trouve son procédé aussi trop plat. Il me parait trè^lair qu'il faut attendre, potu* voir un dénoàment à mes tristes afËaires, que celles de ma mère soient terminées d'une manière quelconque. Sois trèsassurée que ce commandeur de Boniface, que made-
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moiselle Diot a apparemment amqsé^ ne pourrait que me nuire. Il est ennemi ou de mon père ou des Caraman. Lequel des deux que ce soit, il ne me convient point de lui fournir des armes qui serviraient sa haine, et blesseraient à la fois mon honneur et mes intérêts. Patientons, ma fanfan, patientons j ma santé est à peu près remise : le cheval m'a fait le plus grand bien. Je le continuerai assidûment, car il me fait dormir un peu, et déblaie mes reins. Depuis deux jours que la neige et la pitié pour mes sentinelles m'ont empêché deprofiterde cette faveur précieuse, mes urines sont comme ci-devanl, et je ne dorspoint^ mais la fièvre est passée aussi, et très-réellement j'ai recouvré de la vigueur : j'en retrouverais davantage si je voulais me purger j mais je n'en ai ni le temps ni presque le courage. îfe crois pointcependantque jenéglige tous les remèdes j je prends tous les jours très-assidument des diurétiques, et je suis le régime que m'a prescrit le fameux Lorrj, que le bon ange a bien voulu faire consulter. Je te supplie donc, mon cher tout, de prendre confiance dans mes attentions pour moi-même, qu'après tout je regarde comme im autre toi . Je me soigne, je me soignerai , et tu ne me trouveras pas si décrépit que je n'aie encore des choses beaucoup plus agréables à te proposer, quand tu voudras me faire avaler des médecines. Eb, mon amie! comment voulais-tu que, près de Sophie, je pie méfiasse de ma sauté .'^ La trouvas-^u jamais chancelante.^
M. de Rougemont^ selon sa louable coutume, a un peu lanterné 3 mais mon auge, qui marche d'un pas modéré, mais sûr, et se hâte lentement, a trouvé moyen de le mettre à la raison, et je suis en pleine possession.
DU }^J0N w y^mifiNNES. oqS Tiens bon pour avoir les mémoires eu règle el signés iisk Aouajr.i.,^ cda est jahs oIn n i eT i r. n ëceasaî r e^ à noug étions obligés de recourir au tuteur. Hâte-toi d'écrire à M. Leuoir^ à M. Bouçher. et à mademoiselle Douay ce que je t'ai dit. Ton compte^ à toi^ est trèEndair^ et il est bon de montrer avec modération^ mais très-formellement^ à la mère^ que tu n'es pas sa dupe. Nous tâcherons de £ûre inoculer la petite avant qu'elle entre au couvent. Si cela ne se peut pas, plaçons-la toujours, et puis nous aviserons à cela^ qui ne sera jamais diiïipile^ l'argenjt à la main. A4i<Bu> <^àre el frès-dlère amiuitc: adieu, ma vie, mon bieo, mon espoir; hier, en donnant un baiser brûlant à ton pprijcait, je ûs,
4aiis 1^ chagrin de te r<Qir si r^mblante^ maïs si înanî-»-
méq au prix de ce que tu qô, jô âs^ dis*je^ couwe par
rmage des attraits de Tobjet qui m'enflamme^ Anx yeux de Tunivers justifiez mes feux; Mais ne lui peignez pas ses vertus et son âme : Pour sou/frir dçs rÎTauz je ^uis tro^ apioureux.
PiyieTm'en arec tes plus tendres «arésses.
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LETTRE GXVIL
A LA MÊH£.
94 (éviAer i^io»
Je reçois ta lettre du 3i^ mon aimable amie^ dans un iustaut où je croyais que le donjon de Vinceimes survivait au reste du monde^ et que toute la terre et ses habilans étaicjît eng^loutis. Depuis la danlère lettre, je n'ai reçu de nouvelles d'âme qui vive, et ce n'est qu'aujourd'hui que le bon ange^ avec son amitié ordinaire et ses douces expressions, m'envoie ton paquet, et y joint une lettre de Dupant et une de won. oncle. Dupont, qui dépuis le 1 1 de janvier ne m'avait pas donné signe de vie, m'écrit, en date du 7, que, depuis qu'il m'a écrit, il a été très-malheureiixi qu'il a passé trois semaines au chevet du lit de son principal ami (M. Turgot); qu'il Ta tenu à trois reprises, deiuc de trois heures chaque, et une de sept heures, dans SCS bras entre la vie et la mort ; qu'abalui de cha(}rin, exténué de £itigue, et néanmoins surchargé de travail, il a mis le peu de temps qu'il a eu à £siire ÙLce au plm pressé.
Mon cabinet était une chambre de malade ; qu'il jr a trois semaines qu'il a quitté mon hôtel, qu'il est au petit hôtel de La Rochefoucault, rue des Petits-Augustins; qu'il faut lui écrire là jusqu'à nouvel ordre (il a
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DU DONJON DE VINGËNKîES. 297
vouln dire atfis). « Si j'eusse vu quelque chose d'ulile
» à faire pour vous, ajoute-t-il, je l'eusse cependant » fdu Mais je n'ai pas trouvé la lettre à votre oncle n aussi mal que je Vapats craint (il est bien bon), et » il m'a paru que nous étions dans le cas de rester » eu panne pour quelque temps^ (C'est toujours là M sa conclusion;, parce que cela est plus commode.) » MandeZ'-ffîoi s'il y a quelque chose de nouveau. J'ai » reçu une lettre de la marjuise, et ne puis encore lui » répondre. (Tu t'en consoles^ je crois.) Mettez mon lifi » respect à ses pieds. (Cela te tiendra-t-il bien chaud ?) i » Votre frère a dû partir^ et je le crois parti jpour l'A- - » mérique sur Fescadre de M. de Guichen. Cela a été i » décidé et exécuté en un instant. (Ceci n'est pas mau- ) » vais; on ne le mariera pas de sitôt ^ mais, comme 11 je le mandé à Dupont , il n'y sera très-précisément n bon à rien, qu'à se tuer un peu plus vite avec les
» négresses qu'avec les p de France : et moi, j'y
» serais un intrépide soldat, et un utile ofiBcier.) Votre » père doit arriver demain (8 février }j je tâcherai de » prendre un moment pour i'allejr remercier du logén ment qu'il m'a prêté. (Qu'il est chaud, cet ami!) St >i j'apprends quelque chose, je vous le marquerai ; mais » jusqu'à ce que M. Turgot soit rétabli, je ne verrai » que très-peu votre famille, car je ne serai pas libi^e >i de sortir, et l'on ne viendra pas me chercher ici. I) Lorsqu'il se portera mieux, j'irai vous voir uiie lieuîrè » (tu vois combien cela me sera utile), et puis je ic~ M tournerai dans mon ermitage, où ma femme et mes n enfens m'appellent et ont besoiik de moi. « " Voilà le fruit des importantes réflexions de M. Dupoui depuis un mois. Cela m'a iait cependant retirer
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agS LETTRES ]^1CII{TPS
une lettre oji l\oiijj)ai§ iu^ j ett [e ftçrjg p
Mon' onde mVn écrit une où il déraisonna lôogiiç* inent une réfutation de ma dernière lettre ; jil g|^$|{£A^ que je prends lep» délire^ de mon imagination poiv^s lî^ philosophie il lu a^burc i^uc Fautorité m'a $am'é„. Quiel salut ! Une grande défense d'iceUe aujlQrité| jit de3 lois, où il y a de^i choses de bon sens que je m fort bien, que je n'ai point niées, et d'autres très-iaufises
qu'il serait trop loog et inutile de te copî^. Il cçmm au fond de tout; et cependant chicane tout ce qui; dan^ ma lettre, n'était que politique et philo^qpl^ipsj et qnand il arrive à ce qui m'est pqrement pewmii^); il |
dit qu'il ne répond pas à tous mes argumens, mais i
gUQ; le YQi^ir^ je lui montre que çmm mes torts que par leurs effets et non par la^ em^^i gi^'il ppurrait débattre tout ce que dans ma lettrçil
j^àm ^Quj? silence (je doute fotx qu'îl le pûiX ^ ¥^ près tout, mon père a de droit la première magisirar ture sur moVf que cette ip^igi^traturç iQSt |§ jrmniÀi^ toiiies et la plu« natur^ i que^ qu^nt^â mm hm^ffh |
j'appelle dei> iiijuies ce qui n'est et ne fut que le plus ' Ifpaple expo^ dp um ^rijs ef^yers ^ société ^fiS^^ \ Jffon mémoire a attaqué mon père et la riipulaiiea de
pia jfemme. Il e3t même singulier que je croie qu'elle
4pîv4; trouver m& lettres doupes^ uwdi§ .q|i'elto a'pat | que de la dureté^ Je ad^ le çfenl à domer que vom Vkir 33iQir.e a'oÂt fittaquf s^ f«piW*tiou, Ji impute iwfi phrase | ^ue je oe comprfiid^ pa» i « Vow» qualiieii^A^^^de » générosité je ne sais quel sentiment chez vous; «t » .vps avantages iri^rà-vis dea pirocédén que vous avez )i çqis arec topf le tnoQfij!^^ compris^ semnit Msf
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DU J)PJ«J0« DE Y^mEmES, 39g
P fm d9 cbose^ au 1x1019x1$ eo votre %€i|r« » f^tmàh ' tu cela? Je ne sab point encore ce qae je x^pondrai à '^'^^ 5a J^Ura i ôilfi e$t partout d'uA bon et honnête hommp '^P %]t ei]|l>arra0sé et affligé de son rôle» H n'y a qi|e la
^"i* post-scriptum qui me fasse de la peine, parce quil '^^^ peut pari^tre éi;rit en $uite d'instr actions resuei an Pignon.
]^ « Votre commerce de lettres avec mol ne doit pas » vous paraître as^es dpux pour chercher à |e cojiUnueri im D ^fiî ne fistiigaev pas vos yeux i m'écrire^ puisque je P' » ne puis rien, m La vérité l\n échappe flaçilgré lui. Pa^ •1'^ sons à ta lettre.
M Je pense comme toi, mon amie, qu'il fimt éviter^ ^■^ par tous les moyens pos&iljles, que notre pauvre fille 'M soit «0U3 la dépendance in^édiat^ de madame de Huffei, qui, è des contrariétés sans nombre pour toi, join^* ^ draît un^ éducatipA fort négligée, fort «mauvaise, ef. \^ twt appropriée à sfî§ ^m, qui» de 009 aveu^ 9ont de f £iire de ma fille une 8W?aiiie. Mais je croi^ que mon jii le hon ange npm a donné les meilleurs moyoïct»
1^ pCNssilales d'en yenir h nos fias^ et il ne &iu que siUtii yre avec persévérance jusqu'au succès la négociation
i Je suis loitt émerreillé de te voir pmdre arec tant
ii de patience ma confession relative à la Diot, car il fut 1^ un temps où étam jalouse du pa&sé ^ et> à la yéfité, i il IjS Mait bien pour que lu le fusiBes de qn^lqne dioee ;
li çar je t'aurais bien défiée de 1 èue du présent. C'est
i c^tte certaine Manette^ dont je t'ai lanit parlée élevée àjia t |«rocbette pmr mon père^ et fille de son valet de chamr^
î lue, qui me procura cette facile victoire; elle servit . I même en par tie d'autel an sacrifice, car nous nom xéu-
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Dîmes dans un galetas de peintre, et Manette aîmait tant Emilie, qu'au défaut de chaise, celle-ci s'asseyait sur les genoux de son amie. Je t'assure, ma tendre Sophie, que si tu avais la moindre idée de ce qu'était Saint-Gérard, tu verrais qu'il n'a jamais pu séduire qu'une trainée. J'ai beaucoup ouï parler de lui ici, parce que ses père et mère, banqueroutiers, ou à peu près, habitaient le château comme un asile. Il a donc été le théâtre des prouesses de Saint-Gérard, qui est capable et coupable de tout.' Le comte de Vallora est un escroc qui ne vit que du jeu et des catins qu'il dépouille. C'est une grande infamie qu'on laisse ainsi prostituer les titres; et le gouvernement cache bien mal la très-grande envie qu'il a d'avilir Ja noblesse au point de l'anéantir, ce qui esta peu près fait. Boniface, à ce que j'apprends par des informations ultérieures, est un gredin, quoique homme de qualité, qui n'a de crédit et de considération que chez les catins, qui sont sa plus belle commanderîe. Il est lié avec une aventurière, amie d'une certaine Rosten, fille d'un acteur de la Comédie italienne, et l'une des créatures de Paris les plus connues par ses intrigues et sa beauté. Or, cette Rosten, qui vit avec le public, héberge assez souvent le Louvois; et de là sans doute la connaissance de la Diot et de Boniface; mais tout cela n'est et ne peut être que train et tripot. Tu vois, ma tendre enfant, avec quelle circonspection une jeune femme honnête et sensible, et qui, comme toi, n'ayant point d'idée de la corruption de nos mœurs, s'est trouvée, par des malheurs bien Imprévus, jetée dans une sentine infecte, doit se méfier de toutes les connaissances qu'elle y a contractées. Tu es excusable sans doute de t'êue méprise, et ces sortes d'erreurs ne sont celles que des
ou DONJON DE VINGENNES. 3qÎ
bons coeurs. Mais c^est à moi de te montrer le piége^ et je gavais I>ieD^ ô mon auge^ toi dont le cœur .^t si pur et Time si noble ^ que tu n'avais besoin que d'être avertie. Romps lentement et sans éclat; maïs donne-toi de g;arde que cette créature puisse te citer pu me citer.
Comment ne connais-tu pas La Tap^nerette, qui a été souvent à Dijon ^ et sa mère^ madame Dubut^ qui y souvent.'* Cette mère est une étrange femme, et de plus une dévote. Je ne serais point étonné qu'elle fût intime amie de ta mère -, elle l'est d'Hocquart^, bie^u-père de son frère. Le jeune homme, qui^ par des circonstances, particulières, a été dans une haute faveur sous Louis XV, est plein d'esprit^ et m'a paru avoir de l'àme et de l'honneur. Il a des talens, et, de mon temps, toute la légèreté de son âge, qui était excessive , n'empêchait pas de voir qu'il pourrait devenir un homme de mérite. Il était singuli^ement esclave chez ses parens. Quand j'allais le chercher pour aller à l'Opéra, « Oui, me di- » sait-il, mais me réponds-tu que madaïqe ma doupe» ft ma chère mère ne me battra pas? n
Je crois, mon amie, que Ton pourrait engager les Valdhaon à accepter et &ire accepter à leur.père.on arbitrage , auquel tu trouv^ais de grands avantages, parce que des arbitres jugent les procédés, au lieu que les juges ne jugent que. les £aits et en vertu de là lou Tai un projet sur cela que je veux laisser mûrir, et dis-* cuter .avec le bon ange avant de te le proposer, mais qui pourrait changer la &ce de tes afiiaîres, peut-être même celle des miennes. Il ôterait un état à ta fille, mais un état odieux^ car dans la justice il . ne lui appartieut pas^^ et nous n'y tenons que pojur .t'assqrer
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3b2 LETTRES ÉCRITES
une ressource ; mais il assurerait irrévocablement ti tranquillité et ton indépendance. Je le parlerai de cela avec détails la prochaine fois. •
Tu as tort de croire que l'on te refuse le conseil de Chàbans ; cela n'est ni naturel ni juste, et il est bien plus simple de penser que ce retard vient de lui et de ses affaires : au reste, je ne le crois pas un excellent conseil, et il me paraît plus procureur qu'autre chose, Ce que je voudrais, ma chère enfant, c'est que le tuteur de ta fille tirât seulement en longueur. Feiit-êtrè le temps nous amènera-t-il des ressources. Toujours est-il que je veux chanfjer ton plan de guerre.
Je ne sais pas si je ne serai point accusé de liixe^ mais je sais que je me coûte i3y livres lo sous, et que je ne me le pardonne pas. Cependant que fallait -il faire? J'étais tout nu, et j'ai très- exactement porté tont l'hiver, comme le bon ange l'a vu de ses propres yeux^ des culottes de basin déchirées. Au reste, il va iiéiià venir peut-être quelques ressources pécuniaires. Le bon ange a, à peu près, vendu mes Contes, et si bien, que j'ai rabattu de son prix. Les Baisers de Jean Second vont s'imprimer aussi. Mon bon et actif ami me procure à faire une traduction de Boccace, qui me vaudra passablement d'argent; et comme je fais quelqilë cas de mon Tibulle, je le vendrai assez cher. A propos de ceci, je t'envoie, ma tendre enfant, les sujets d'estampes que je compose pour mettre à la tête de chaque livre de cet ouvrage. J'espère que tu en seras contente. Je t'envoie aussi les trois premières élégies, telles que je les ai corrigées ; et je te les enverrai successive ment ainsi toutes. Le papier de ton manuscrit est assez fort pour supporter le grattoir^ et la sandaraque, en
\mi ffy^ frottani, et y donnera asse^ de consistance pour
the renvoyer ton livre, je le ferais corriger par mon '^^^^ éfopistéy èt àlof ^ je tâcherais d'jr faite insérer aussi léà
éâdMo!i«eîeov^ecâ6nsde$ notes: décide.
Inni Ce <jue je ne t'envoie pas, c'est dii roman toiit-à-fail ^ foii que je &Si, et intitulé ma Com^èrsiôn. Lé premîéi/
akdêâ ié dàhné^ Une idée du sujet, êl l^apprcfiidrâ
en même temps quelle fidélité je te prépare. « Jusqu'Ici/ M )^ oQto^ àtàà, fui été un Tâurien ; f ai coùr u les beautés i ff » f ai fait le difficile : à présent, la rertii tentrfe dan^
)î mon cœur je ne veux plus. . . . que pour de l'argent^ ik je vaié in'affîcher étalon jttfé de^ fermes silr lé re- ,1* fertit, ét Jé'létfr apprendrai â jouer dit... à tânt par ^•i » mois. » Ta ne saurais croire combien ce cadre, qui k aéaéihbh tÎ^, amèâe dé {Mirttôiti^ et dé contrastes
pkAsâffs'; kmfèaflès so^ftes de femntéè, tôtid les éfats jr i-p. pas&eni tour à tour : l'idée en est folle, mais les détails Lk en sont charmans^ et je te le lirai quelque jour, ati ris-^ 3 que de me fetirc ârracher lés yem, Tkt déjà passé en i revue la financière, la prude, la dévote, la présidente, I Ët riégociànte, les ' fânunés de ^ûr, U vieillesse. J'eii
suis aux filles ; c'est une bonne charge, et un vrai livre
I DE MOKALE.
I Tu as très-bien £sdt de me débarrasser du Boni&ce /
} il ne convient pas plus à mes principes qu'à mes inté- ' rêts dattaquer personne par des voies souterraines. Lés Cartuinan né m'ont fait aucun mal^ si j'ai jamais quelque chose à démêler avec eux, ce sera par des voies légales ; et si une créature telle que la Oiot pouvait en obtenir quelque chose, elle débuterait par le paiement de ses dettes.
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3o4 LETTRES ÉCRITES
Mon tendre et cher amour! soigne la santé.... Ah! je t'en conjure, qu'elle ne nous manque pas au retour du bonheur ! Je puis te voir morte, parce que c'est le plus court des malheurs pour un homme qui aime comme ton Gabriel ; mais te voir souffrante serait pour moi le plus cruel, le plus intolérable des supplices. Ne fais pas un usage excessif des gouttes d'Hoffman, ô mon tout ! parce qu'elles pourraient agacer la poitrine; n'en prends que dans les agitations trop considérables; mais use habituellement et fréquemmentd'eim de fleur d'orange. Pour moi, je me porte fort bien; je ne dors guère, mais tu sais qu'il me faut, pour dormir, la jouissance, le bonheur ; et j'en suis si loin ! Le cheval a fort changé la qualité de mes urines; elles sont cependant encore assez troubles, et mes yeux assez soufTrans pour que mon oncle ne dût pas être si peu persuadé de mes maux . Pour toi, mon ange, rassuretoi, je t'en conjure, et crois que le coffre est encore excellent. ,
O mon amie ! c'est toi que la petite So2)hie sert bien, puisqu'elle m'inspire des vers qui m'attirent de si grandes caresses de toi î Oui, mon épouse ! oui, bonheur de Gabriel ! lu seras toujours ma Sophie. ... C'est bien dire mon tout; et les deux parties de ce tout se réuniront enfin.
Gabriel.
Tu auras incessamment copie du discours préliminaire, vraiment travaillé, que je mets à la tête de Tibulle. — Mon maudit copiste n'a pas relevé les élégies; que le diable l'emporte ! A la prochaine fois.
DV DONJON DE VINCENNES. 3o5