LETTRE CXXIV
A LA MÊME
ao juillet 1780.
Je recois la Ictiie du 6, ma chère et bien-aimée fan- £sin; avec celle de Dupont^ dont j'avais connaissauce; car il m'avait' averti qu'il i^iaffoquaU: Vest'son mot; dià cru sans doute qu'il s'agissait de m'exorciser. II est -vrai que^ fatigué de ses raisdniiemens biscornus^ de ses amphibologies^ qui me biessent d'autant plus que je les sais fondés sur des méfiances contre lesquelles mon eeeiir s'indigne^ et dont mo& esjprit a pilîé, de ces phra* ses légères, de quelques tournures qui semblaient préparatoires à de nouveaux délais^ je l'ai mené lestement dans deux ou trois lettres qui 'ottt proâtiit l'effet d'un coup d'éperoii;, et c'est ce que je voulais. Cependant, comme^ dans sadernière^ il m'a paru vraiment attmié;
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m novsùs m rmasinm. 353
et gae je l'aime^ je lui ai écât deux lettres coup sur coup^ pleines de laîsoii et de sendbilité^ qm ont dùlui montrer que je n'avais point d'humeur personnelle contre lui. Le inrai est queje lui ai présenté comme trèsprochains des projets extrêmes^ qui ne le sont points et auxquels j'espère tout de bon que je n'aurai que fiûre de recourir* H survient dans ce moment-ci un îj^ cident &yorabIe^ qui va fidre redresser la tête de Fami Dupont. M. Boucher me mande ce matin^ en voyant ta^lettre, qu'il vient de recevoir mie leMxe de madame de Mirabean pour moî^ de laquelle 3 parait être content. Cette lettre^ il l'a £sut pa^er sur-le-champ^ avec sa bonté ordinaire, à Dnpont, afin que nous ne peiv dissions anctin moment pour nous concerter sur ce qu'il jr a à faire dans cette conjoncturenouvelle.il me paraît^ sans avoir va cette lettre, qu'elle ne pdtU; qu'être ÊiycHrable: une réponse eL.tiircÉiv^ suppose des réflexions. , Ces réflexions, pi^ol^a^l^^t suggérées ou fo];uentées par mon cficle, ne peuvent être qu'à mon avantage. D'un autre côté, je sais que M. de Marignane est en marasme, et que sa fille elle-même ne seportepas bien. Tout cela peut avoir tourné se? iàé^ sur un point de vue fort avantageux à mes afiàires : enfin nous verrons. £n attendant, sois tranqi^e^ ma bonne amie ; je n'ai nulle envie de derc, et M. Boucher ne
me laisserait pas m'égarer l î^^est lui, quoique Dupont se dise mon seul ami, qui m'a montré le plus de véri* table prudence, laquelle n'a jamais èxdu l'activité. Je compte donc infiniment sur ses lumières et ses soins; et l'un de mes griefe contre Dupont est de me parler dansseslettres tpujt autrementqne dans laconversation, le tout parce que M. Boucher voit celles-là. Ce n'est