‹ Lettres a SophieChapitre 25 sur 31 · A MON PÈRE · texte numérisé non relu

A MON PÈRE

, MO£( PËKE.

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Quand vous recevrez cette leiuc je ne serai plus. Celui ; ^ qui juge les justices m'aura absous ou condamné. Mais^:. avantdeparsdtredevantspn trîbunal^^s'ile^vraiqu'niiet.

4o4 UTTEES éCRim*

£aible créâture en subisse rarrêt^ je sens le devoir et k besoin de vous demander le pardon de mes frates; a

c'est du plus profond de mon cœur que je regrette amèrement les chagrins qu'elles vous ont donnés. Eikez deyotreméim>ireoestropnoiiibrenses erreurs d'nnejeanesse d on tj' espère avoir expié une grande partie par tant d'années d'une continuelle infortune^ et de la fim terrible des captiyitéi. Hais daignez croire que les li* gueurs dont j'ai cru avoir à me plaindre n'ont jamais chassé de mon cœur les sentimens de tendresse et de respect que je vous dois, quelle qu'ait été l'expresaonr de mon ressentiment. Oui^ mon père^ quoique conyaincu que vous avez outre-passé envers moitiés droiisi qu'un homme quelconque peut avoir sur un autre homme>, et que les principes d'ordre et ddijustice sut lesquels sont fondélSHés^lm, font un àmtê^é fùp^^f | primé de les enaplojer contre l'oppressei^i;; je ^ous j jnre^ mon père^ que je n'ai jamais pensé, comme vous « Pavez publié, ni à plaider contre vous, ni à me rendre partie dans le procès de ma mère. La franchise avec laquelle j'ose vous dire ma pensée dans un moment on je n'ai plus besoin de personne au monde, mais scn- i lement de la satisfaction de ma conscience, doit Toy^ convaincre de la vérité de mes protestations.

Je suis loin de vouloir récriminer, ô mon père î contre qui que ce soit : je vous écris au contraire avec la | conscience d'un coupable qui s'accuse, et demande grâce à son juge. Ne me la refusez donc pas au foud ^ de votre cœnr^ et s'il y rentre un sentiment de pitié pour moi, daignez penser que je laisse au monde un en£sint infortuné^ qui n'est pas coupable de mes fautes, | qui porte votre sang dans ses vânes^ et qui n'a, je l

ou DONJON DE VINC£NN£$.

CTciSf d'autres secours que ceux de votre coiiuni8éra<*

tion. Hélas ! j'ai causé la perte de la mère ! faudratril encore avoir à me reprocher la misère de la fille^ à qui le malheur de sa naissance coûtera tant^ quelque chose qu'on fasse pour elle? O mon père! je n'ai plus de fils ; ne laisseres-vous pas tomber un regard sur le faible rejeton qui reste de moi sur la terre? J'en ose concevoir Tespoir^ et il adoucit mes regreu et mes craintes. ;

Piiîssiez-vous, mon père, n'éprouver plus d'autres chagrins que ceux que je vous ai causés^ et dont^ grâce au cid, je ne pourrai désormais augmentar la mesure ! Puissent les deux auteurs de mes jours se réconcilier et ne se reprocher jamais l'un à l'autre ma perte I Puissent mon frère et mes soeurs eflhcer par leur bonne conduite et leurs succès jusqu'à la trace des peines dont j'ai été la cause ou l'objet ! . . .

Ce sont les vœux axdens de votre fils.

HONO RÉ-GaBRIEL-R IQUETY ,

Comte de MUIABEAU fils.

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