‹ Lettres adressées à Jean et Guy de Daillon, comtes du Lude, gouverneurs de Poitou de 1543 à 1557 et de 1557 à 1585Chapitre 154 sur 173 · M. de la Frézelière était gouverneur de Niort · texte numérisé non relu

M. de la Frézelière était gouverneur de Niort

occasion de se douloir d'estre trop grevés, me faisant sçavoir ce qu'en aurës ordonné ; priant Dieu , Monsieur le conte, vous avoir en sa sainte garde.

De Chalons , le 26® jour de novembre 1573. Signé : Charles. Et plus bas : de Neufville, avec paraphe.

Au dos est écrit : A Monsieur le conte du Ludde, etc....

256. — 1" décembre 1573. — Lettre de Louis de Bourbon, duc de Montpensier, à M. du Lude.

Mon cousin, ayant esté adverty que, à Toccasion de certaine intelligence qui se praticquoit par aucuns des principaulx de la ville de Poictiers, il se y es toit rendu un grand nombre de gentilz hommes et mesmes de ceulx qui ont cydevant eu charge aux trouppes de la nouvelle opinion * et que desjà plusieurs gens de bien catholiques en estoient entrés en soupson et défiance, veoiant que quelques ungs d'autres princes et sans aucun besoing qu'il en fust pouf le service du roy nionseigneur entreprenoient de faire guet et garde de jour aux portes et les patrouilles de nuit, j*aurois, suivant la prière qui me fut faite de la part des dits catholiques, bien volontiers esté un jour jusques en la dite ville,, tant pour veoir en passant mon petit fils et ma belle fille à Mirebeau ^ et aussy ma fille de Sainte Croye ^ au dit Poictiers, que afhn de cognoistre ce qui estoit du dit raport

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-QCifLèy t^gifetres delà ville de Poitiers signalent l'existence de coure;ur,S!9-u|p,i;r cl^e,.la vaille au mois de novembre, et mentionnent un ordre 'du conseil' pour garder les portes; mais ils ne font aucune allusdiOn à la teii*ative;»iaaoni1|éeidans cette lettre, par le duc de Montpensier (reg. 41, séance du 2 npvçmbre 1573). C'était une machination

2i Fran&ois dp. Rmirhnn, fils dp. T.nnis de Bourbon-Montpensier, et époux de Renée d'Anjou de la branche de Mézières, était baron de

p. 102. La baronniede Mirebeau, par M. de rouchier.) 3. Jeanne de Boup?^|i,^ti«^^,/i^i^atet^lïEiiKt^>?»UieJi^s.

et sçavoir à quelle intention se faisoient telles praticques et assemblées ; non toutesfois pour rien entreprendre sur votre auctorité et pouvoir, car dès lors que le dit rapport me fut fait je deis qu'il estoit besoing d'avoir recours à vous et de vous mander le tout, ce qu'on m'asseura avoir fait. Estant arrivé en la ditte ville qui fut vendredi dernier au soir où je trouvay que la dite assemblée de gentilz hommes s'estoit rompue et départye, et ayant mandé tant les officiers que maire et échevins et à iceulx remonstré en général ce que j'en avois sceu et la conséquence à quoy cela pouvoit tirer, et d'ailleurs parlé à aucuns des principaulx en particulier, ils m'auroient bien confessé les dites assemblées , guets et patrouilles , mais chacun s'en seroit excusé et peu aussy peu sçavoir d'eulx ça et autres pourquoy elles s'estoient faictes ; bien feuz-je requis par eux de pourvoir à ce qu'elles n'eussent plus lieu par cy après et aussy de mettre quelque bon ordre en la dite ville par le moyen duquel ils puissent y vivre et demeurer ensemble en repos et seureté et sans aucun supson et deffîance les uns des autres. Et , parce qu'il m'auroit semblé que pour ce faire le meilleur et plus expédient estoit d'asseurer le chasteau à la dévotion de la dite ville, je me y serois le samedy transporté, accompagné du lieutenant général*, du maire ^ et de quelques échevins, et n'y ayant trouvé le sieur de la Mesnardière auquel vous en avez commis la charge , ne celluy qui y commande en son absence, mais seullement deux ou trois serviteurs d'assez mauvaise apparence, j'^urois ordonné qu'avec le dit sieur de la Mesnardière et trois de ses domestiques, deux des dits échevins et six bourgeois de la dite ville, catholiques, tels que le dit maire et eulx adviseroient de choisir et eslire , feront chacun jour

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