François de Balzac d'Entragues, gouverneur d'Orléans
3. Lusignan était au pouvoir des protestants depuis le 24 février 1574, et l'on songeait à reprendre cette place importante.
vous m'escrivés, je suis conlraiiict prendre patience, attendans que les compaignyes qui me viennent de Normandye, ensemble Tartillerye, munitions et ehevaulx soient arrivés icy. J'ay bien sceu qu'ils sont desjà passé Laval et que la royne les haste le plus qu'elle peult, qui me faict croire que bientost nous aurons le tout icy. Je suis bien marry que vous n'estes en meilleur estât de vostre santé * pour nous y pouvoir ayder ; pour le moins vous me feriez ung grand secours s'il vous plaisoit persuader à Moryn de lever promptement et m'amener en ce lieu jusques à cent ehevaulx de traict avecques quelques charettes pour nous en ayder à traynner nostre artillerye et munitions et je ne failleray de le faire si bien contenter et payer qu'il aura très juste occasion de se contenter. Je désirerois aussi que Barberye * voullust faire quelque marché avecques moy pour les vivres de ceste armée, en quoy, s'il se vouUoyt monstrer raisonnable et affectionné au Roy monseigneur, outre qu'il n'y perdroit riens, j'employeroys mes moiens et puissance pour luy faire recevoir ce qui luy est deub de ses précédentes entreprinses. Et me tenant certain que vous y ferés tout le myeulx que vous pourrés, je me veoys recommander à vostre bonne grâce et supplier Nostre Seigneur vous donner, mon cousin, l'accomplissement de vos désirs.
De Chinon, le 1 0^ jour de juillet j 574. Voustre plus affectionné cousin et amy. Signé ; Loys de Bourbon.
Au dos est écrit : A mon cousin, Monsieur le conte du Ludde, etc..
286. — 10 juillet 1574. — Lettre du duc de Montpensier à M. du
Lude.
Mon cousin, ayant présentement et non plustost receu
1. M. du Lude était, en effet, malade à Raimbault, ainsi c^ue nous l'apprend Le Riche, le 5 juillet. {Journal de le Riche, p. 183.)
2. Amaury Bourguignon, sieur de la Barberie, surintendant des vivres de France, maire de Niort en 1565 et en 1584.