‹ Lettres adressées à Jean et Guy de Daillon, comtes du Lude, gouverneurs de Poitou de 1543 à 1557 et de 1557 à 1585Chapitre 6 sur 173 · Idem · texte numérisé non relu

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ravant, on aurait moins de regrets à exprimer. Ce qui démontre que dom Housseau en a négligé une portion inconnue, c'est que plusieurs originaux existent au British Muséum et dans des collections particulières, et ne figurent pas dans le recueil des copies. En revanche, quelques lettres du Bî'itish Muséum se retrouvent dans les volumes de dom Housseau. Quoi qu'il en soit, les copies du savant Bénédictin sont extrêmement précieuses, et il ( st évident qu'il aura bien eu le soin de reproduire toutes les lettres importantes.

11 était indispensable de tirer de l'oubli ces précieux documents historiques, et le devoir de les publier s'imposait tout naturellement à la Société des Archives du Poitou. M. de la FonteneUe de Vaudoré, qui les connaissait, avait songé jadis à les mettre au jour * . M. Benjamin Fillon avait utilisé quelques lettres pour son histoire de Fontenay-le-Comte. Tout récemment, M. le comte de Talhouet, possesseur du château du Lude, avait entrepris l'exécution de magnifiques copies de toute cette correspondance, dans le but de reconstituer les anciennes archives de son château. Le travail était déjà à moitié fait, sous la direction dusavant M. de Boislisle, lorsque la Société des Archives du Poitouen décida l'impression. C'était le seul moyen de conserver à jamais et de mettre à la portée de tous les travailleurs, des documents d'une valeur incontestable. M. de Talhouet le comprit sans peine. Grâce à l'obligeant intermédiaire de M. de Boislisle, il remit généreusement à la Société les copies terminées, dans le but de faciliter sa tâche. Que ces Messieurs veuillent bien recevoir le témoignage public de notre gratitude.

Les lettres adressées à MM. du Lude, nous l'avons dit, n'ont pas été toutes copiées par dom Housseau. Celles qu'il nous a conservées et que nous publions dans cette collection poitevine, y compris quelques-unes, fort peu, provenant du British Muséum et de la collection Morrison, s'élèvent au nombre de 424. Jean de Daillon étant demeuré en charge beaucoup moins longtemps que son fils, et d'ailleurs la période qu'il traversa ayant été très calme en Poitou, les lettres administratives qu'il reçut sont bien

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