‹ Lettres adressées à Jean et Guy de Daillon, comtes du Lude, gouverneurs de Poitou de 1543 à 1557 et de 1557 à 1585Chapitre 73 sur 173 · ROBERTET · texte numérisé non relu

ROBERTET

Etat de ce que monte le paiement pour un moys de cent

harquebuziers à cheval estant sous la charge de

et premièrement. . . . ausdit cent harquebusiers , la somme de 1 400 livres quiest à raison de 1 4 £ pour chacun des dis harquebusiers.

Au capitaine, la somme de 1 00 £ tournois ; à son lieutenant, 50 £ ; à un commissaire et controUeur qui en feront la monstre, 70 £. Total ; 1620£.

Fait au conseil privé du roy, le xx® jour d'octobre 1 563. Signé : Charles. Et plus bas : Robertet.

Pris sur un copie de l'âge de l'original.

112. — 15 décembre 1563. — Lettre de Catherine de Médicis à M. du Lude.

Monsieur le conte, pour ce que le roy monsieur mon filz et moy avons entendu plusieurs plain êtes des insolences et ports d'armes que faict au pais de Poictou et es environs ung nommé Charles Mauléon, jusques à s'estre emparé de la maison et seigneurie de Massougnes * appar-

1. Massogne, dit aussi la tour de Massogne, était un fief relevant de la baronnie de Mirebeau. Il appartenait aux de Montléon depuis le

tenant à Pierre Auberl * et ieelluy mis dehors la tenant encores pour le jourd'liuy par force. Je vous ay bien voulu escripre la présente et prier d'y tenir la main, de sorte que le roy mondit s*" et fiiz et justice soient obéys. Et pour cest effect, envoyés en ladicte maison et seigneurie de Massougnes, affin de sçavoir dudit Mauléon les causes qui Font meu de s'emparer par force d'icelle maison. Le faisant, en sorte que, s'il y prétend quelque droict, de s'y pourvoir par la voye de justice qui est ouverte à ung chacun et non par les dits ports d'armes. Autrement que l'on en fera faire telle punition qu'elle sera exemplaire à tous autour. Priant Dieu, Monsieur le conte, qu'il vous aict en sa saincte garde. Escript à Paris le xv^ jour de décembre 1 563.

Catherine .

FiZES.

A Monsieur le conte du Lude, etc. ^.

113. — 9 janvier 1564. — Lettre de Henri, roi de Navarre, à M. du Lude.

Mon cousin, ayant entendu l'affection et bonne volonté que les manans et habitans de la ville de Poictiers qui sont de la religion réformée ont de vivre en paix avecque les autres et avoir aux faulxbourgs d'icelle exercice de ladite religion, suivant l'édict du roy monseigneur pour la pacifTication des troubles et la déclaration et interprétation

xiv« siècle, et un Antoine de Montléon le possédait encore en 1534. Une autre branche des Montléon possédait àlamême époque, en 1534, la tour d'Abain relevant de Massognes. (La baronnie de Mirebeau, par M. de Fouchier, dans les Mém. des antiq. de l'Ouest, 2® série, t. I, p. 205.)

1. Pierre Aubert était, en effet, seig. de Massognes en 1563. (Dict. des familles de l'ancien Poitou, t. L) Comme les de Montléon possédaient cette terre en 1534, il faut croire que Charles de Montléon élevait des prétentions plus ou moins justifiées à sa propriété qui le portèrent à l'acte violent dont il est ici question.

2. Collection de M. Alfred Morrison. Copie faite sur l'original par M. Thibaudeau, de Londres.

d'icelluy, ensemble les leelres patentes qu'ils ont obtenues dudit seigneur à vous addresentes, je vous ay bien voullu escripre la présente en leur faveur et vous prier bien fort par icelle que, suivant ledict édict et lettres dessus dites, vous ne faeiez aulcune difficulté de les accommoder d'ung lieu dedans lesdits fauxbourgs, tel que adviserez et verrez estre propre pour le souUaigement et bien de tous ceulx de ladite religion réformée qui sont demeurans en ladite ville, et leur faire en cella et toute aultre chose, congnoistre par effect combien leur aura servy en vostre endroict la prière que je vous en fais encores un bon coup pour eulx, qui le recongnoistra en tout ce que me voulderez emploier d'aussi bon cueur que je prie Dieu, mon cousin, vous avoir en sa très-saincte et digne garde.

De Paris, le ix^ janvier 1563 (1564). Vostre bon cousin et amy. Signé : Henry.

Et la suscription est : A mon cousin Monsieur le conte du Lude, chevalier de l'ordre du Roy, gouverneur et lieutenant de Sa Majesté en mon absence en sa comté de Poictou.

114. — 16 janvier 1564. — Lettre de Catherine de Médicis à M. du Lude.

Monsieur du Ludde, vous verres par la lettre que le roy monsieur fils vous escript , comme il a fait ceste grâce aux principaulx chefs de maison de sa ville de Paris de leur rendre les armes pour la garde de leurs maisons, sans toutes foys qu'ils puissent avoyr harquebustes ny pistoUets ; et pour ce qu'il seroit à craindre que ceste couUeur conviast ou les catholicques des autres villes à en vouUoir demander aultant, ou ceulx de la nouvelle religion à prétendre avoyr occasion de s'armer, puisqu'on rend les armes à ceulx de Paris; à ceste cause, je vous prye y avoyr l'œil ouvert et faire plus exactement que jamais observer l'ordonnance de la majorité du roy, mon dit sieur et fils, par

laquelle il est enjoint de désarmer tout le monde, car nous ne voulons plus d*armes et fault par nécessité que tous obéissent à ladite ordonnance et quelles choses demeurent en l'obéissance, repos et tranquilité telle que nous cherchons d'establir par tout, n'ayant voullu faillir de vous donner ce petit advis, affin que vous sçachiez que c'est et qu'il ne vous fault entendre une chose pour l'autre, priant Dieu, Monsieur duLudde, vous avoir en sa sainte et digne garde.

De Paris, le 16^ jour de janvier 1563 (1564). Signé: Caterine. Et plus bas : Robertet, avec paraphe.

Au dos est escrit: A Monsieur du Ludde, etc..

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